« Transparent » est un jeu de mot en anglais (mais ça marche en français aussi) entre les mots « Trans » et « Parent » évidement associés dans le titre de la série… mais aussi cela veut dire invisible ou translucide, on voit « à travers » et aussi quelque chose de très clair et évident. C’est parfait comme titre pour cette histoire de famille et avant tout d’amour où la transparence/l’honnêteté du personnage principal, le père, est à la fois décapante et touchante.

01-jeffrey-tambor-judith-light-transparentL’action se situe en Californie, dans une famille avec deux parents divorcés et trois enfants (2 filles et un garçon), la vingtaine et trentaine. Une famille plutôt aisée avec des rapports très directs et francs. On se dit tout à tout moment. On rigole, on se dit des choses dures, sans complexe, avec amour. On comprend vite que les parents se sont séparés il y a des années et que les rapports sont cordiaux. On apprend aussi très vite que le père de famille a toujours su au fond de lui qu’il était une femme et il fait son « coming out » au début de l’histoire.

Il existe de nombreuses séries télé qui abordent des questions trans : Orange Is the New Black (dont l’une des prisonnières est transgenre), Becoming Us (dont le héros de 17 ans vit la transition de son père), I Am Cait (docusérie qui suit les conséquences quotidiennes de la transition de Caitlyn Jenner), This Is Me (inédit en France, un documentaire Amazon Prime « de la communauté trans sur la communauté trans »), ou Transcendent (qui suit cinq femmes artistes trans).

La 2ème saison est un peu moins efficace au début et on se perd un peu dans des situations de plus en plus loufoques, mais on retombe sur nos pieds vers la fin avec des surprises que je vous laisse découvrir. Vu le succès de la série aux États-Unis, la série a été renouvelée pour deux saisons supplémentaires, et la troisième vient de débuter le 23 septembre !

Jeffrey Tambor joue le rôle du père (Morton Pfefferman). Il est époustouflant dans le rôle d’un soixantenaire évidemment marqué par sa vie d’homme qui ose finalement vivre sa vraie vie en femme. La réalisatrice de la série Jill Solloway est connue pour son engagement dans les causes féministes et s’est inspirée de sa propre vie pour la série… son père est lui-même trans. Les enfants de la série, au départ choqués par la nouvelle, adhèrent très vite et acceptent cette transition en cours chez leur père… qu’ils appellent affectueusement « mopa » ; contraction de « mom » (maman) et « papa » (papa). L’histoire se déroule à partir d’ici. Une première saison de dix épisodes qui sont parmi les épisodes TV à la fois les plus émouvants et les plus comiques que j’ai jamais vus.

Entre temps, la série est disponible sur la télé d’Orange (OCS) en anglais sous-titré français. Bande-annonce à ne pas rater !