Un involontaire trio de femmes en prison.
Suzanne, la forte récidiviste des carnets de chèques vides, qui doit s’affirmer. Ici, cette prolote fabrique des cadres en coquillages. Elle est, non, fût… mariée et mère. Blandine arrive, mademoiselle de Neuville, bourgeoise, intello. Cette criminelle attend la suite de loa procédure. Partage des lieux houleux, tensions renforcées par Suzanne (eh oui!), la surveillance à l’air de gouine, ambivalente « chef » qui semble, tout en la bousculant, amoureuse de Suzanne.

On peut imaginer la violence des rapports et des discussions surtout quand on apprend que Blandine est là pour avoir tué son père-mari qui la violait depuis ses 8 ans.
Mais, de fait, loin d’un huis-clos étouffant plus où moins attendu, des éclats de rire, une brise légère ressentie dès qu’elles rêvent de la mer se ressent… Et puis les deux lits se rapprochent et, tout simplement, elles s’aiment et découvrent l’amour… jusqu’à la séparation finale car les qui s’aiment en prison…
Agréable, donc, léger du texte de Joëlle Fossier à la mise en scène de Anne Bouvier et aux jeux subtiles de Bérengère Dautun, Sylvia Roux et Florence Muller.

Compartiment fumeusesPrésentée au Studio Hébertot dans le cadre du Cycle les Amours singulières, en écho à Xavier Dolan.

Jusqu’au 9 avril 2017, le dimanche à 19h30

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Martine Laroche

Beuh ! importance ?
Lesbienne âgée de toujours et militante depuis 68 !