Un pitch décapant pour une fiction plus que réussie !

Le jeune étudiant oscille entre dépréciation, estime de lui en berne et auto humiliations en série. Mais si le roseau plie, il ne rompt pas.

Solitaire, exctatique, dépressif… notre anti-héros ère dans sa petite ville de province, collectionne quelques relations peu satisfaisantes et aime beaucoup le vin … Il ne parvient pas à démarrer sa thèse.

Il rencontre un étudiant en droit qui consacre lui aussi sa thèse à Styles avec bien-sur un angle d’analyse très distinct, et s’amourache de ce dernier.

Le milieu universitaire de la recherche est représenté de manière très caricaturale, dans ce qu’il a de fermé, d’élitiste et de compétitif, mais c’est bien sur le cadre de toutes les confusions.

Le fanatisme pour un boys band confronté à cet univers si exigeant pourrait être totalement antinomique ; il n’en est pourtant rien car le ridicule est la norme ici…

L’auteur maîtrise totalement son sujet et utilise à dessein un vocabulaire savant et incompréhensible pour le pauvre béotien qui aura recours à son petit Larousse (s’il est toujours d’actualité) pour découvrir le sens de ces mots étranges.

Mais pour le comique de situation et l’absurde des rebondissements, nous ferons confiance à notre esprit aiguisé… et saluerons le talent du jeune écrivain !

Styles,
de Côme Martin-Karl
JCLattès