Temps de lecture : 1 minutes

Un pitch décapant pour une fiction plus que réussie !

Le jeune étudiant oscille entre dépréciation, estime de lui en berne et auto humiliations en série. Mais si le roseau plie, il ne rompt pas.

Solitaire, exctatique, dépressif… notre anti-héros ère dans sa petite ville de province, collectionne quelques relations peu satisfaisantes et aime beaucoup le vin … Il ne parvient pas à démarrer sa thèse.

Il rencontre un étudiant en droit qui consacre lui aussi sa thèse à Styles avec bien-sur un angle d’analyse très distinct, et s’amourache de ce dernier.

Le milieu universitaire de la recherche est représenté de manière très caricaturale, dans ce qu’il a de fermé, d’élitiste et de compétitif, mais c’est bien sur le cadre de toutes les confusions.

Le fanatisme pour un boys band confronté à cet univers si exigeant pourrait être totalement antinomique ; il n’en est pourtant rien car le ridicule est la norme ici…

L’auteur maîtrise totalement son sujet et utilise à dessein un vocabulaire savant et incompréhensible pour le pauvre béotien qui aura recours à son petit Larousse (s’il est toujours d’actualité) pour découvrir le sens de ces mots étranges.

Mais pour le comique de situation et l’absurde des rebondissements, nous ferons confiance à notre esprit aiguisé… et saluerons le talent du jeune écrivain !

Styles,
de Côme Martin-Karl
JCLattès

PARTAGER
Hugues Demeusy
Grenoblois d'origine, je viens à Paris pour vivre ma vie et apprendre la publicité. Je travaillerai dans la communication jusqu'à ce que ma vie soit bouleversée par le sida en 94. Depuis, je m'adonne avec frénésie à mes passions : la littérature, le cinéma, l'écriture, la mer.... J'ai découvert le Centre LGBT rue Keller en 2001 !

Poster un commentaire

Soyez le-la premier-e à commenter !

Notifiez-moi des
avatar
wpDiscuz