Si vous avez écouté France Inter ce matin, peut-être avez-vous vous aussi été touché par l’histoire de Moussa, ce jeune gay guinéen dont l’histoire est bouleversante : artiste acrobate de 28 ans, demandeur d’asile, il aurait dû être renvoyé dans son pays d’origine, jeudi 3 mai au matin, depuis l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (Rhône). Un pays où, en raison de son orientation sexuelle, le jeune homme risque « une peine d’emprisonnement de six mois à trois ans », selon l’article 274 du Code pénal guinéen. Mais sans doute risque-t-il beaucoup plus.

En France depuis 2016, il est sous le coup d’une demande d’expulsion des autorités françaises. Elles ne croient pas qu’il soit homosexuel car « il avait une compagne en Guinée »… pourtant, lui a dit avoir vu son ancien compagnon brûler devant ses yeux, du fait de son homosexualité.

Plusieurs associations dont Aides, ou des personnalités comme la Maire de Paris, lui ont apporté leur soutien. L’association demande « Notre pays est-il devenu fou ? Où sont les droits de l’Homme ? Où est la tradition d’hospitalité ? Où est la solidarité ? »

Et sur les réseaux sociaux, de nombreuses associations appellaient jeudi à venir manifester à l’aéroport de Lyon afin d' »empêcher l’embarquement de Moussa ». Contactée par franceinfo, une militante du collectif féministe, queer et antiraciste Des Raciné·e·s indique que « plusieurs dizaines de militants » étaient réunis en milieu d’après-midi devant le terminal A-1 de l’aéroport. Munis de pancartes « Moussa expulsé, Moussa assassiné » ou « Sauvez Moussa », ils ont tenté de sensibiliser les passagers qui étaient présents au cas du Guinéen.

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