Aujourd’hui Marc Martin est fier d’apporter sa collaboration à l’exposition berlinoise l’érotisme des choses, organisée au Musée Der Dinge, visible jusqu’au 27 août. Construite autour de l’oeuvre de Magnus Hirschfeld, le premier grand sociologue qui se passionna et travailla sur l’érotisme.

L’exposition nous intéresse au premier plan pour la présence très remarquée de l’installation de Marc Martin, qui a reconstitué un vestiaire avec sa fantasmagorie… jusqu’à ses odeurs…

Entre poésie et pornographie, son installation est un parcours artistique entre les objets qui évoquent l’érotisme latent d’un vestiaire masculin. L’accumulation de baskets usagées de différentes tailles, couleurs et matériaux, avec différentes senteurs et origines, de différentes époques, illustre le fétichisme de l’objet dans toute sa diversité.

Marc Martin nous en parle :

« Le vestiaire collectif, lieu de passage intensif, sexué, malodorant, rudimentaire, symbolise pour moi la passerelle entre deux univers qui se chevauchent en permanence : l’instant d’avant ou l’instant d’après. Cet endroit concrétise dans mon imaginaire la clef d’un passage secret. Il offre à mon approche une multitude de possibles fantasmés ; de situations furtives, donc précieuses à capturer. Comme une balade en fraude dans un monde aux frontières floues, extrêmement érotique à mon goût.
Homme à la tâche, a priori, n’est pas en posture de séduction. Sa mission n’est pas de séduire mais bien d’accomplir ! Pourtant, dans son bleu de travail, l’ouvrier symbolise l’homme actif dans toute sa splendeur. La sueur à l’ouvrage, la main à la pâte, sont autant de pulsions suscitées à ses dépens. Ordinaire et banal dans sa nudité, le corps de l’homme au travail, exulte d’accessoires, d’outils, de motifs récurrents, sublimant ainsi la grisaille du quotidien. »

Infos sur l’expo : http://www.museumderdinge.org/exhibitions/eroticism-things-collections-history-sexuality

Pour tout savoir sur l’artiste Marc Martin :
http://www.marcmartin.paris/