Que s’est-il passé dans la tête de Sarah Baruck pour décider de planter l’intrigue de son deuxième roman dans le service de Médecine Interne de l’Hôpital Saint Louis, en 1982, où le docteur Valensi va prendre en charge un malade atteint d’une pathologie encore inconnue.

Hôpital Saint-Louis 1982

Tout commence donc par un cas incompréhensible et très inquiétant, un patient atteint de . symptômes incohérents et d’une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l’hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner ce patient mis à l’écart par le Chef du Service… N’écoutant que son éthique professionnelle et humaine, Valensi va soigner clandestinement cet homme qui se révélera être le premier patient atteint du LAV, le premier nom donné au VIH.

Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d’une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre. En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur lui, il va se battre pour sauver cet homme et faire éclater la vérité : si ce patient était le cas zéro de la  terrible épidémie qui fait rage aux Etats-Unis et que l’on appelle « le cancer homosexuel » ?

Tout mais pas le sida…

Toute ressemblance avec une épidémie ayant existé (et toujours d’actualité)… est non fortuite, car c’est d’une fiction dont il s’agit ici., mais ancrée dans un réel pas si lointain. Le malaise que l’on ressent provient certainement de l’étrange idée de recréer l’origine d’une tragédie médicale, sociale et humaine que beaucoup d’entre nous ont connu de très près, pour en faire le sujet d’un thriller, certes haletant et bien ficelé, mais dont le principe est douteux.

Si l’intrigue est palpitante, si le contexte historique et scientifique est crédible et documenté, si les personnages sont indéniablement singuliers, attachants, pas caricaturaux pour un sous, on aurait aimé que la romancière « invente » une épidémie, ou fasse resurgir la peste ou le choléra, ou un autre virus hautement mortel, tout sauf le sida !


Le cas Zéro
Sarah Barukh
Albin-Michel