Chroniques

Avoir beaucoup de choses à dire, sur tout plein de choses... apporter un nouvel éclairage sur le monde.

Je comprends pas, je trouve personne !

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1981 : la grande marche des homos, ancêtre de la gay pride

Avant même l’élection de François Mitterrand à l’Elysée, l’année 1981 est marquée par le premier défilé d’envergure, l’ancêtre des Gay Prides qui seront organisées par la suite. Le samedi 4 avril se tient à Paris la « Marche Nationale pour les Droits des Homosexuels et des Lesbiennes ». Cet événement est organisé par le CUARH, né en juillet 79, durant la première Université d’Eté Homosexuelle de Marseille. Alors que la gauche a enfin la possibilité d’arriver au pouvoir, la coordination a décidé de s’affirmer comme une force avec laquelle les politiques devront désormais compter. Une candidature homosexuelle a d’abord été envisagée, mais il se serait agi d’une simple opération médiatique, qui n’aurait pas obtenu les 500 parrainages requis. Le CUARH a donc finalement opté pour une démonstration publique, en appui à une lettre ouverte à tous les candidats et candidates. Les revendications sont claires : l’abrogation de l’article 331 aliéna 3 du Code Pénal ; l’extension à l’orientation sexuelle des lois contre le racisme ; la dissolution du groupe de...

Conférence Ilga Europe de Varsovie : des initiatives porteuses d’espoir

Des initiatives porteuses d’espoir dans une Pologne peu favorable aux droits LGBTQI Lors de la soirée d’inauguration, Adam Bodnar, qui a les fonctions de ‘Défenseur des droits’ en Pologne, détaillait et déplorait les discriminations touchant les LGBTQI en Pologne. Il dénonçait également avec force les récents projets de modifications de la constitution visant à soumettre le pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif, tout comme les projets de loi limitant les droits des femmes notamment en matière d’avortement. A Chaber, de l’association KPH (Campagne Contre l’Homophobie), principale association LGBTQI polonaise, indiquait le lendemain en séance d’ouverture que la politique très conservatrice du gouvernement polonais dominé par le parti Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, avait motivé la volonté de son association d’accueillir la conférence de l’Ilga Europe à Varsovie. Lors de cette même plénière, Urszula Kuczynska, co-organisatrice de la Marche noire (Black Protest), a partagé son combat féministe qui a vu des dizaines de milliers de femmes polonaises vêtues de noir protester à l’automne 2016 contre un projet de...

Transidentités : tout ce que vous avez toujours voulu savoir

Hugues Demeusy : Tout d'abord, quelles distinctions doit-on faire entre transsexualité, transsexualisme et transidentité ? Arnaud Alessandrin : Il est vrai que nous partons souvent de l’hypothèse que ce vocabulaire est acquis pour toutes et tous. Débuter par des définitions n’est donc pas absurde. Le « transsexualisme » (que j’écris et prononce avec des guillemets) renvoie à une construction médicale et psychiatrique qui vise à "pathologiser" les identités trans, au "triage" des demandes jugées comme acceptables ou non-acceptables du point de vue des normes de genre et de sexualité en vigueur. Le « transsexualisme » est donc un terme qui "pathologise", j'insiste, et qui en plus fait souffrir les individus concernés, car elle pousse des identités et des vies à la marge de toute reconnaissance. Le terme « transidentitaire » est quant à lui plus englobant. Ce terme parapluie inclut toutes les personnes en transition, peu importe le type de transition choisie, vécue ou expérimentée. Comme toujours avec le langage, il y a les catégories d’analyse et les catégories d’expérience. Dans...

Poutine, le sex symbol pour réacs réélu triomphalement

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En Australie, Jacqui Tomlins se bat pour le mariage homosexuel et les familles homoparentales

Lien direct vers la vidéo Jacqui se définit elle même dans son blog comme "écrivain, conférencière, éducateur et défenseur avec plus de 25 ans d'expérience sur les sujets LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, intersexes et queer)". J'ai contacté Jacqui il y a un an pour lui faire part de notre projet et lui demander si elle accepterait d'être interviewée. Elle m'a répondu et était très enthousiaste au sujet de notre projet. Non seulement Jacqui a accepté d'être interviewée, mais elle nous a invités à dormir chez elle et à partager le quotidien de sa famille pendant une journée et demie. 61,6% des Australiens ont voté oui au sondage pour le mariage pour les personnes de meme sexe Nous avons rencontré Jacqui et sa famille à la fin du mois de novembre. C'était une période particulière pour les familles homoparentales en Australie. Les résultats du sondage postal ont révélé que 61,6% de la population étaient en faveur du mariage homosexuel et la communauté LGBT attendait le début des débats au...

Avant internet, la drague sur le 3615

Au milieu des années 80, la France découvre peu à peu les joies de la télématique. Alors que ni Internet ni les mails n’existent encore, les PTT proposent aux foyers français une petite boîte cubique qui leur permet de se connecter à un réseau public, le Minitel. Le 16 janvier 1986, les gais à leur tout ont leur propre service, et vont pouvoir se lancer à corps perdu dans des discussions nocturnes interminables. Le journal Gai Pied Hebdo lance son tout nouveau réseau télématique ; le 3615 GPH est lancé. Le journal n’en est pas à sa première tentative. En décembre 84, il avait déjà lancé le 614.91.66 CLIPP et son service GRAFFITI, qui proposait déjà peu ou prou le même contenu. Mais ce premier service minitel était entre les mains d’une association qui touchait tous les bénéfices et n’en reversait qu’une petite part à Gai Pied. Au bout de quelques mois, Gérard Vappereau, directeur du journal, a donc dénoncé ce contrat initial (non sans...

Fin de vie, ne les laissez pas décider pour vous !

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La biographie plombée d’un écrivain maudit

Si Guillaume Dustan fut un feu de paille dans l'univers littéraire, il s'imposa comme un sacré trublion qui parvint à force de coups d'éclat, de scandales, de provocations... à obtenir une reconnaissance médiatique qui ne reposait pas sur la dimension de son œuvre mais sur la noirceur du propos. Dans les années 90, Guillaume Dustan donc, écrivain séropositif - ou l'inverse - surfa sur la baise sans capote, communément appelée bareback. Ses prises de position déclenchèrent d'une part la concupiscence de Thierry Ardisson, de Technikart... tous ces médias et journalistes à la recherche du sensationnel qui l'adoubèrent, pendant que dans le même temps l'association de lutte contre le sida Act-Up en fit son ennemi juré. Pour incarner ce combat, on opposa Dustan et Didier Lestrade, président emblématique de l'association. Les écrits de Dustan (moins d'une dizaine de textes d'autofiction), un genre dont il promut la reconnaissance à travers la collection Le Rayon Gay qu'il dirigea au sein de la maison d'édition aujourd'hui défunte Balland, ne furent pas,...