Petite et grande histoire des droits : Grèce antique (3)

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la fresque chronologique de Martine Laroche sur son site http://caminare.free.fr. Nous en publions une partie toutes les 2 semaines. Grèce antique  L’un des fondements sociaux de la société grecque fut la pédérastie, participant au renforcement du rôle de citoyen-soldat des jeunes garçons des classes élevées de ces sociétés. Le meilleur exemple historique étant le Bataillon sacré de Thèbes où cent-cinquante couples affrontaient le monde ! La pédérastie étant le catalyseur du courage guerrier. Mais tout comme l’hétéro-socialité, elle était fortement régie. Ainsi, paiderastès, pédéraste et pais, garçon (moins de 20 ans), erastès, celui qui aime, érogène, celui qui est aimé ont chacun leur rôle, seul l’éraste peut désirer, l’éromène ne peut le faire, et ce n’est même pas concevable. Le kinaïdos – le demi-homme, aux gestes et aux comportements féminins, à la figure fardée, était méprisé par toute la société. Les Grecs faisaient une distinction fondamentale entre actif et passif, hétéros ou homos, exemples de quelques moqueries contre les érogènes et passifs...

Petite et grande histoire des droits des femmes, des lesbiennes et des pédés (1)

Vous pouvez retrouver l'intégralité de la fresque chronologique de Martine Laroche sur son site http://caminare.free.fr. Nous en publions une partie toutes les 2 semaines. Civilisations du Tigre et Euphrate Mésopotamie, Akkadie, Sumer, Babylonie, Assyrie… Dans l’écriture, cunéiforme dessiné, le déterminatif de homme est à l’origine un phallus, celui de femme, une vulve. A partir du IIe millénaire, il est courant qu’une femme mariée soit voilée; veuve, elle bénéficie d’un douaire et à certaines époques, elle devient «père et mère» des enfants et obtient le statut de l’autorité patriarcale. Il existait aussi la possibilité pour un père de «faire des ses filles des fils» ou pour une femme d’épouser sa tante paternelle comme «frère»… héritage ! vers -2600 av. en Mésopotamie Amour «libre» dans le quotidien qui pouvait se pratiquer notamment avec des spécialistes prostitué(e)s; la prostitution n'y était pas considérée comme une pratique infamante, c'était même une institution vénérable et très respectée, à condition qu'il n'y ait ni désordre ni violence; de nombreuses tablettes montrent des ébats hétéros et homosexuels. vers...

Petite et grande histoire des droits : Egypte antique (2)

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la fresque chronologique de Martine Laroche sur son site http://caminare.free.fr. Nous en publions une partie toutes les 2 semaines. Égypte antique on sait peu de chose de l’«homosexualité», sinon que le pharaon Pepi II Neferkarê, qui régna vers -2246 et -2152 (VIe dynastie), aima le général Sissine, Siséné, principal conseiller. Le mythe des conflits entre Horus et Seth (papyrus XIIe siècle) occupe une grande partie de la mythologie égyptienne et nombreuses furent les fêtes religieuses dédiées à la célébration de ce mythe. Il est la base et le fondement de la royauté égyptienne : chaque roi légitime et juste des deux terres est une manifestation du fils d'Osiris sur terre, celui qui soutient la droiture et la vérité, Horus. Or, le papyrus dit Chester Beatty donne aussi une autre version du combat épique pour le pouvoir puisque Seth tente de pénétrer Horus et éjacule sur ses cuisses… Et, Seth se targue devant l'assemblée des dieux d'avoir dominé Horus, qui ne mérite...

Petite et grande histoire des droits : le Moyen-Âge (6)

• Grégoire Ier, dit le Grand (540-604), 64e pape ; selon lui, la punition de Sodome par le soufre et le feu montre par analogie la puanteur et la souillure de la chair et de ses désirs pervers • édition de la Loi salique entre le IV et le VIe siècle. L’un de ses buts étaient de mettre fin à la faide, la vengeance privée chez les Francs, les Saliens puis chez les quatre grands du royaume des Francs : Wisogast, Arogast, Salegast, Widogast ; après Clovis, elle sera remaniée par Charlemagne (798) et les successeurs. Rédigés en latin et comportant de forts emprunts au droit romain, ses 65 ou 100 titres portent sur les sujets les plus variés : un individu tué par faide devait voir sa tête plantée sur un pieu de fortification ou au bout d’une lance par son meurtrier afin que ce dernier fût signalé aux autorités ; tarifs que doit payer la partie coupable à la partie lésée, toucher la main...