Pas de retraite pour notre sexualité !

L’idée. Une campagne nationale intitulée Révolutionsenior lancée le 8 septembre au Centre LGBT Paris (présente jusqu'au 14, avant de voyager en particulier à la Mairie de Paris lors de la semaine contre les discriminations), qui doit déclencher une prise de conscience, un débat et une évolution des mentalités. Des objectifs certes ambitieux mais qui seront atteints, vu l'énergie déployée par les membres de Grey-Pride. Francis Carrier, le président de l'association nous en parle ! #REVOLUTIONSENIOR pour briser nos représentations et les tabous concernant la vieillesse Jugée par certains "osée",  mais avant tout déclinée sur un mode drôle et léger, sans prétention, ces visuels donnent une nouvelle dimension aux seniors, plus ancrés dans notre quotidien. Ils montrent les multiples combinaisons auxquelles se sont prêtées les modèles improvisés de cette campagne, qui explorent toutes les possibilités, selon genres et sexualités. Parler enfin de la sexualité des seniors L'objectif est avant tout de ré-humaniser notre vision de la vieillesse. Nous devenons vieux ou vieille quoi qu'il arrive, (si tout se passe bien) mais...

Homophobie dans le sport : Manuel Picaud, coprésident de Paris 2018, fait le point

"En 2018, on compte encore plus de 70 pays condamnant l’homosexualité, dont 12 par la peine de mort. Ce n’est qu’en 1982, année de création des Gay Games, que la France a totalement dépénalisé l’homosexualité. les militants lesbiennes, gays, bis et trans ont obtenu que la loi punisse les discriminations et défende l’égalité de tous les couples face au mariage. Pour autant, l’homophobie reste prégnante dans la société, comme le révèle chaque année SOS Homophobie. Une étude sur le football révèle ainsi qu’un homme sur deux déclare avoir un jugement négatif sur l’homosexualité et que celle-ci reste un tabou chez 63% des joueurs professionnels et 74% des jeunes joueurs de football. Sur le terrain, « enculé » et « pédé » figurent parmi les insultes les plus fréquemment utilisées. La course à la surperformance, la valorisation de la virilité et le fanatisme des supporters semblent légitimer ces préjugés homophobes. L’homosexualité s’en trouve par conséquent niée, comme lorsque les gens déclarent « il n’y a pas...

Footeux et LGBT : toujours un « carton rouge » !

Une histoire d'amour entre deux futurs professionnels du ballon rond, ça fait désordre et c'est interdit, au même titre que la drogue ou la pédophilie. Oui on en est encore là ! Les mœurs footballistiques ont du mal à évoluer et ce film audacieux nous alerte intelligemment sur une réalité qui fait mal ! Marcel Gisler, son réalisateur, explique dans cet interview tirée du dossier de presse la genèse de son film et les règles du jeu rétrogrades de l'univers du foot. Extraits publiés par Genres. Qu’est-ce qui vous a amené à vous interroger sur le milieu du football ? Quelles ont été vos influences ? C’est l’un des co-auteurs du film qui est venu vers moi avec cette idée en 2010. lui est un grand fan de foot, moi je l’étais moins. Quand il m’en a parlé, j’ai d’abord eu peur que le sujet soit trop commun : c’est une question traitée dans les médias depuis des années et j’étais persuadé qu’un film de ce genre...

Noémie Renard veut « En finir avec la culture du viol »

Pour quatre Français sur dix, la responsabilité d’un violeur est « moindre si la victime se montre aguichante » – que recouvre ce terme ? c’est variable et contestable à l’infini ! – et « pour deux sur dix, un "non" veut souvent dire un "oui" ». Une sorte de distinction morale, en somme, entre le « vrai » viol et le viol « cool ». N’a-t-on d’ailleurs pas lu dans les médias, au moment de l’affaire Dominique Strauss-Kahn : « Il n’y a pas mort d’homme » ; c’est « un troussage de domestique ». Ou encore : « Un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet. » De façon consciente ou non, la « culture du viol » est intégrée dans nos schémas de pensées, conditionnant nos jugements et érigeant en « véritable système » des mécanismes pourtant totalement erronés voire d’une injustice horrifiante. « Banalisation » des violences sexuelles, « stéréotypes de genre, impunité des agresseurs, culpabilisation des victimes » :...

La belle longueur d’avance de l’Australie sur la France pour les familles homoparentales

Nous sommes en 2018, la France commence seulement à envisager l’accès à la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires dans le cadre de la révision des lois de bioéthique. En France, lorsqu’un enfant nait dans une famille homoparentale composée de deux lesbiennes, il n’a pas deux mamans. Cet enfant a légalement une seule maman, sa maman biologique. Pour être reconnu comme maman légalement, la deuxième maman doit tout d’abord épouser la maman biologique puis faire une demande d’adoption. Cela peut prendre de nombreux mois. La France est très en retard sur le sujet des familles homoparentales en comparaison à l’Australie. La France et l’Australie n’ont pas fait évoluer les droits des homosexuels et des familles homoparentales de la même manière. Certes l’Australie vient juste de voter le Mariage pour tous (décembre 2018) mais les familles homoparentales sont, elles, reconnues depuis plus de 10 ans. Evolution des droits des familles homoparentales en Australie En Australie, les couples homosexuels ont été reconnus comme couples...

En septembre 1981 naissait la répressive brigade des parcs et jardins

En septembre 1981, notre belle capitale se dote d’un nouvel instrument de lutte en faveur de la tranquillité de ses honnêtes citoyens, la bientôt fameuse Brigade des Parcs et Jardins. Tout est parti d’une interview dans le JDD (dirigé alors par Etienne Mougeotte) : un Parisien y explique qu’il n’est plus possible de se promener tranquillement la nuit dans le bois de Boulogne sans être agressé par des prostitués et des homosexuels sans pudeur !  Afin de ne pas laisser s’installer un tel sentiment d’insécurité, la Mairie de Paris met alors en place dès la rentrée une surveillance systématique des endroits susceptibles d’être fréquentés par cette faune. On crée même des patrouilles à cheval dans les bois, afin de mieux guetter l’intérieur des taillis et des fourrés. Très vite, 80 agents sont embauchés, dans le but de « protéger la tranquillité des parcs de Paris, en particulier des personnes âgées et des enfants ». Non assermentés, ils ne sont pas habilités à verbaliser, ni même à demander la présentation de...

Transidentités : tout ce que vous avez toujours voulu savoir

Hugues Demeusy : Tout d'abord, quelles distinctions doit-on faire entre transsexualité, transsexualisme et transidentité ? Arnaud Alessandrin : Il est vrai que nous partons souvent de l’hypothèse que ce vocabulaire est acquis pour toutes et tous. Débuter par des définitions n’est donc pas absurde. Le « transsexualisme » (que j’écris et prononce avec des guillemets) renvoie à une construction médicale et psychiatrique qui vise à "pathologiser" les identités trans, au "triage" des demandes jugées comme acceptables ou non-acceptables du point de vue des normes de genre et de sexualité en vigueur. Le « transsexualisme » est donc un terme qui "pathologise", j'insiste, et qui en plus fait souffrir les individus concernés, car elle pousse des identités et des vies à la marge de toute reconnaissance. Le terme « transidentitaire » est quant à lui plus englobant. Ce terme parapluie inclut toutes les personnes en transition, peu importe le type de transition choisie, vécue ou expérimentée. Comme toujours avec le langage, il y a les catégories d’analyse et les catégories d’expérience. Dans...

Une femme meurt toutes les neuf minutes d’un avortement illégal

Retrouvez le travail et l’humour de Nawak au quotidien sur son blog et sa page Facebook !

Tu vas pouvoir faire ton coming-out dans un jeu de foot

Reconnaissance au travers de la culture et des loisirs La reconnaissance de l'homosexualité dans tous les pans de la société avance à pas rapides. Certes on peut diversement apprécier la façon dont elle est traitée, néanmoins on ne peut nier que la visibilité est déjà une réalité dans le cinéma, à la télé et dans le monde des séries (tv et internet), entre autres. Alors que l'homosexualité a d'abord été traitée par Hollywood d'une manière caricaturale, puis dans les séries télé, il est intéressant de noter que cette représentation a évolué et que des personnages dont la caractéristique principale n'était plus seulement leur homosexualité ont commencé à apparaître. Le monde des jeux vidéo récemment a vu apparaître des personnages homo ou trans, et l'homosexualité s'insère maintenant dans des champs dont le sujet de l'homosexualité est loin d'être central. En gros la lesbienne du film n'est plus là juste pour faire lesbienne du coin. Aujourd'hui c'est l'éditeur de jeux vidéos SEGA, à l'origine d'une franchise de jeu de...