Affiche féministe

Iconographie lesbienne : rendre visible pour inspirer

Rendre visible pour inspirer. C’est l’un des grands rôles que jouent les images dans nos vies, parfois même inconsciemment. Qu’elles nous émeuvent, nous fassent rêver, nous rebutent ou nous scandalisent, les images nous font toujours réfléchir. Leur impact se mesure aussi dans le fait de les fuir : si au cœur de toute tentative d’indifférence, nous refusons en quelque sorte d’écouter ce que nous percevons, c’est bien que ce que nous voyons agit de manière directe sur nous.   L'art de l'affichage Les affiches font partie intégrante de l’histoire du militantisme et de l’émancipation, identitaire ou sociale. Support d’une iconographie particulièrement libre et créative, l’art de l’affiche est souvent subversif et d’une rare diversité. Le collectif féministe La Rage a débuté sa collecte d’affiches féministes et lesbiennes depuis juin 2015, et invite depuis toute personne le souhaitant à collaborer en contribuant à agrandir cette grande collection d’affiches militantes qui seront par la suite gratuitement téléchargeables depuis leur site Internet. Projet à but non lucratif et mené complètement...

Portraits de Grindr : « pour vrai mec, look hétéro »

La masculinité à travers la virilité Parmi les gays, qui n'a pas été embarqué dans la grande lessiveuse Grindr ? Avant tout, un grand jeu aux codes précis et immuable, qu'on a tôt fait de réaliser, souvent à nos dépens. Marc Jahjah fait une analyse intéressante de la question de la virilité sur les applis de rencontres gays. Alors, vous y retrouvez-vous ? Dans les échanges ou sur les profils, la question de la virilité est obsédante : c'est comme si la masculinité ne pouvait avoir qu'une forme (virile). Question sans interrogation possible : comme l'objectif supposé ("on n'est pas là pour discuter"), elle a été soustraite au débat public. L'évoquer conduit à une tautologie ("ben un vrai mec c'est un mec mec quoi, look hétéro") ou au rappel du fonctionnement implicite du dispositif ("pas là pour philosopher")... La suite est à lire sur le blog de Marc Jahjah
hockey femmes

Le sport féminin : un combat perdu d’avance ?

La ligne de défense France Télévisions Philippe Candeloro n’en démord pas et le président de France Télévisions non plus : ce ne sont pas des propos sexistes car le patinage artistique se juge aussi sur le physique. Le président ajoute : on aime Candeloro justement parce qu’il est drôle même si pas toujours politiquement correct. Philippe Candeloro affirme lui-même ne jamais donner dans le « trash ». Bizarrement, par contre, les propos relevant du physique concernent toujours les femmes. Pourtant et, jusqu’à preuve du contraire, dans le patinage artistique, il y a aussi des hommes. Mais leur physique semble avoir moins d’importance. Un certain regard sur le sport féminin Ce qui est en cause avant d’arriver à des raisons toutes matérielles c’est le regard des gens sur le sport féminin. Qu’ils soient directeurs des programmes, commentateurs ou simples téléspectateurs, le regard des hommes sur le sport féminin n’est souvent pas un regard bienveillant. On se souvient encore des propos de Jean-Michel Aulas, président du club de football lyonnais, qui affirmait que les...

Tu vas pouvoir faire ton coming-out dans un jeu de foot

Reconnaissance au travers de la culture et des loisirs La reconnaissance de l'homosexualité dans tous les pans de la société avance à pas rapides. Certes on peut diversement apprécier la façon dont elle est traitée, néanmoins on ne peut nier que la visibilité est déjà une réalité dans le cinéma, à la télé et dans le monde des séries (tv et internet), entre autres. Alors que l'homosexualité a d'abord été traitée par Hollywood d'une manière caricaturale, puis dans les séries télé, il est intéressant de noter que cette représentation a évolué et que des personnages dont la caractéristique principale n'était plus seulement leur homosexualité ont commencé à apparaître. Le monde des jeux vidéo récemment a vu apparaître des personnages homo ou trans, et l'homosexualité s'insère maintenant dans des champs dont le sujet de l'homosexualité est loin d'être central. En gros la lesbienne du film n'est plus là juste pour faire lesbienne du coin. Aujourd'hui c'est l'éditeur de jeux vidéos SEGA, à l'origine d'une franchise de jeu de...
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2016, une année riche pour les droits LGBTI en Europe

Une année riche en avancées pour les droits LGBTI en Europe Lors de la plénière de lancement, une vidéo a présenté les principales avancées de l’année écoulée en matière de droits LGBTI en Europe en particulier : l’obtention de l’union civile pour les couples de même sexe en Italie, en Grèce (grâce à un gros travail notamment de l’association OLKE qui accueillait la conférence de l’ILGA l’an dernier à Athènes) et à Chypre (grâce à un fort travail de l’association ACCEPT Cyprus qui accueillait la conférence à Nicosie cette année) d’où l’utilité des conférences ILGA pour faire pression sur les gouvernements locaux pour faire avancer les droits LGBTI une meilleure reconnaissance du co-parent en cas d’adoption en Estonie et au Portugal un échec du référendum limitant le mariage à un homme et une femme en Suisse (contrairement à la Roumanie hélas) grâce à un fort lobbying des associations LGBTI suisses un retrait de la transidentité de la liste des maladies mentales au Danemark l’adoption de...

Une femme meurt toutes les neuf minutes d’un avortement illégal

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vieille télé

Séries américaines, personnages LGBT, stéréotypes – Partie I

Voici mon premier article sur un thème que nous sommes nombreux-ses à affectionner tout particulièrement : les séries américaines. Oui, je suis comme vous, j’aime passer des soirées dans mon lit à regarder des personnages faire des trucs sur un temps plus ou moins long ou à revoir pour le 10ème fois l’épisode 4 de la saison 3 de Black Mirror (seul-e-s les vrai-e-s savent). "Les séries ne lobotomisent pas les téléspectateurs. Les séries ne sont pas de la sous-culture" Les séries ne sont pas seulement synonyme de culture « basse » comme aiment à le dire les gens un peu snobs. Les séries font leur chemin dans les universités (même françaises, eh oui) et peuvent donner lieu à des analyses passionnantes et profondes. Comme l’explique Sarah Sepulchre dans la préface du livre Décoder les séries télévisées : « les séries ne sont pas des « bouche-trous » qu’on diffuse à défaut d’autre chose. Les séries ne sont pas de simples répétitions formelles et narratives. Les séries ne présentent pas que des personnages stéréotypés....

Transidentités : tout ce que vous avez toujours voulu savoir

Hugues Demeusy : Tout d'abord, quelles distinctions doit-on faire entre transsexualité, transsexualisme et transidentité ? Arnaud Alessandrin : Il est vrai que nous partons souvent de l’hypothèse que ce vocabulaire est acquis pour toutes et tous. Débuter par des définitions n’est donc pas absurde. Le « transsexualisme » (que j’écris et prononce avec des guillemets) renvoie à une construction médicale et psychiatrique qui vise à "pathologiser" les identités trans, au "triage" des demandes jugées comme acceptables ou non-acceptables du point de vue des normes de genre et de sexualité en vigueur. Le « transsexualisme » est donc un terme qui "pathologise", j'insiste, et qui en plus fait souffrir les individus concernés, car elle pousse des identités et des vies à la marge de toute reconnaissance. Le terme « transidentitaire » est quant à lui plus englobant. Ce terme parapluie inclut toutes les personnes en transition, peu importe le type de transition choisie, vécue ou expérimentée. Comme toujours avec le langage, il y a les catégories d’analyse et les catégories d’expérience. Dans...
vieille télé

Séries américaines, personnages LGBT, stéréotypes – Partie II : le classement de GLAAD

Suite de l'article publié en décembre 2016 GLAAD GLAAD (Gay & Lesbian Association Against Defamation) est une association américaine qui existe depuis 1985. Elle a été créée par un groupe de journalistes et écrivain.e.s suite à la façon dont la crise du VIH et du SIDA était traitée par les médias. Je n’ai pas le temps d’entrer dans le détail de ce qu’a fait GLAAD pendant toutes ces années, mais vous trouverez une super chronologie ici. GLAAD se concentre toujours aujourd’hui sur les médias, pour augmenter la représentation des personnes LGBTQ et améliorer la qualité de cette représentation. Cette association veille à ce que les journalistes n’emploient pas les mauvais mots pour parler des personnes LGBTQ (par exemple, ne pas dire qu’être gay est un « choix » ou un « mode de vie »). GLAAD met à disposition des journalistes des guides de mots à utiliser ou à bannir. Elle veille également à ce que la fiction (télévisuelle mais aussi cinématographique) inclue des personnages LGBTQ (GLAAD a retenu cette terminologie), mais...