Affiche féministe

Iconographie lesbienne : rendre visible pour inspirer

Rendre visible pour inspirer. C’est l’un des grands rôles que jouent les images dans nos vies, parfois même inconsciemment. Qu’elles nous émeuvent, nous fassent rêver, nous rebutent ou nous scandalisent, les images nous font toujours réfléchir. Leur impact se mesure aussi dans le fait de les fuir : si au cœur de toute tentative d’indifférence, nous refusons en quelque sorte d’écouter ce que nous percevons, c’est bien que ce que nous voyons agit de manière directe sur nous.   L'art de l'affichage Les affiches font partie intégrante de l’histoire du militantisme et de l’émancipation, identitaire ou sociale. Support d’une iconographie particulièrement libre et créative, l’art de l’affiche est souvent subversif et d’une rare diversité. Le collectif féministe La Rage a débuté sa collecte d’affiches féministes et lesbiennes depuis juin 2015, et invite depuis toute personne le souhaitant à collaborer en contribuant à agrandir cette grande collection d’affiches militantes qui seront par la suite gratuitement téléchargeables depuis leur site Internet. Projet à but non lucratif et mené complètement...

Homophobie dans le sport : Manuel Picaud, coprésident de Paris 2018, fait le point

"En 2018, on compte encore plus de 70 pays condamnant l’homosexualité, dont 12 par la peine de mort. Ce n’est qu’en 1982, année de création des Gay Games, que la France a totalement dépénalisé l’homosexualité. les militants lesbiennes, gays, bis et trans ont obtenu que la loi punisse les discriminations et défende l’égalité de tous les couples face au mariage. Pour autant, l’homophobie reste prégnante dans la société, comme le révèle chaque année SOS Homophobie. Une étude sur le football révèle ainsi qu’un homme sur deux déclare avoir un jugement négatif sur l’homosexualité et que celle-ci reste un tabou chez 63% des joueurs professionnels et 74% des jeunes joueurs de football. Sur le terrain, « enculé » et « pédé » figurent parmi les insultes les plus fréquemment utilisées. La course à la surperformance, la valorisation de la virilité et le fanatisme des supporters semblent légitimer ces préjugés homophobes. L’homosexualité s’en trouve par conséquent niée, comme lorsque les gens déclarent « il n’y a pas...

Une femme meurt toutes les neuf minutes d’un avortement illégal

Retrouvez le travail et l’humour de Nawak au quotidien sur son blog et sa page Facebook !
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2016, une année riche pour les droits LGBTI en Europe

Une année riche en avancées pour les droits LGBTI en Europe Lors de la plénière de lancement, une vidéo a présenté les principales avancées de l’année écoulée en matière de droits LGBTI en Europe en particulier : l’obtention de l’union civile pour les couples de même sexe en Italie, en Grèce (grâce à un gros travail notamment de l’association OLKE qui accueillait la conférence de l’ILGA l’an dernier à Athènes) et à Chypre (grâce à un fort travail de l’association ACCEPT Cyprus qui accueillait la conférence à Nicosie cette année) d’où l’utilité des conférences ILGA pour faire pression sur les gouvernements locaux pour faire avancer les droits LGBTI une meilleure reconnaissance du co-parent en cas d’adoption en Estonie et au Portugal un échec du référendum limitant le mariage à un homme et une femme en Suisse (contrairement à la Roumanie hélas) grâce à un fort lobbying des associations LGBTI suisses un retrait de la transidentité de la liste des maladies mentales au Danemark l’adoption de...

Transidentités : tout ce que vous avez toujours voulu savoir

Hugues Demeusy : Tout d'abord, quelles distinctions doit-on faire entre transsexualité, transsexualisme et transidentité ? Arnaud Alessandrin : Il est vrai que nous partons souvent de l’hypothèse que ce vocabulaire est acquis pour toutes et tous. Débuter par des définitions n’est donc pas absurde. Le « transsexualisme » (que j’écris et prononce avec des guillemets) renvoie à une construction médicale et psychiatrique qui vise à "pathologiser" les identités trans, au "triage" des demandes jugées comme acceptables ou non-acceptables du point de vue des normes de genre et de sexualité en vigueur. Le « transsexualisme » est donc un terme qui "pathologise", j'insiste, et qui en plus fait souffrir les individus concernés, car elle pousse des identités et des vies à la marge de toute reconnaissance. Le terme « transidentitaire » est quant à lui plus englobant. Ce terme parapluie inclut toutes les personnes en transition, peu importe le type de transition choisie, vécue ou expérimentée. Comme toujours avec le langage, il y a les catégories d’analyse et les catégories d’expérience. Dans...

Footeux et LGBT : toujours un « carton rouge » !

Une histoire d'amour entre deux futurs professionnels du ballon rond, ça fait désordre et c'est interdit, au même titre que la drogue ou la pédophilie. Oui on en est encore là ! Les mœurs footballistiques ont du mal à évoluer et ce film audacieux nous alerte intelligemment sur une réalité qui fait mal ! Marcel Gisler, son réalisateur, explique dans cet interview tirée du dossier de presse la genèse de son film et les règles du jeu rétrogrades de l'univers du foot. Extraits publiés par Genres. Qu’est-ce qui vous a amené à vous interroger sur le milieu du football ? Quelles ont été vos influences ? C’est l’un des co-auteurs du film qui est venu vers moi avec cette idée en 2010. lui est un grand fan de foot, moi je l’étais moins. Quand il m’en a parlé, j’ai d’abord eu peur que le sujet soit trop commun : c’est une question traitée dans les médias depuis des années et j’étais persuadé qu’un film de ce genre...

Portraits de Grindr : « pour vrai mec, look hétéro »

La masculinité à travers la virilité Parmi les gays, qui n'a pas été embarqué dans la grande lessiveuse Grindr ? Avant tout, un grand jeu aux codes précis et immuable, qu'on a tôt fait de réaliser, souvent à nos dépens. Marc Jahjah fait une analyse intéressante de la question de la virilité sur les applis de rencontres gays. Alors, vous y retrouvez-vous ? Dans les échanges ou sur les profils, la question de la virilité est obsédante : c'est comme si la masculinité ne pouvait avoir qu'une forme (virile). Question sans interrogation possible : comme l'objectif supposé ("on n'est pas là pour discuter"), elle a été soustraite au débat public. L'évoquer conduit à une tautologie ("ben un vrai mec c'est un mec mec quoi, look hétéro") ou au rappel du fonctionnement implicite du dispositif ("pas là pour philosopher")... La suite est à lire sur le blog de Marc Jahjah
vieille télé

Séries américaines, personnages LGBT, stéréotypes – Partie III : l’importance de la représentation

Constat Comme je le disais le mois dernier, selon GLAAD, 84% des Américain.e.s apprennent à connaître une personne transgenre grâce aux médias. Nous n’avons pas de chiffres pour la France, ni pour le reste des personnes LGBT+, mais il reste plutôt sans risque de dire que tout le monde n’a pas, dans son entourage, de personne LGBT+. Pour palier à cela, et faire en sorte que tout le monde sache que l’on existe et que l’on mérite les mêmes droits et le même respect que n’importe qui d’autre, il y a plusieurs solutions qui ne sont pas mutuellement exclusives (en fait, elles se complètent). On peut descendre dans la rue, faire du bruit et exposer nos revendications politiques. On peut descendre dans la rue, monter sur des chars et faire encore plus de bruit en mettant des jolies couleurs partout une fois par an. On peut vivre sa vie avec la personne qu’on aime, avoir des enfants (ou pas), se marier (ou pas), habiter dans le...

Noémie Renard veut « En finir avec la culture du viol »

Pour quatre Français sur dix, la responsabilité d’un violeur est « moindre si la victime se montre aguichante » – que recouvre ce terme ? c’est variable et contestable à l’infini ! – et « pour deux sur dix, un "non" veut souvent dire un "oui" ». Une sorte de distinction morale, en somme, entre le « vrai » viol et le viol « cool ». N’a-t-on d’ailleurs pas lu dans les médias, au moment de l’affaire Dominique Strauss-Kahn : « Il n’y a pas mort d’homme » ; c’est « un troussage de domestique ». Ou encore : « Un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet. » De façon consciente ou non, la « culture du viol » est intégrée dans nos schémas de pensées, conditionnant nos jugements et érigeant en « véritable système » des mécanismes pourtant totalement erronés voire d’une injustice horrifiante. « Banalisation » des violences sexuelles, « stéréotypes de genre, impunité des agresseurs, culpabilisation des victimes » :...