Beignets de tomates vertes : Chroniques du sud des Etats-Unis

« Beignets de tomates vertes » fut publié en 1987 sous le titre « Fried green tomatoes at the Whistle Stop Cafe ». Ce roman est le plus célèbre des ouvrages écrits par Fannie Flagg, il connut dès sa parution un franc succès. Il figura pendant plus de six mois sur la liste des meilleures ventes du New York Times et son adaptation cinématographique valut à Fannie Flagg une nomination aux « Academy Awards ». « Beignets de tomates vertes » est un voyage dans le temps et l’espace, qui nous emmène dans le sud des Etats-Unis, région d’origine de l’autrice, entre les années 1920 et la fin des années 1980. La narratrice, Ninny Threadgoode, nous fait vivre à travers le récit qu’elle fait à son amie Evelyn, l’histoire de Whistle Stop, une petite ville de l’Alabama, perdue en bordure de chemin de fer. Ce sont, en fait, plusieurs histoires qui sont rapportées en parallèle dans ce roman. En point d’orgue, on trouve la romance entre...
vieille télé

Séries américaines, personnages LGBT, stéréotypes – Partie II : le classement de GLAAD

Suite de l'article publié en décembre 2016 GLAAD GLAAD (Gay & Lesbian Association Against Defamation) est une association américaine qui existe depuis 1985. Elle a été créée par un groupe de journalistes et écrivain.e.s suite à la façon dont la crise du VIH et du SIDA était traitée par les médias. Je n’ai pas le temps d’entrer dans le détail de ce qu’a fait GLAAD pendant toutes ces années, mais vous trouverez une super chronologie ici. GLAAD se concentre toujours aujourd’hui sur les médias, pour augmenter la représentation des personnes LGBTQ et améliorer la qualité de cette représentation. Cette association veille à ce que les journalistes n’emploient pas les mauvais mots pour parler des personnes LGBTQ (par exemple, ne pas dire qu’être gay est un « choix » ou un « mode de vie »). GLAAD met à disposition des journalistes des guides de mots à utiliser ou à bannir. Elle veille également à ce que la fiction (télévisuelle mais aussi cinématographique) inclue des personnages LGBTQ (GLAAD a retenu cette terminologie), mais...

Décryptage réussi d’une légende du cinéma américain

Hugues Demeusy : Tu nous présentes aujourd'hui un essai sur la grande légende américaine Montgomery Clift, tu précises que ce n'est pas une biographie ? Sébastien Monod : En effet, ce n’en est pas une. Montgomery Clift – L’enfer du décor est un travail d’analyse des choix de carrière de l’acteur, complétée de l’étude des films eux-mêmes. Et je démontre tout au long de mon livre que ces choix ne sont ni innocents ni anodins ; ils sont, certes, réfléchis, car celui qu’on appelle communément Monty était un perfectionniste, mais ils procèdent surtout d’un facteur tout à fait subjectif, inéluctable : lui. Lui en tant qu’homme. Et c’est pourquoi mon travail est néanmoins proche de la biographie, car je m’appuie sur de nombreux éléments privés pour montrer combien sa vie d’homme – et précisément son homosexualité – a influé sur sa carrière. Ce n’est pas par hasard qu’il a choisi des rôles de personnes rejetées ou rebelles, pas un hasard si une grande partie de ces rôles...

Le beau livre #5, David Hockney

« Je préfère vivre en couleur » David Hockney Voici une phrase dont il ne faudrait surtout pas faire l’erreur d’ignorer les multiples significations qu’elle peut avoir lorsque l’on entreprend d’évoquer l’œuvre et la vie de l’artiste né en 1937 au Royaume-Uni. Après la Tate Modern de Londres, c’est le centre Pompidou, qui accueille, pour encore quelques jours, l’exposition David Hockney, un peintre, un figuratif, a priori bien loin des tendances actuelles de l’art contemporain, un grand connaisseur de l’histoire de l’art, il signe en 2001 un impressionnant ouvrage sur les techniques et secrets des peintures des grands maîtres tel que Vermeer, Le Caravage, Ingres… ce qui ne l’empêche pas d’exposer fin 2010, à la fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, ses peintures sur IPad et IPod, dans l’exposition « Fleurs fraîches ». Un artiste donc, à 80 ans, résolument de son temps. Artiste devenu quasiment personnage, son allure inspire encore nombre de créateurs de mode, c’est à ce jour la plus importante rétrospective de son travail...

Un bus anti-théorie du genre quadrille l’Île-de-France

A lire sur le site des Inrocks Retrouvez le travail et l'humour de Nawak au quotidien sur son blog.

Pour l’amour des Hommes

Ode au corps des hommes "les hommes pleurent à la salle de sport déclenchent le sèche-mains pour couvrir le bruit de leurs sanglots, leurs cœurs sont devenus trop lourds pour leurs torses, leurs torses sont devenus trop larges pour leurs tee-shirts, ils s’habillent comme des gamins qui auraient oublié d’apporter leur tenue pour l’entraînement" Vingt-cinq poèmes pour dire et raconter le corps des hommes, leurs désirs, leur jouissance et leur solitude. Andrew McMillan les observe dans leur intimité, en famille, en groupe,  ou encore dans des bars interlopes. Il les croque (au propre comme au figuré), avec justesse dans une langue parfois crue, souvent tendre, toujours amoureuse... Une bouleversante ode au corps masculin qui porte un regard poétique sur l’homme moderne, sa sexualité et sa quête du bonheur. Un skinhead peut cacher un poète ! Andrew McMillan, trentenaire britannique enseigne l'écriture à Manchester. Ce premier recueil de poèmes a été célébré et a reçu de nombreuses distinctions. Ne vous fiez pas à son look de skinhead british car il pourrait bien révéler la sensibilité...

Piros : « mon travail est motivé par l’étude du vivant »

Salut Piros ! En fait on aurait dû se parler l'été dernier, pour la sortie de GENRES mais mon message s'est perdu dans ton Facebook...Est-ce un prétexte pour ne pas répondre aux interviews ? (rires) Piros : Salut Olivier ! Oui j'ignore ce qui s'est passé, ton message s'est perdu dans les méandres de Facebook et il est réapparu le premier de l'an. Donc me voilà ! Au fait, est-ce que tu utilises beaucoup les réseaux sociaux pour te faire connaitre ? De quelle manière ? Oui, quand il ne me joue pas des tours, Facebook est un excellent outil de communication. Après cela demande beaucoup de temps car j'essaie autant que possible de répondre aux divers messages et commentaires que l'on me laisse. Je trouve important d'avoir un vrai relationnel avec les personnes qui s'intéressent à mon travail. C'est aussi une super plate-forme pour connaître l'avis du public. Après j'utilise aussi DeviantArt mais c'est moins facile et instinctif. Bien, parlons un peu de ton boulot. Parle-nous un peu...

Une Américaine dans la tourmente

L’histoire de Janet Flanner est indissociable de celle du New Yorker, dont elle fut la correspondante à Paris pendant un demi-siècle. Michelle Fitoussi nous emmène sur les traces de cette américaine incroyable, toujours surprenante, jamais fade ! Une jeune américaine découvre Paris Janet Flanner est féministe, pacifiste, lesbienne… mais avant cela, elle fut une américaine d'Indianapolis, élevée dans une famille quaker pas si classique que ca, puisque sa mère voulait que Janet soit comédienne (puisque bien sur elle-même n'y était pas parvenu). Adolescente, Janet part avec sa famille pour un voyage en Europe. Et c'est le choc. Elle y vivra de préférence à Paris ville des lumières. Mais avant cela elle se marie.  Le couple s'installe à New-York et infiltre le milieu de la bohème intellectuelle, où Janet rencontre une journaliste, brillante, dont elle tombe peu à peu amoureuse... Elle, elle veut écrire ! Ensuite c'est Paris, le New-Yorker dont elle devient la correspondante, (il faut bien vivre) en tant que chroniqueuse fantasque de la vie parisienne... Très...

Les garçons sauvages sont des filles pas comme les autres

C'est un premier film déroutant que nous propose Bertand Mandico. Le genre de ses héros (cinq garçons de bonne famille, brutaux, meurtriers, embarqués pour un voyage initiatique...) y est mis à mal, comme un facteur inhérent à la trame fantastique de cette aventure. C'est une œuvre franchement "queer", une épopée mythologique futuriste, qui sort totalement des sentiers cinématographiques battus. que nous vous conseillons vivement. Adossé à des références allant de Truffaut au gore, au film muet en noir et blanc, au fantastique avec effets spéciaux, aux films de pirates ou encore à Fassbinder, ce long métrage ne peut laisser indifférent d'un point de vue formel. A l'abordage pour une découverte d'un nouveau genre ! Nous reproduisons cet entretien qui vous aidera à y voir plus clair et vous donnera certainement envie de voir cet ovni cinématographique ! https://youtu.be/DseeL_hKhdI Dans votre film, le protagoniste central, un scientifique devenue femme plaide pour une féminisation du monde pour le pacifier mais vous allez dans une direction encore plus ambigüe… C’est une utopie naïve,...