vieille télé

Séries américaines, personnages LGBT, stéréotypes – Partie II : le classement de GLAAD

Suite de l'article publié en décembre 2016 GLAAD GLAAD (Gay & Lesbian Association Against Defamation) est une association américaine qui existe depuis 1985. Elle a été créée par un groupe de journalistes et écrivain.e.s suite à la façon dont la crise du VIH et du SIDA était traitée par les médias. Je n’ai pas le temps d’entrer dans le détail de ce qu’a fait GLAAD pendant toutes ces années, mais vous trouverez une super chronologie ici. GLAAD se concentre toujours aujourd’hui sur les médias, pour augmenter la représentation des personnes LGBTQ et améliorer la qualité de cette représentation. Cette association veille à ce que les journalistes n’emploient pas les mauvais mots pour parler des personnes LGBTQ (par exemple, ne pas dire qu’être gay est un « choix » ou un « mode de vie »). GLAAD met à disposition des journalistes des guides de mots à utiliser ou à bannir. Elle veille également à ce que la fiction (télévisuelle mais aussi cinématographique) inclue des personnages LGBTQ (GLAAD a retenu cette terminologie), mais...
Benoit Lapouge

La course au bonheur, histoire d’une vie gay de Benoît Lapouge

1967. J'ai tout juste quinze ans. Le mec, il traverse la rue, ni une ni deux il me saisit au col. Qu'est-ce que t'as à m'reluquer, espèce de pédé ! Et un coup de boule, un, pour arranger les choses. Ça commence fort. 2015. Tant d'images me reviennent. De Medhi, le tapin de la rue Saint-Anne, à Jean-Luc, coeur battant de ma vie, emporté par le sida ; leur histoire et la mienne s'entrechoquent. Avec en fil rouge une histoire gay. Histoire d'une émancipation, et de mille batailles. Je reviens de loin. « Je suis de ces générations qui ont fait émerger gays et lesbiennes comme personnages sociaux, non plus seulement confinés au champ clos des relations interpersonnelles qu’elles quelles soient, mais reconnus, enfin, politiques, réels, avec tout ce que cela a porté et portera encore d’innovations dans le champs social. » Et Benoît Lapouge, dans ce récit « de vie » nous raconte le parcours plus ou moins chaotique de sa Course au Bonheur. Comment peut-on écrire l’histoire d’une...
vieille télé

Séries américaines, personnages LGBT, stéréotypes – Partie I

Voici mon premier article sur un thème que nous sommes nombreux-ses à affectionner tout particulièrement : les séries américaines. Oui, je suis comme vous, j’aime passer des soirées dans mon lit à regarder des personnages faire des trucs sur un temps plus ou moins long ou à revoir pour le 10ème fois l’épisode 4 de la saison 3 de Black Mirror (seul-e-s les vrai-e-s savent). "Les séries ne lobotomisent pas les téléspectateurs. Les séries ne sont pas de la sous-culture" Les séries ne sont pas seulement synonyme de culture « basse » comme aiment à le dire les gens un peu snobs. Les séries font leur chemin dans les universités (même françaises, eh oui) et peuvent donner lieu à des analyses passionnantes et profondes. Comme l’explique Sarah Sepulchre dans la préface du livre Décoder les séries télévisées : « les séries ne sont pas des « bouche-trous » qu’on diffuse à défaut d’autre chose. Les séries ne sont pas de simples répétitions formelles et narratives. Les séries ne présentent pas que des personnages stéréotypés....
deux femmes s'embrassent sur un litvideo

Chéries-Chéris : « la qualité des films cette année est exceptionnelle »

Kevin Reynaud : Pouvez-vous nous présenter le festival en quelques mots ? Cyril Legann : Le festival Chéries-Chéris existe depuis 22 ans et a pour but de promouvoir la culture LGBT au cinéma. Il répond au départ à un besoin de visibilité des films qui n’étaient que peu distribués en France. Aujourd’hui la problématique a changé, avec internet et l’avènement des supports domestiques (DVD, BluRay…) les films sont plus faciles à voir. Nous avons donc créé une compétition depuis 2010, et notre but, plus que jamais est d’apporter une plus-value au spectateur en créant un espace de convivialité et d’échange. Pour cela nous nous attelons à faire venir des équipes de films, cette année nous avons des réalisateurs qui viennent de pays très divers : USA, Canada, Israël, Lituanie, Portugal… c’est exceptionnel ! Et puis il y a tous les courts-métrages, des rendez-vous toujours appréciés par le public car ces films-là, souvent très riches, ne sont pas visibles ailleurs. Et on ressent également l’enthousiasme des équipes qui ont parfois...

L’enfant de sable

De quoi peut-on être sûr en le lisant ? Où nous mène-t-on ? Le personnage principal, qui est-ce vraiment ? Ahmed ou Zahra ? On ne sait pas trop où nos yeux nous amènent à suivre Tahar Ben Jalloun. Mais on y va avec avidité. On saisi l'origine de la renommée de son auteur à son style tellement imagé : on sent le Maroc. On le voit. On entend sa culture. Ce livre est comme un empillement de niveaux de lecture différents, desséminés en arrière-fond. On y parle d'un pays, d'un Tirésias arabe, de la condition de la femme, mais également de celle de l'homme, d'identité de genre, de ce qui nous fonde comme être humain, de la mémoire, de l'imaginaire. « Le livre est vide. Il a été dévasté. J'ai eu l'imprudence de le feuilleter une nuit de pleine lune. En l'éclairant, sa lumière a effacé les mots l'un après l'autre. Plus rien ne subsiste de ce que le temps a consigné dans ce livre..., il reste bien...
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Juste la dernière folie de Xavier Dolan

La dernière scène de Juste la fin du monde résonne avec le générique de début, interprété par Camille. "Home is where it hurts, home is not a harbor", la maison c'est là où ça fait mal, la maison ce n'est pas un refuge. Dans cette maison qui héberge une famille dysfonctionnelle où rien n'est à sa place, où les paroles des uns répondent à celles des autres de manière incohérente. Une famille avec des hommes mais sans figure masculine, où les personnages parlent dans le vide et ne communiquent pas. Où les hommes ont abandonné la place, où la raison a vaqué la place. Où le seul personnage hors du système sclérosé est une pièce rapportée, interprétée par Marion Cotillard, la seule qui a compris la vérité : la mort imminente du jeune frère, Louis, interprêté par Gaspard Ulliel. Vides et absence On comprend l'absence du père, un vide abyssal qu'Antoine, le grand frère "symptôme" interprété par Vincent Cassel, essaye de combler. Où la brutalité prend toute la place. Antoine est un fou furieux, qui...

Toujours Barbra

Son apparition à Broadway dans la comédie musicale « Funny Girl » l’a révélée au grand public. Elle interprète pour la première fois son célébrissime « People ». C’est peut être avec cette chanson qu’elle devient instantanément une icône gay (à l’époque le terme LGBT n’existait pas encore). Les paroles de « People » résonnent avec le sentiment d’intolérance ressenti par la communauté gay à l’époque et d’isolement. Elles répondent à sa soif de romantisme dans un monde qui ne voulait pas nous voir. Elle restera une icône LGBT jusqu’à ce jour… au moins pour une génération d’hommes, pour lesquels aimer Barbra Streisand était l’équivalent d’un « coming out ».   Un rythme de travail effréné Une multitude d’albums se succèdent : « My Name is Barbra », “The Way We Were”, « Stoney End », « Guilty »… ils arrivent au rythme effréné de presqu’un album par an. Elle fait des films : la version cinéma de « Funny Girl », avec Omar Sharif, « A Star is...

Cineffable, festival lesbien et féministe

Né en 1989 sous l’impulsion des membres d’un ciné-club lesbien, Cineffable a pour vocation de rendre visible le cinéma lesbien et féministe, souvent peu ou pas diffusé dans les salles de cinéma grand public. Se rassembler, partager, découvrir des réalisatrices et des artistes travaillant elles-mêmes dans ce sens, tels sont les enjeux majeurs de Cineffable, qui par la pluralité des représentations lesbiennes et féministes que ce festival donne à voir se montre profondément conscient des différentes sensibilités. Souhaitant rendre le festival accessible au plus grand nombre, tous les films présentés lors de cette 28ème édition seront sous-titrés, comme chaque année, pour les personnes sourdes et malentendantes, et les présentations de séances, les rencontres et débats seront interprétés en langue des signes française (LSF) dans la mesure du possible. Un accès pour les personnes à mobilité réduite est également prévu. Afin d’en savoir plus sur le programme de cette nouvelle édition et d’évoquer tant les fondements que l’avenir du festival, GENRES est allé à la rencontre...
Affiche féministe

Iconographie lesbienne : rendre visible pour inspirer

Rendre visible pour inspirer. C’est l’un des grands rôles que jouent les images dans nos vies, parfois même inconsciemment. Qu’elles nous émeuvent, nous fassent rêver, nous rebutent ou nous scandalisent, les images nous font toujours réfléchir. Leur impact se mesure aussi dans le fait de les fuir : si au cœur de toute tentative d’indifférence, nous refusons en quelque sorte d’écouter ce que nous percevons, c’est bien que ce que nous voyons agit de manière directe sur nous.   L'art de l'affichage Les affiches font partie intégrante de l’histoire du militantisme et de l’émancipation, identitaire ou sociale. Support d’une iconographie particulièrement libre et créative, l’art de l’affiche est souvent subversif et d’une rare diversité. Le collectif féministe La Rage a débuté sa collecte d’affiches féministes et lesbiennes depuis juin 2015, et invite depuis toute personne le souhaitant à collaborer en contribuant à agrandir cette grande collection d’affiches militantes qui seront par la suite gratuitement téléchargeables depuis leur site Internet. Projet à but non lucratif et mené complètement...