le beau livre #1 Amours Secrètes, Nicole Canet

Difficile de ne pas enfiler les superlatifs lorsque l’on tourne les pages de ce précieux ouvrage. Difficile de ne pas se laisser submerger par une réelle émotion, lorsque l’on se surprend à soulever le voile pudique de l’intimité de quelques-uns de ces plus grands auteurs. Car c’est en effet, autour des figures de Marcel Proust, de Pierre Loti, Renaud Icard, Roger Peyrefitte et de Jean Genet que s’articule, le discours érudit de ces émois au masculin. Ce sont alors des cohortes d’apaches canailles, de marins querelleurs, d’antiques éphèbes, de lascifs bagnards ou de fiers militaires qui accompagnent les évocations de ces « Amours Secrètes », parfois clandestines, souvent discrètes mais toujours intenses et passionnées. C’est un éclairage sensible et la remise de clés de l’intime, jusque-là détenus par seulement quelques amateurs. Naviguant de palaces parisiens ou de la côte normande en d’interlopes lieux de débauches proustiens, poussant jusque dans des contrées plus lointaines et orientales, et même jusque derrière les barreaux au côté de Genet, Nicole...

Les 12 voyages amoureux de Jean-Baptiste Huong

Les éléments et les hommes sont en harmonie Les photos de Jean-Baptiste Huong sont belles, pures, d'une simplicité extrême... Elles évoquent quiétude et harmonie. Les éléments (Terre, Eau, Air) sont présents dans ce qu'ils apportent de plaisir, de sensualité... Le regard "amoureux" du photographe Si tous ses modèles sont poilus, barbus, très mâles... il émane de leur attitude une vraie douceur... ils se sentent aimés par le regard du photographe. Ce n'est pas un hasard. Jean-Baptiste cultive une relation quasi amoureuse avec ces garçons qui, du coup, lui donne ce qu'ils n'offriraient pas forcement à un autre. C'est sans doute un des secrets qui fait le prix du travail de Jean-Baptiste Huong, dont nous vous présentons régulièrement les photos. Sweet Fantaisies Diary calendar 2018 Son calendrier, où chaque mois est illustré de la plus belle manière par une composition qu'on pourrait imaginer née du hasard, est à n'en pas douter le fruit de son regard amoureux...  Il ravira votre année 2018, sous les auspices de la beauté et de la générosité. En vente en exclusivité...

Finding Phong : changer de sexe au Vietnam

Phong s’est toujours considéré comme une fille prise au piège dans un corps de garçon. c’est en entrant à l’université à Hanoi qu’il découvre qu’il n’est pas le seul à souffrir d’une telle situation. caméra au poing, Phong décide de changer de vie et amorce une métamorphose. Ce documentaire vietnamien, sorti sur les écrans cette semaine, est un journal filmé qui témoigne au plus près du parcours intime d'un jeune homme qui va accomplir le chemin difficile du changement de sexe. Les deux réalisateurs Tran Phuong Thao et Swann Dubus Mallet expliquent leur démarche. Extraits de l'interview à retrouver dans son intégralité ici : Comment est né le projet ? Swann Dubus Mallet : Phong est une amie de notre producteur. elle a partagé avec lui ses peines et ses espoirs. il nous a contactés pour faire un film sur son histoire. comme j’étais à Paris où je terminais la post-production de notre film précédent, thao a rencontré Phong seule. elle m’a appelée pour me dire qu’on ne pouvait...

Les Vestiges d’Alice, entretien avec Marc Kiska

Le photographe, mais aussi sculpteur et désormais auteur, Marc Kiska livre un récit des plus percutant, tant sur la forme que sur le fond. Il y a en effet dans ce roman, une volonté de manier et d’user de différents niveaux de langages, comme pour mieux faire tourbillonner son lecteur. Puis, il y a aussi, et surtout, cette galerie de personnages aux pulsions et passions souvent incontrôlables, et qui donne à ce texte tout son relief. Et pour aller un peu plus loin, nous avons pu nous entretenir, avec l’auteur. - Vous êtes photographe, et ce qui de prime abord semble singulariser votre travail, c’est, il me semble, cette trame hyper narrative, ainsi ce glissement de l’image aux mots apparaît quasiment évident. Avez-vous éprouvez, lors de l’écriture de votre roman, un processus similaire à celui de la fabrication d’une photographie ? Marc Kiska : Je me suis mis à photographier il y a une quinzaine d’années pour illustrer mes nouvelles. Ces textes étaient déjà très visuels...
Philippe Besson 2011

Philippe Besson, forever young

Qui ne voudrait pas l’être ? A priori, rien ni personne ne pouvait résister au charme fatal blond (à la Marilyn Monroe), de cet enfant binoclard, petit et voûté, qu’Hollywood allait bien vite (trop vite ?) ériger en « Petit Prince » du grand écran. Cet orphelin trop vite abandonné par sa mère allait la rejoindre, trop vite sûrement, dans un destin tragique digne d’un long-métrage d’Elia Kazan. « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy boit du gin dans sa Chrysler. La presqu’île, le boulevard de la mer est con. Comme elle est partie, attention : Jimmy tourne en rond. » Je suis donc devenu compagnon de La Ballade De Jim (A. Souchon), de ses premiers cours de claquettes, jusqu’à son dernier claquage (car vous vous doutez bien de la fin de l’histoire…). Que vous en dire ? Jimmy, éternellement jeune, demeure un mystère. Et je dois relever le talent de l’auteur, qui n’a pas cherché à peindre un portrait trop cru...
Zhu Mingxiang

Zhu Mingxiang : « beauté de la nudité, magie du corps et liberté d’être gay »

Ton exposition de photos aura lieu du 25 janvier au 15 février 2017 à la libraire Les Mots à la bouche dans le cadre de la 3ème Semaine LGBT chinoise. Quel fut ton parcours avant de venir en France ? Exposition de photos ZHU MINGXIANG Corps & Âme du 25 janvier au 15 février 2017 Vernissage le mercredi 1 février 2017 à 19h Librairie Les Mots à la Bouche 6 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4e Zhu Mingxiang : J'ai beaucoup voyagé depuis 2009, de l’Afrique à l’Asie en passant par l'Europe. Ce fut pour moi l'occasion de développer ma connaissance des différentes cultures. En 2012, je me suis installé à Paris, dont l'effervescence culturelle est une source d'inspiration. Comment est née l'idée de cette exposition ? Lorsque je suis arrivé ici, je pratiquais de la photographie de style documentaire, au quotidien, un peu à la façon de Cartier-Bresson. J’étais alors très attaché au noir et blanc. Après quelque temps, j'ai commencé à cherché mon style photographique propre, avec lequel je pourrais garder une...

One Kiss, extraordinaire et tendre

One kiss, titre un peu étrange pour un film italien, mais ce second film de Ivan Cotroneo, auteur et scénariste, est débordant de vie, de joie, de sourire, de rire… puis de mort. Lorenzo est l’homo, la fausse folle qui s’assume, encouragé par ses parents adoptifs. Il revendique d’être non seulement bon en tout, mais le meilleur ! Et il explose continuellement à l’écran. Et puis Blu, la fille du trio qui semble se réveiller avec Lorenzo, ainsi que Antonio, qui réussira peu à peu à émerger dans les rigolades et sera amoureux de Blu. Ils sont tous les trois un peu autres et dans le lycée d’une petite ville du nord de l’Italie… « Un monde entier enfermé en quelques kilomètres » redit l’auteur. Oui, mais fréquenter un homo est peu recommandé dans l’équipe de sport d’un lycée. Un baiser reçu mais non assumé… Lorenzo est amoureux de Antonio, et c’est la mort dans certains contextes, certaines histoires. La vraie homophobie, que jamais l’on puisse me prendre pour un...

Petits Contes Lesbiens – 1

Ton sein dans ma bouche je vole. Le bout est ma capsule tendre et dure à la fois, un logis malléable où ma langue se faufile, roule et ondule. Ton sein dans ma bouche je vole. Je l’absorbe et me le prends entier comme moisson délicieuse du désir de ton corps en attente. Je suis la saison qui fait mûrir ton sein, et voilà je le cueille, je le mords, le croque et m’en délecte, sa chair gorgée de soleil me régénère, je m’en emplis jusqu’à l’ivresse. Je vole. Mes bras t’enserrent, ma bouche mange ton sein et je vole. J’ai percé la voûte du ciel et là tu as gémi, tu as senti que je franchissais la sphère humaine, tu t’es accouplée à mon décollage, voilà nous sommes deux dans la capsule de ton sein, nous sommes soudées et presque réduites à un corps. Mais non, ton sein s’arrondit, se durcit entre mes lèvres, il me pénètre et me remplit, je sais que tu...

Emmanuel Pierrat, héraut du poil : l’interview

Emmanuel Pierrat et Jean Feixas n’en sont pas à leur coup d’essai question toison et autres « cressons » humains, puisqu’ils ont publié ensemble en 2015 un ouvrage remarqué sur les Barbes et Moustaches (Hoëbeke). Avec Les Petits Cheveux – Histoire non convenue de la pilosité féminine, qui paraît cet automne aux éditions de La Musardine, nos deux passionnés d’arts singuliers et d’esthétismes rebiquants (si l’on m’autorise ce néologisme) s’intéressent au cheminement ébouriffant du poil féminin au travers des siècles et de situations souvent ignorées ou oubliées. Une passionnante traversée pour les curieux de tous poils ! Détails historiques échevelants, ballades et balades en bouclettes pubiennes dont l’abondance peut constituer une authentique « végétation capillaire » (jusqu’à 1,80 mètre de long pour une Lithuanienne contrainte « d’enrouler » ses poils pubiens « autour de sa cuisse » pour « les empêcher de traîner par terre »), anecdotes contemporaines désop(o)ilantes : tout dans cet ouvrage ravit le lecteur curieux – et un brin concupiscent comme il se doi(g)t...