Le beau livre #4, Undressed, Mario Testino

Dernier projet éditorial de l’éditeur Taschen et du photographe de mode Mario Testino, Undressed, invite à l’effeuillage, cet ouvrage se propose de dresser un panorama des photos de nus les plus marquantes du photographe Mario Testino, adepte d’une esthétique léchée et sensuelle ou juste là lorsqu’il s’agit de capturer ces moments aussi torrides qu’éphémères. les photos de Testino font se côtoyer les mannequins les plus en vues, et des anonymes, des filles parfaites et des garçons androgynes, ou peut-être est-ce l’inverse… Réunissant une cinquantaine de photographies, certains clichés issus des archives du studio du photographe sont ici publiés pour la première fois. Figure incontournable des années porno chic, période Tom Ford chez Gucci, il est régulièrement plébiscité pour les séries mode de magazines prestigieux, ou de sulfureuses et luxueuses campagnes de publicité. Un entretien accordé à l’ancienne et emblématique rédactrice du Vogue Paris et créatrice du CR Fashion Book, Carine Roitfeld, éclaire sur les volontés esthétiques du travail du photographe. Images au luxe décomplexé,...

Il sublime le corps des garçons et murmure à leur esprit

Hugues : Comment es-tu venu à la photo ? Jean-Baptiste : J'ai eu mon premier appareil reflex à 15 ans et j'ai commencé surtout à prendre la famille, les amis. Puis, j'ai fait des études de cinéma car je voulais devenir directeur de la photo ou monteur. Finalement j'ai opté pour le montage car j'avais une opportunité dans le milieu de la télévision. Mais j'ai continué à prendre en photo des gens que j'aimais autour de moi et ce jusqu'à maintenant. C'était devenu une passion, un hobby. J'ai toujours été en admiration pour des photographes tels que Man Ray, Mapplethorpe, et beaucoup plus tard, Helmut Newton, Peter Lindberg, Bruce Weber, Herb Ritts, Pierre et Gilles et Paul Freeman qui ont toujours su capter des émotions particulières et des corps dans toute leur splendeur, toujours parsemées d'érotisme. Je suis aussi très fan de la peinture de la Renaissance. Je pense que l'ambiance de mes photos reflète donc tout cela. Quel rapport entretiens tu avec tes modèles ? Comment les recrutes-tu  ? J'ai besoin...

Le beau livre #12, Outlandish /Room/ par Marc Kiska

David Lachapelle, Anthony Gayton, Justin Monroe, Simen Johan… autant de références et d’évocations qui si elles semblent évidentes de prime abord sont à évacuer assez vite, tant « l’écriture » photographique de Marc Kiska est singulière et personnelle. Dans son ouvrage « Outlandish /Room/ » le photographe semble vouloir se frayer un chemin, ce sera tortueux, boueux et brumeux, escarpé… au cœur de la ville ou dans des bois sombres, dans l’intimité d’une chambre exiguë ou bien perdus dans de vastes forêts oniriques, ses photographies sont comme des balises d’un parcours initiatiques au milieu des méandres et troubles adolescents. Dans des mises en scènes soignées, de réelles compositions plastiques, que l’on devine parfois empruntées aux grand maîtres de la Renaissance, les corps et les objets de Marc Kiska, naviguent entre ombres et illuminations, sont comme des offrandes déposées sur un autel. Des offrandes et même des sacrifices, que l’on imagine dans ces temples païens, des toits d’immeubles de villes anonymes, des maisons hitchcockiennes ou encore des lieux abandonnés...

Jacques de Bascher, dandy de l’ombre

Vénéneux, hypnotique, addictif, stupéfiant, empoisonnant, dandy morbide… c’est presque immanquablement que s’impose le champ lexical des drogues et du ravage lorsque l’on évoque Jacques de Bascher. Ange ou démon ? Ses aléas et turpitudes, valaient bien une biographie, riche de documents et de témoignages, la journaliste Marie Ottavi, livre le récit d’une vie, que nombre de romanciers auraient aimé imaginer, dans les paroles de ceux qui l’ont aimé ou détesté, c’est aussi le portrait de toute cette période à part, du Paris nocturne et sans limite des années 80. D’ascensions fulgurantes, en chute vertigineuse, croiser Jacques de Bascher, même sur le papier, c’est frôler l’insolence et la décadence, c’est tutoyer les plus grands, c’est brosser le portrait de toute une époque, des bas fonds et de ce que brille, de toute une nuée de célébrités, héritières, fils et filles de, noblesse désargentée, artistes et bien sûr les deux légendes que sont Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld, c’est d’ailleurs autour de ce dernier que s’articulera...

Le beau livre #7, David LaChapelle, Lost + Found & Good News

Après les tout aussi monumentaux Artists & Prostitutes, LaChapelle Land, Hotel LaChapelle, Heaven to Hell parus entre 1996 et 2006, Lost + Found et Good News sont les deux derniers ouvrages présentant les plus récents travaux du photographe américain, aussi réalisateur et à l’origine de nombreuses campagnes de publicité loin d’être passées inaperçues comme ces images engagées pour la marque Diesel. Dans un univers onirique, pop, un monde ou le vrai a l’air faux, un monde luxuriant mais grinçant David LaChapelle (né en 1963) se joue des normes et des conventions, dans ces images, hyper-précises et composées comme des toiles de maîtres, c’est dans un univers identifiable entre mille, là où se tutoie le kitsch et l’antique, l’onirique et le trash, le sexy et le sacré, qu’il nous balade. De décadences en étrangetés, c’est toutes les icônes de la planète pop, superstars ou célébrités underground qui ont défilé sous son objectif, Pamela Anderson, David Beckham, Amanda Lepore, Madonna, Lady Gaga, Paris Hilton, David Bowie,...

Marco Han : « Je veux capturer les émotions intérieures de ces hommes, en utilisant...

Tu es originaire de Mandchourie au nord de la Chine en 1983. Quel est ton parcours artistique ? Marco Han : Le dessin et la peinture ont toujours été ma passion, je les ai appris dès mon plus jeune âge, et je les pratique toujours régulièrement. J’ai également été tatoueur. Je suis venu à la photographie naturellement, comme prolongement à la peinture. Puis mon activité de photographe s’est développée au cours de mes nombreux voyages dans le monde, et au fil de mes rencontres. Je suis un photographe libre, qui me déplace souvent. Ton exposition de photos aura lieu du 25 janvier au 15 février 2017 à la librairie Les Mots à la bouche dans le cadre de la 3e Semaine LGBT chinoise. Peux-tu nous en parler ? La rue m’inspire beaucoup, ainsi que le monde de la nuit. Les hommes que je rencontre m’inspirent aussi. Je veux capturer les émotions intérieures de ces hommes, en utilisant le noir et blanc, afin d'exprimer leurs blessures et leurs forces...

Arthur Dreyfuss : l’enfant qui est en chacun de nous

Il écrit avec des images dans la tête On vous connaît d’abord comme écrivain... C’est vrai, mais j’ai toujours écrit avec des images dans la tête. Quand on me demande « quels auteurs » m’ont inspiré, je réponds que certaines œuvres musicales ou visuelles m’ont davantage inspiré que des livres. Si je ferme les yeux, je pense autant à un chapitre du Grand Cahier d’Agota Kristof qu’à un poème de Maurice Scève, autant à Arcangelo Corelli qu’à une photo de Bernard Faucon ou de Nan Goldin. Comment est né votre travail photographique ? L’idée de la trace m’obsède depuis longtemps. Enfant, avec des caméscopes, des Kodak jetables, j’ai beaucoup photographié et filmé mes parents, mes grands-parents. Le cadre m’est apparu comme une chose naturelle : tracer quatre bords dans la réalité revenait à s’inventer une liberté. À vingt ans, un ami m’a offert un vieil argentique, que j’ai emporté partout. J’ai entrepris de cerner mes obsessions – tout en les limitant, à cause de la pellicule. Ensuite, comme...

Pierre Guerot & I, entretien avec Frédéric L’Helgoualch et Pierre Guerot

Ni tout à fait narratif ou exclusivement descriptif, il y a quelque chose de semblable au manifeste, à la déclaration, comme la volonté de témoigner de son attachement, son abandon, décrire le règne sans partage, d’un être, d’un corps, au moins autant aimé, que désiré, adulé. Un récit, comme la trace d’une passion, comme pour graver dans le marbre, ce que l’on ne dit pas (il est à ce sens presque paradoxal, que ce livre ne soit disponible qu’au format numérique…) Où chaque geste, chaque instant du quotidien se vit avec la plus absolue des intensités, presque comme une chance d’être avec lui… L’objet de ces émois, et c’est là que cet objet littéraire se singularise, c’est le photographe, modèle et acteur Pierre Guerot, dont les autoportraits, comme autant de micro-fictions, prennent le relais des mots, mais sont aussi le moteur des divagations de l’auteur Frédéric L’Helgoualch… - On a autant l’impression à la lecture de ce texte, d’un dialogue, que d’une interaction évidente entre...

Les 12 voyages amoureux de Jean-Baptiste Huong

Les éléments et les hommes sont en harmonie Les photos de Jean-Baptiste Huong sont belles, pures, d'une simplicité extrême... Elles évoquent quiétude et harmonie. Les éléments (Terre, Eau, Air) sont présents dans ce qu'ils apportent de plaisir, de sensualité... Le regard "amoureux" du photographe Si tous ses modèles sont poilus, barbus, très mâles... il émane de leur attitude une vraie douceur... ils se sentent aimés par le regard du photographe. Ce n'est pas un hasard. Jean-Baptiste cultive une relation quasi amoureuse avec ces garçons qui, du coup, lui donne ce qu'ils n'offriraient pas forcement à un autre. C'est sans doute un des secrets qui fait le prix du travail de Jean-Baptiste Huong, dont nous vous présentons régulièrement les photos. Sweet Fantaisies Diary calendar 2018 Son calendrier, où chaque mois est illustré de la plus belle manière par une composition qu'on pourrait imaginer née du hasard, est à n'en pas douter le fruit de son regard amoureux...  Il ravira votre année 2018, sous les auspices de la beauté et de la générosité. En vente en exclusivité...