Gaspard Noël, photographe habité dans le plus simple appareil

Hugues Demeusy : Comment es tu venu à la photo ? Gaspard Noël : Mon père, féru de voyages et de photographie, nous y a initiés très jeunes, mon frère et moi. Je devais avoir une dizaine d'années lorsque j'ai eu droit à mon premier petit boitier et je n'ai depuis jamais cessé de photographier. Quel sens donnes-tu à ton travail photographique ? J'envisage ma pratique de la photographie, que j'appelle "Autoportraits métaphysiques", comme une pratique de vie, et j'essaye d'y insuffler tout ce que peuvent m'inspirer à la fois mon quotidien, l'actualité, mes expériences personnelles, et les univers littéraires et visuels que je croise. Je crois que la meilleure façon d'aborder mon univers, très touffu, est de le considérer comme une recherche philosophique. Par conséquent, on y retrouve principalement des interrogations sur la raison d'être de l'homme sur Terre, sur ce que pourrait être une existence juste, à la fois sage, pacifique et non-ennuyeuse. Dans cette recherche, je donne effectivement beaucoup d'importance au plaisir infini que peut...

Chvës ne joue pas la comédie

Chvës : art-thérapeute, comédien et photographe Kevin démarre la photo en 2012. Il a fait des études de dramathérapie, en lien avec sa pratique de comédien. La photographie, plus intime, évoque sa perception du monde et des autres. Il constate qu’il se représente les autres d’une manière personnelle, pas forcément partagée par l’entourage, voire même des personnes elles-mêmes, sa vision comme une fenêtre sur une autre réalité perçue. Son travail offre une perspective mise en scène ; au centre la personne dont il fait le portrait. La mise en scène est l’évocation de son regard intérieur, singulier, mêlé à la personnalité impliquée du sujet photographié. Avant de vous présenter les photos qui ont fait l’objet de l’exposition en lien avec le projet Phèdre/Salope, je vais vous dévoiler un aperçu du parcours de Kevin Dez en tant que Chvës. Une photo aux souvenirs pluriels Une première photographie fut publiée dans le cadre du concours Souvenirs. Les enfants de la démesure. Titrée F#5. Françoise (comédienne de la cie MKCD), en premier plan devant...
Zhu Mingxiang

Zhu Mingxiang : « beauté de la nudité, magie du corps et liberté d’être gay »

Ton exposition de photos aura lieu du 25 janvier au 15 février 2017 à la libraire Les Mots à la bouche dans le cadre de la 3ème Semaine LGBT chinoise. Quel fut ton parcours avant de venir en France ? Exposition de photos ZHU MINGXIANG Corps & Âme du 25 janvier au 15 février 2017 Vernissage le mercredi 1 février 2017 à 19h Librairie Les Mots à la Bouche 6 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4e Zhu Mingxiang : J'ai beaucoup voyagé depuis 2009, de l’Afrique à l’Asie en passant par l'Europe. Ce fut pour moi l'occasion de développer ma connaissance des différentes cultures. En 2012, je me suis installé à Paris, dont l'effervescence culturelle est une source d'inspiration. Comment est née l'idée de cette exposition ? Lorsque je suis arrivé ici, je pratiquais de la photographie de style documentaire, au quotidien, un peu à la façon de Cartier-Bresson. J’étais alors très attaché au noir et blanc. Après quelque temps, j'ai commencé à cherché mon style photographique propre, avec lequel je pourrais garder une...

Marco Han : « Je veux capturer les émotions intérieures de ces hommes, en utilisant...

Tu es originaire de Mandchourie au nord de la Chine en 1983. Quel est ton parcours artistique ? Marco Han : Le dessin et la peinture ont toujours été ma passion, je les ai appris dès mon plus jeune âge, et je les pratique toujours régulièrement. J’ai également été tatoueur. Je suis venu à la photographie naturellement, comme prolongement à la peinture. Puis mon activité de photographe s’est développée au cours de mes nombreux voyages dans le monde, et au fil de mes rencontres. Je suis un photographe libre, qui me déplace souvent. Ton exposition de photos aura lieu du 25 janvier au 15 février 2017 à la librairie Les Mots à la bouche dans le cadre de la 3e Semaine LGBT chinoise. Peux-tu nous en parler ? La rue m’inspire beaucoup, ainsi que le monde de la nuit. Les hommes que je rencontre m’inspirent aussi. Je veux capturer les émotions intérieures de ces hommes, en utilisant le noir et blanc, afin d'exprimer leurs blessures et leurs forces...