Phèdre ou Salope, la transgression des genres

Phèdre : une tragédie contemporaine Un mois avant d’assister au spectacle Phèdre / Salope, je me suis rendu à une soirée de présentation, De Phèdre à Salope au Théâtre de La Loge qui a accueilli la pièce au 77, rue de Charonne, Paris, pour trois représentations les 14, 15 et 16 mars 2017. Matthias Claeys, metteur en scène et gérant de la compagnie MKCD (avec Kevin Dez et Marion Romagnan) et Anne Brosselard, dramaturge et collaboratrice artistique, présentaient ainsi les travaux qui ont précédé la construction du spectacle. Cette présentation se titre : De Phèdre à Salope. Plus qu’une simple présentation, c’est ici une réflexion approfondie au sujet de l’héritage artistique et historique, ainsi qu’un compte-rendu de l’actualité sur la question de la transgression des genres, qui nous est donné d’entendre. Matthias expose l’incarnation de Phèdre en tant que figure transgressive faisant face à la Loi, qui n’apparaît pas comme une loi de la nature, mais une loi construite sur les rôles entretenus par la société sexuée et genrée. Anne prend la...

Compartiment fumeuses au théâtre

Un involontaire trio de femmes en prison. Suzanne, la forte récidiviste des carnets de chèques vides, qui doit s’affirmer. Ici, cette prolote fabrique des cadres en coquillages. Elle est, non, fût… mariée et mère. Blandine arrive, mademoiselle de Neuville, bourgeoise, intello. Cette criminelle attend la suite de loa procédure. Partage des lieux houleux, tensions renforcées par Suzanne (eh oui!), la surveillance à l’air de gouine, ambivalente « chef » qui semble, tout en la bousculant, amoureuse de Suzanne. On peut imaginer la violence des rapports et des discussions surtout quand on apprend que Blandine est là pour avoir tué son père-mari qui la violait depuis ses 8 ans. Mais, de fait, loin d’un huis-clos étouffant plus où moins attendu, des éclats de rire, une brise légère ressentie dès qu’elles rêvent de la mer se ressent… Et puis les deux lits se rapprochent et, tout simplement, elles s’aiment et découvrent l’amour… jusqu’à la séparation finale car les lesbiennes qui s’aiment en prison… Agréable, donc, léger du texte de Joëlle Fossier à...