Le clown et l’acrobate

À travers la France, les départements plus ou moins obscurs et les villes pleines d’enfants désabusés, accro aux jeux vidéo en solitaires, et aux parents trop pressés et occupés, le petit cirque familial tente bravement de survivre. Composé d’une modeste ménagerie de trois singes capucins coquins, d’un couple de zèbres loin de chez eux et d’un unique cheval-star monté et dressé par sa belle cavalière. Monsieur Loyal, Aldo propriétaire et père de famille, entouré de sa fille aînée Alina la cavalière, de son gendre Peter vétérinaire responsable de la ménagerie et dresseur de zèbres, de son fils cadet Anton acrobate, et de sa fille cadette Anita maîtresse des singes capucins et également acrobate. Les deux clowns, les frères Marco et Enzo, sont des proches de la famille. Qu’il s’élève dans les airs ou qu’il subjugue le public par ses acrobaties sur le sol, le corps d’Adonis d’Anton est un ravissement pour les yeux... Tous ces gens dans l’abnégation dévoilent des trésors de courage et d’adresse pour faire...

L’Orgueil de Nankin

Mais, en toute logique, je n'aurais pas dû non plus connaître Lu le Perspicace, mon ami physicien. Alors pourquoi s'étonner d'entendre dire nos anciens : "Mille lis ne peuvent empêcher une rencontre prédestinée." L'Université de Nankin était une grande école, on arrivait tout de même à atteindre ses murs. Tant d'occasions permettaient aux étudiants de tisser des liens d'amitié : les soirées dansantes au réfectoire, les cours de beaux-arts et de musique classique dans la salle des fêtes, les rencontres sportives sur le grand stade et le hasard des allées qui les amenaient aux salles de classe, à la bibliothèque, à la salle de lecture. A l'école, je menais une vie sobre, en dehors de la zone sud dite de vie, de la zone nord d'enseignement, je sortais rarement dans la rue sauf parfois pour voir un film instructif ou acheter un pantalon à la mode, un veston d'hiver ou quelque chose de ce genre. La plupart du temps je restais "sur mon banc...

Le chanteur

Quand il monte sur scène, à la première seconde je manque de souffle. La vue de ce Chanteur incroyablement talentueux charismatique et séduisant me rend fou d’amour et d’admiration. Je le connais et le suis depuis de nombreuses années. Nos chemins se croisent de temps en temps et à chaque fois ce sont de merveilleux moments fugaces intenses et inoubliables. Son beau visage s’illumine à la vie et à ses fans. Son sourire ravageur et tendre fait apparaître d’adorables fossettes sexy et mutines. Toujours le mot gentil et drôle pour attiser l’amitié ou l’amour de son public acquis. C’est un bourreau. Un tortionnaire. Conscient ou inconscient de son pouvoir de séduction, en jouant habilement, il sera éternellement pour moi l’Homme idéal. L’Artiste absolu. L’Ami que je n’aurai jamais. L’Amant impossible, il aime bien trop les femmes. Je ne suis pas une femme, juste un fan parmi tant d’autres qui rêve d’un regard, d’un sourire, d’un clin d’œil complice. Rêver c’est bien le terme approprié. Le merveilleux fantasme d’un...

La rencontre

Un jour d'attente Il y a huit ans déjà que j’ai terminé le lycée. Une profonde solitude m'envahit. Un autre de ces moments horribles qui, de part en part de mon être, me fait découvrir à quel point l'humain est le plus pitoyable des terriens. Mon corps continue d'avancer dans ce chemin de ruelles qui ne sait pas changer de paysage. Toujours gris ; terne et sans vie pour la saison. Nous sommes à Paris au mois d'avril et il est treize heures. Il commence à pleuvoir. L'eau se constitue en de petites flaques éparpillées sur toute la route. En regardant mes chaussures prendre l'eau, j'avance encore. En pleine déréliction, je pense à mon amie. En tout cas c'est comme ça que je la considérais. Le souvenir de notre conversation me revient. Nous sommes en fin d'après-midi, a mon retour des toilettes, je vois Camille conclure un discours. Juste le temps de m’asseoir qu’elle finit. Elle retourne à sa place en me souriant. Ses dents et la forme...