Tribunes

Prendre sa place, donner son opinion ou faire passer son coup de gueule…

deux femmes en tenue mariage

Légaliser le mariage gay par référendum, fausse bonne idée ?

La République d’Irlande est devenue par voie de référendum le premier pays à permettre à deux personnes du même sexe de se marier - le 4ème pays en Europe à donner l’occasion aux citoyens de prendre la décision de manière populaire. Pourtant, les référendums sont-ils le bon moyen pour prendre une telle décision ? Tout d’abord, un référendum, selon le Larousse, se définit par un procédé de démocratie semi-directe permettant aux citoyens de manifester eux-mêmes un choix politique. La Suisse est un pays exemplaire qui pratique un système politique semi-direct. Au lieu d’avoir une décision imposée par le gouvernement fédéral, soit le peuple décide à titre individuel soit il vote par cantons. Parfois les deux sont pris en compte pour avoir une « double majorité ». Les démocraties se caractérisent par la liberté d’expression et de voter, chacun sa voix. Le droit de voter, le droit de s’abstenir du vote et le vote blanc sont garantis. Quoi qu’il en soit, chaque action comprend un message clair vis-à-vis de...

Qu’est-ce que le genre ? Qu’est-ce que la féminité ?

Trans-it-I-on par Misia-O’ est une exposition d'envergure internationale itinérante, qui lors de chaque présentation unique questionne le genre et la transidentité, autour de différentes problématiques abordées. Misia-O’ est une artiste photographe Française basée à Londres qui, au travers de ses photographies au style épuré, met en avant et en valeur les attributs féminins et masculins de chacun de ses modèles. Après Paris et Londres, l’exposition Trans-it-I-on par l’artiste Misia-O' prend ses quartiers d'été à Arles au Festival International de Photographie Voies Off, 22ème édition. Ceci au sein de deux lieux d'exposition : Du 03 juillet au 08 juillet 2017, dans le cadre de la semaine d'inauguration au Fournil de la Roquette, 9, Rue Fleury Prudhon, 13200 Arles. Exposition en extérieur, dans un lieu Arlésien authentique, charmant et atypique. En plein coeur du quartier de la Roquette, carrefour central de rencontres et d’échanges artistiques des Voies Off, et ouvert à tous. Du 03 juillet au 24 septembre 2017, au Restaurant Palao, 12, Rue des Porcelets, 13200 Arles. Haut lieu de la gastronomie locale,...

« Expulser Moussa, c’est l’assassiner »

Si vous avez écouté France Inter ce matin, peut-être avez-vous vous aussi été touché par l'histoire de Moussa, ce jeune gay guinéen dont l'histoire est bouleversante : artiste acrobate de 28 ans, demandeur d’asile, il aurait dû être renvoyé dans son pays d'origine, jeudi 3 mai au matin, depuis l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (Rhône). Un pays où, en raison de son orientation sexuelle, le jeune homme risque "une peine d'emprisonnement de six mois à trois ans", selon l'article 274 du Code pénal guinéen. Mais sans doute risque-t-il beaucoup plus. En France depuis 2016, il est sous le coup d'une demande d'expulsion des autorités françaises. Elles ne croient pas qu'il soit homosexuel car "il avait une compagne en Guinée"... pourtant, lui a dit avoir vu son ancien compagnon brûler devant ses yeux, du fait de son homosexualité. Plusieurs associations dont Aides, ou des personnalités comme la Maire de Paris, lui ont apporté leur soutien. L'association demande "Notre pays est-il devenu fou ? Où sont les droits de l'Homme...

Rêver

Nouvelle année, prenons-nous à rêver ! We had a dream...que Trump s'entoure de personnes LGBT-friendly et que la condition des personnes trans au pays des droits civils devienne un exemple pour le reste du monde. Que Fillon lance les réformes à la suite du mariage pour tous pour que l'adoption soit la même pour tous, que les droits des trans deviennent une priorité pour le prochain gouvernement. Que les femmes n'aient plus besoin d'avoir un ministère, car l'égalité de droits et de traitement sera la même pour chacun-e. Que les LGBT ne soient plus une cible de choix pour les extrémistes... Malgré les difficultés, rêvons de tout cela, car c'est de rêves que tous les progrès sont nés depuis la nuit des temps. Arrêtons de rêver, et la place devient libre pour les tueurs d'espoir et autres bonimenteurs que sont les populistes de tous pays et de tous bords. Comme Zhou, organisateur de la Semaine LGBT de la Chine, nous le dit : "Encore un...

Harcèlement, le côté obscur de l’enseignement

Nous vivons dans un monde où le harcèlement sexuel est soudain mis en lumière. Pendant mon expérience aux Etats-Unis comme professeur et directeur dans une école privée, j'ai connu le harcèlement sexuel. Il est inconcevable que je sois le seul à avoir été harcelé ou dragué au travail. Cependant, je n'en ai jamais parlé avec mes collègues. Aujourd’hui, dans ce contexte particulier, je me rappelle mes expériences personnelles. Les écoles d'élite privées américaines (et j’imagine peut-être aussi les françaises) pensent être des bastions de la pensée libre et de la pensée sociale progressiste. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Dans une certaine mesure, surtout au début de ma carrière à Los Angeles, j’ai trouvé une certaine sécurité en étant ouvertement gay. J'ai appris à prendre quelques précautions, comme ne jamais me retrouver seul dans mon bureau porte fermée avec un étudiant masculin ; je n'ai jamais invité les étudiants chez moi ; j'étais amical, mais je ne suis jamais devenu leur ami, et quand...

Comment réinventer le cas zéro de sida en France

Que s'est-il passé dans la tête de Sarah Baruck pour décider de planter l'intrigue de son deuxième roman dans le service de Médecine Interne de l'Hôpital Saint Louis, en 1982, où le docteur Valensi va prendre en charge un malade atteint d'une pathologie encore inconnue. Hôpital Saint-Louis 1982 Tout commence donc par un cas incompréhensible et très inquiétant, un patient atteint de . symptômes incohérents et d’une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l’hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner ce patient mis à l'écart par le Chef du Service… N'écoutant que son éthique professionnelle et humaine, Valensi va soigner clandestinement cet homme qui se révélera être le premier patient atteint du LAV, le premier nom donné au VIH. Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d’une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre. En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur lui, il va se battre...

Parce qu’il faut savoir d’où on vient

Mars nous apporte son lot de bonnes nouvelles printanières. Yagg et Têtu renaissent de leurs cendres, sans doute l'effet nouvelle année chinoise avec les énergies de printemps. L'un renaît sur le web comme à son habitude, et l'autre en version papier, alors qu'il avait depuis près de deux ans poursuivi sa route sur le web. On peut se questionner sur l'opportunité de publier à nouveau sur papier en 2017, alors même qu'il existe une offre qui vit encore, en versions payante et gratuite. A qui s'adresser ? Sans doute y a-t-il encore des personnes qui préfèrent lire un magazine qu'il peuvent sentir entre leur doigts dans le train ou sur la plage. Mais le feront-il toute l'année dans le métro ou simplement en vacances ? L'avenir nous le dira. En tout cas nous leur souhaitons de réussir ! A l'heure où nous nous demandons où nous allons en élisant un président et un parlement, il est sans doute au moins aussi important de nous rappeler d'où...

Coming out et Kevin Spacey : à faire et à ne pas faire

On ne choisit pas son homosexualité mais on choisit de faire ou pas son coming out. En tout cas c’est mieux que de se faire outer ou de le déclarer contraint et forcé comme justification de faits répréhensibles (voir Kevin Spacey). Le coming out, ou « sortie du placard » en français, désigne l’annonce volontaire d’une orientation sexuelle ou d’une identité de genre à son entourage familial ou professionnel. C’est un moment important quel que soit son âge dans l’acceptation et l’estime de soi. C’est aussi un acte courageux où l’on s’expose sur un plan personnel en prenant des risques affectifs et parfois professionnels car il peut mal se passer et entrainer des conséquences dommageables. Mais il permet de devenir ce que l’on est. Pourquoi et comment faire son coming out ? Pour s’aimer comme on est, pour vivre librement avec celui ou celle que l’on aime, pour éviter la honte et la culpabilité, pour s’affirmer auprès de ceux que l’on aime et prendre sa place. Pour le mode d’emploi lire à ce sujet...

Cineffable, festival lesbien et féministe

Né en 1989 sous l’impulsion des membres d’un ciné-club lesbien, Cineffable a pour vocation de rendre visible le cinéma lesbien et féministe, souvent peu ou pas diffusé dans les salles de cinéma grand public. Se rassembler, partager, découvrir des réalisatrices et des artistes travaillant elles-mêmes dans ce sens, tels sont les enjeux majeurs de Cineffable, qui par la pluralité des représentations lesbiennes et féministes que ce festival donne à voir se montre profondément conscient des différentes sensibilités. Souhaitant rendre le festival accessible au plus grand nombre, tous les films présentés lors de cette 28ème édition seront sous-titrés, comme chaque année, pour les personnes sourdes et malentendantes, et les présentations de séances, les rencontres et débats seront interprétés en langue des signes française (LSF) dans la mesure du possible. Un accès pour les personnes à mobilité réduite est également prévu. Afin d’en savoir plus sur le programme de cette nouvelle édition et d’évoquer tant les fondements que l’avenir du festival, GENRES est allé à la rencontre...