Tribunes

Prendre sa place, donner son opinion ou faire passer son coup de gueule…

Les filles à pédé(s) : Ziggy, il s’appelle Ziggy je suis folle de lui…

Les filles à PD déjà ce n’est pas joli, joli comme expression. Mais comme nous le rappelle Olivier dans son mini-glossaire des insultes, on n’a pas dit… les filles à fiotte, ni à tarlouze, ni à tapette, bref on reste dans un registre basique. Lire ou relire le mini-glossaire d’Olivier : http://genres.centrelgbtparis.org/2016/10/01/insultes-mini-glossaire-pour-bien-insulter-les-pedes/ Certains parlent aussi de Georgette des tapettes mais on n’en finira jamais d’être désagréable, aussi, trêve d’auto-flagellation. Restons moins bêtes que d’autres en gardant le sens de l’humour. Revenons à nos brebis, pour Wikipédia Fille à pédés est une expression qui qualifie l’attitude d’une femme, souvent hétérosexuelle, fréquentant des hommes homosexuels avec assiduité. Le diminutif FAP est aussi parfois utilisé. Donc c’est une bonne copine qui s’affranchit des préjugés. Elle mérite que l’on s’intéresse à elle en gardant son sens de l’humour et une certaine dérision. Qui est-elle exactement ? La FAP est parfaitement identifiée dans le Guide presque officiel de la fille à pédés écrit par Anaïs Delcroix et Jeremy Patinier. Selon la Fédération Internationale des Clichés, la FAP serait une employée extravagante le jour et...

Comment réinventer le cas zéro de sida en France

Que s'est-il passé dans la tête de Sarah Baruck pour décider de planter l'intrigue de son deuxième roman dans le service de Médecine Interne de l'Hôpital Saint Louis, en 1982, où le docteur Valensi va prendre en charge un malade atteint d'une pathologie encore inconnue. Hôpital Saint-Louis 1982 Tout commence donc par un cas incompréhensible et très inquiétant, un patient atteint de . symptômes incohérents et d’une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l’hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner ce patient mis à l'écart par le Chef du Service… N'écoutant que son éthique professionnelle et humaine, Valensi va soigner clandestinement cet homme qui se révélera être le premier patient atteint du LAV, le premier nom donné au VIH. Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d’une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre. En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur lui, il va se battre...

Cineffable, festival lesbien et féministe

Né en 1989 sous l’impulsion des membres d’un ciné-club lesbien, Cineffable a pour vocation de rendre visible le cinéma lesbien et féministe, souvent peu ou pas diffusé dans les salles de cinéma grand public. Se rassembler, partager, découvrir des réalisatrices et des artistes travaillant elles-mêmes dans ce sens, tels sont les enjeux majeurs de Cineffable, qui par la pluralité des représentations lesbiennes et féministes que ce festival donne à voir se montre profondément conscient des différentes sensibilités. Souhaitant rendre le festival accessible au plus grand nombre, tous les films présentés lors de cette 28ème édition seront sous-titrés, comme chaque année, pour les personnes sourdes et malentendantes, et les présentations de séances, les rencontres et débats seront interprétés en langue des signes française (LSF) dans la mesure du possible. Un accès pour les personnes à mobilité réduite est également prévu. Afin d’en savoir plus sur le programme de cette nouvelle édition et d’évoquer tant les fondements que l’avenir du festival, GENRES est allé à la rencontre...

Homophobie dans le sport : Manuel Picaud, coprésident de Paris 2018, fait le point

"En 2018, on compte encore plus de 70 pays condamnant l’homosexualité, dont 12 par la peine de mort. Ce n’est qu’en 1982, année de création des Gay Games, que la France a totalement dépénalisé l’homosexualité. les militants lesbiennes, gays, bis et trans ont obtenu que la loi punisse les discriminations et défende l’égalité de tous les couples face au mariage. Pour autant, l’homophobie reste prégnante dans la société, comme le révèle chaque année SOS Homophobie. Une étude sur le football révèle ainsi qu’un homme sur deux déclare avoir un jugement négatif sur l’homosexualité et que celle-ci reste un tabou chez 63% des joueurs professionnels et 74% des jeunes joueurs de football. Sur le terrain, « enculé » et « pédé » figurent parmi les insultes les plus fréquemment utilisées. La course à la surperformance, la valorisation de la virilité et le fanatisme des supporters semblent légitimer ces préjugés homophobes. L’homosexualité s’en trouve par conséquent niée, comme lorsque les gens déclarent « il n’y a pas...

GayKitschCamp, pour que vive le patrimoine LGBT

Créée en 1989, l'association culturelle GayKitschCamp a pour vocation de promouvoir le patrimoine LGBT. Après avoir organisé en parallèle le festival de films QuestionDeGenre à Lille de 1991 à 2005, elle s’est incarnée en centre de documentation/librairie de 2000 à 2005. Installée ensuite à Montpellier, elle se concentre aujourd’hui sur sa première activité : faire découvrir à des chercheurs, des étudiants et des amateurs, des textes constitutifs de l'histoire homosexuelle au sein de la maison d’édition QuestionDe­Genre/GKC. Cette maison d’édition a lancé puis accompagné les publications d’études homosexuelles en France. Entretien avec Patrick Cardon, responsable depuis sa création et immense figure de la culture LGBT. Hugues Demeusy : Patrick, pourquoi ce nom de GayKitschCamp? Patrick Cardon : A l’origine, une affiche entrevue pour une exposition à Anvers sur le kitsch (resignification de choses banales et surtout anachroniques) et sur le camp (humour gay). Nous ajoutâmes gay, pour affirmer une identité. Quels furent ses débuts ? Gay « sans commentaire » ; Kitsch « Le temps qui passe » ; Camp « Le temps qu’il fait » : C’est ainsi qu’en...

« Expulser Moussa, c’est l’assassiner »

Si vous avez écouté France Inter ce matin, peut-être avez-vous vous aussi été touché par l'histoire de Moussa, ce jeune gay guinéen dont l'histoire est bouleversante : artiste acrobate de 28 ans, demandeur d’asile, il aurait dû être renvoyé dans son pays d'origine, jeudi 3 mai au matin, depuis l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (Rhône). Un pays où, en raison de son orientation sexuelle, le jeune homme risque "une peine d'emprisonnement de six mois à trois ans", selon l'article 274 du Code pénal guinéen. Mais sans doute risque-t-il beaucoup plus. En France depuis 2016, il est sous le coup d'une demande d'expulsion des autorités françaises. Elles ne croient pas qu'il soit homosexuel car "il avait une compagne en Guinée"... pourtant, lui a dit avoir vu son ancien compagnon brûler devant ses yeux, du fait de son homosexualité. Plusieurs associations dont Aides, ou des personnalités comme la Maire de Paris, lui ont apporté leur soutien. L'association demande "Notre pays est-il devenu fou ? Où sont les droits de l'Homme...

Faire (encore) rêver

C’est avec bonheur que nous accueillons petit à petit des nouvelles et des nouveaux dans l’équipe. Nous avons comme l’impression que Genres prend sa place, à son rythme…un rythme convivial et associatif. Genres prend sa place aussi car c’est ce que nous disent les statistiques qui vous montrent de plus en plus nombreuses et nombreux à nous lire. Alors bien sûr même si nous n’avons pas d’objectif de « trafic », cela fait bougrement plaisir de se faire plaisir et de faire plaisir ! Ainsi nous accueillons ce mois-ci les gentilles Plumes du Salon du Livre Lesbien qui publieront régulièrement des articles dans Genres. CLX, le dessinateur en feu, nous a rejoints pour nous faire l’honneur de publier pour Genres un dessin tous les mois. Et nous avons aussi accueilli dans nos pages, depuis quelques jours déjà, la belle poésie de Laurent, ainsi que les superbes dessins d’Anne-Claire qui l’accompagne. Et enfin nous avons créé un nouvelle rubrique, une liste plutôt « à faire en février », de tous les événements dont nous aurons parlé...
genres copie d'écran

Une nouvelle voix pour tous les genres !

Aujourd’hui, l’offre d’informations et de contenus des médias classiques s’est rétrécie comme peau de chagrin. Nous connaissons bien les difficultés auxquelles fait face la presse en général et LGBT en particulier, au format papier comme sur le web, avec des modèles économiques à découvrir. Pauvreté des contenus des réseaux sociaux Facebook et consorts offrent un contenu qui n’a jamais été aussi riche en volume – une vraie chance – mais paradoxalement très pauvre en terme de diversité de points de vue. Non que les contenus divers ne soient plus présents, mais ils sont éparpillés et passés à la moulinette des algorithmes informatiques. Nous voulons participer à notre échelle modeste à alimenter cette diversité, et c’est chez les bénévoles et les « amateur-e-s » que nous voulons aller chercher cette richesse. Vous ne trouverez aucun-e journaliste professionnel-le dans notre équipe : nous faisons le pari que vous avez, que nous avons des histoires intéressantes à raconter. Un projet bercé par des bénévoles L’ambition nouvelle du Centre LGBT Paris Ile-de-France...
deux femmes en tenue mariage

Légaliser le mariage gay par référendum, fausse bonne idée ?

La République d’Irlande est devenue par voie de référendum le premier pays à permettre à deux personnes du même sexe de se marier - le 4ème pays en Europe à donner l’occasion aux citoyens de prendre la décision de manière populaire. Pourtant, les référendums sont-ils le bon moyen pour prendre une telle décision ? Tout d’abord, un référendum, selon le Larousse, se définit par un procédé de démocratie semi-directe permettant aux citoyens de manifester eux-mêmes un choix politique. La Suisse est un pays exemplaire qui pratique un système politique semi-direct. Au lieu d’avoir une décision imposée par le gouvernement fédéral, soit le peuple décide à titre individuel soit il vote par cantons. Parfois les deux sont pris en compte pour avoir une « double majorité ». Les démocraties se caractérisent par la liberté d’expression et de voter, chacun sa voix. Le droit de voter, le droit de s’abstenir du vote et le vote blanc sont garantis. Quoi qu’il en soit, chaque action comprend un message clair vis-à-vis de...