Parce qu’il faut savoir d’où on vient

Mars nous apporte son lot de bonnes nouvelles printanières. Yagg et Têtu renaissent de leurs cendres, sans doute l'effet nouvelle année chinoise avec les énergies de printemps. L'un renaît sur le web comme à son habitude, et l'autre en version papier, alors qu'il avait depuis près de deux ans poursuivi sa route sur le web. On peut se questionner sur l'opportunité de publier à nouveau sur papier en 2017, alors même qu'il existe une offre qui vit encore, en versions payante et gratuite. A qui s'adresser ? Sans doute y a-t-il encore des personnes qui préfèrent lire un magazine qu'il peuvent sentir entre leur doigts dans le train ou sur la plage. Mais le feront-il toute l'année dans le métro ou simplement en vacances ? L'avenir nous le dira. En tout cas nous leur souhaitons de réussir ! A l'heure où nous nous demandons où nous allons en élisant un président et un parlement, il est sans doute au moins aussi important de nous rappeler d'où...

Faire (encore) rêver

C’est avec bonheur que nous accueillons petit à petit des nouvelles et des nouveaux dans l’équipe. Nous avons comme l’impression que Genres prend sa place, à son rythme…un rythme convivial et associatif. Genres prend sa place aussi car c’est ce que nous disent les statistiques qui vous montrent de plus en plus nombreuses et nombreux à nous lire. Alors bien sûr même si nous n’avons pas d’objectif de « trafic », cela fait bougrement plaisir de se faire plaisir et de faire plaisir ! Ainsi nous accueillons ce mois-ci les gentilles Plumes du Salon du Livre Lesbien qui publieront régulièrement des articles dans Genres. CLX, le dessinateur en feu, nous a rejoints pour nous faire l’honneur de publier pour Genres un dessin tous les mois. Et nous avons aussi accueilli dans nos pages, depuis quelques jours déjà, la belle poésie de Laurent, ainsi que les superbes dessins d’Anne-Claire qui l’accompagne. Et enfin nous avons créé un nouvelle rubrique, une liste plutôt « à faire en février », de tous les événements dont nous aurons parlé...

Rêver

Nouvelle année, prenons-nous à rêver ! We had a dream...que Trump s'entoure de personnes LGBT-friendly et que la condition des personnes trans au pays des droits civils devienne un exemple pour le reste du monde. Que Fillon lance les réformes à la suite du mariage pour tous pour que l'adoption soit la même pour tous, que les droits des trans deviennent une priorité pour le prochain gouvernement. Que les femmes n'aient plus besoin d'avoir un ministère, car l'égalité de droits et de traitement sera la même pour chacun-e. Que les LGBT ne soient plus une cible de choix pour les extrémistes... Malgré les difficultés, rêvons de tout cela, car c'est de rêves que tous les progrès sont nés depuis la nuit des temps. Arrêtons de rêver, et la place devient libre pour les tueurs d'espoir et autres bonimenteurs que sont les populistes de tous pays et de tous bords. Comme Zhou, organisateur de la Semaine LGBT de la Chine, nous le dit : "Encore un...

De la lecture au coin du feu

C'est avec tristesse que nous avons appris la semaine dernière la liquidation de Yagg.com, une sorte d'avis de décès. Une liquidation dans les films de gangsters, c'est une mort violente, comme un coup de fusil porté au cœur. Car Yagg nous a informés pendant de nombreuses années, nous a éclairés également, alors forcément nous sommes touchés. Je ne vais pas mentir en disant que nous n'avions pas senti la fin roder, mais un décès, surtout celui de quelqu'un que nous aimions et admirions, c'est toujours un choc. Après le décès il y a le deuil à faire, et ce n'est que le début. Peut-être nous faut-il entendre ce qui nous est crié : les LGBT d'aujourd'hui ne sont plus celles et ceux d'hier, ils-elles n'ont plus forcément envie d'un contenu "communautaire" généraliste et en tout cas, ne sont pas prêts à payer pour cela. Le petit coin de ciel bleu du mois, c'est que nous avez été près d'un millier de lecteurs-trices uniques pour le lancement de  GENRES  en octobre. Franchement, c'est un...
genres copie d'écran

Une nouvelle voix pour tous les genres !

Aujourd’hui, l’offre d’informations et de contenus des médias classiques s’est rétrécie comme peau de chagrin. Nous connaissons bien les difficultés auxquelles fait face la presse en général et LGBT en particulier, au format papier comme sur le web, avec des modèles économiques à découvrir. Pauvreté des contenus des réseaux sociaux Facebook et consorts offrent un contenu qui n’a jamais été aussi riche en volume – une vraie chance – mais paradoxalement très pauvre en terme de diversité de points de vue. Non que les contenus divers ne soient plus présents, mais ils sont éparpillés et passés à la moulinette des algorithmes informatiques. Nous voulons participer à notre échelle modeste à alimenter cette diversité, et c’est chez les bénévoles et les « amateur-e-s » que nous voulons aller chercher cette richesse. Vous ne trouverez aucun-e journaliste professionnel-le dans notre équipe : nous faisons le pari que vous avez, que nous avons des histoires intéressantes à raconter. Un projet bercé par des bénévoles L’ambition nouvelle du Centre LGBT Paris Ile-de-France...