Footeux et LGBT : toujours un « carton rouge » !

Une histoire d'amour entre deux futurs professionnels du ballon rond, ça fait désordre et c'est interdit, au même titre que la drogue ou la pédophilie. Oui on en est encore là ! Les mœurs footballistiques ont du mal à évoluer et ce film audacieux nous alerte intelligemment sur une réalité qui fait mal ! Marcel Gisler, son réalisateur, explique dans cet interview tirée du dossier de presse la genèse de son film et les règles du jeu rétrogrades de l'univers du foot. Extraits publiés par Genres. Qu’est-ce qui vous a amené à vous interroger sur le milieu du football ? Quelles ont été vos influences ? C’est l’un des co-auteurs du film qui est venu vers moi avec cette idée en 2010. lui est un grand fan de foot, moi je l’étais moins. Quand il m’en a parlé, j’ai d’abord eu peur que le sujet soit trop commun : c’est une question traitée dans les médias depuis des années et j’étais persuadé qu’un film de ce genre...
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Cineffable 2017, festival lesbien et féministe

Le « Festival International du Film Lesbien et Féministe de Paris » en quelques chiffres : projections de plus de 50 films du monde entier des ateliers, des débats et des stands un concert et une expo permanente un bar et des bons petits plats faits maison des réalisatrices, artistes et plasticiennes présentes Plus de 1500 festivalières viennent participer à ce moment unique : venez nous rejoindre ! Comment tout a commencé ? Né en 1989 sous l’impulsion des membres d’un ciné-club lesbien, Cineffable a pour vocation de rendre visible le cinéma lesbien et féministe, souvent peu ou pas diffusé dans les salles de cinéma grand public. Que peut-on découvrir lors du Festival ? Cette année, plus de 350 films, courts et longs métrages, ont été visionnés par l’équipe de Cineffable afin de finalement présenter une sélection de 50 films pendant le Festival. Nous sélectionnons des films réalisés par des femmes sur des thèmes lesbiens et / ou féministes qui n’ont pas encore eu la chance...

Taïwan : la disparition d’un gay français ravive les débats entre pro et anti-mariage...

Une Marche des fiertés pas comme les précédentes La Taiwan LGBT Pride (台灣同志遊行) se déroulant fin octobre est toujours considérée par les médias internationaux comme le plus grand rassemblement des personnes LGBTQI+ (Lesbiennes, Gay, Bies, Trans, Queer, Intersexes...) en Asie. Cette année, la 14ème édition de la marche a rassemblé plus de 80.000 participants taïwanais et étrangers.   Mais l’ambiance était bien différente de celle des précédentes. La foule était agitée. Les gens étaient anxieux de voir les réels progrès en matière de droits des personnes LGBTQI+, et de voir cette petite île devenir prochainement le premier pays asiatique à autoriser le mariage pour tous.     C’est non seulement parce que l’adoption du mariage pour tous est la promesse de campagne faite l’an dernier par Tsai Ing-wen (蔡英文), la première femme présidente de Taïwan, mais encore parce qu’il y a eu une disparition regrettable à la veille de la Marche des fiertés...   Décès de l’artiste français Jacques Picoux Jacques Picoux, agé de 67 ans, artiste, universitaire d’origine française à la retraite, mais...
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2016, une année riche pour les droits LGBTI en Europe

Une année riche en avancées pour les droits LGBTI en Europe Lors de la plénière de lancement, une vidéo a présenté les principales avancées de l’année écoulée en matière de droits LGBTI en Europe en particulier : l’obtention de l’union civile pour les couples de même sexe en Italie, en Grèce (grâce à un gros travail notamment de l’association OLKE qui accueillait la conférence de l’ILGA l’an dernier à Athènes) et à Chypre (grâce à un fort travail de l’association ACCEPT Cyprus qui accueillait la conférence à Nicosie cette année) d’où l’utilité des conférences ILGA pour faire pression sur les gouvernements locaux pour faire avancer les droits LGBTI une meilleure reconnaissance du co-parent en cas d’adoption en Estonie et au Portugal un échec du référendum limitant le mariage à un homme et une femme en Suisse (contrairement à la Roumanie hélas) grâce à un fort lobbying des associations LGBTI suisses un retrait de la transidentité de la liste des maladies mentales au Danemark l’adoption de...
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« Amants des hommes » : déportation homosexuelle et homophobie

Traitant de la déportation homosexuelle durant la seconde guerre mondiale, Isabelle s'appuie sur l’œuvre autobiographique de Pierre Seel, le premier à témoigner de sa déportation pour cause d'homosexualité. "Amants des hommes" parle aussi beaucoup de l'homophobie de la société des années 1940, mais aussi de celle des années 2000 à travers les témoignages de différents acteurs qui se sont battus pour la reconnaissance de cette déportation. Pour nous présenter son travail, rien de mieux qu'une petite conversation avec Isabelle elle-même. Rencontre. Kevin Reynaud : Bonjour Isabelle, tout d'abord, quel est votre parcours ? Isabelle Darmangeat : Je suis née à Tulle en Corrèze, et j’ai effectuée mes études, en cinéma, à l’Université de Poitiers, avec une spécialisation en documentaire avec un DESS réalisation documentaire. Je vis et travaille à Paris depuis 2004. D'où est née l'envie de créer ce projet ? Avez-vous un lien personnel avec cette partie de l'Histoire ? Passionnée d’histoire, j’ai toujours été intéressée par la seconde guerre mondiale et particulièrement l’Holocauste. Je savais que les homosexuels...