art

Le beau livre #10, Androgyne, Une image de mode et sa mémoire, Patrick Mauriès

« Jadis notre nature n’était pas ce qu’elle est actuellement. D’abord il y avait trois espèces d’hommes, et non deux comme aujourd’hui : le mâle, la femelle, et en plus de ces deux-là, une troisième composée des deux autres ; le nom seul en reste aujourd’hui, l’espèce a disparu. C’était l’espèce androgyne qui avait la forme et le nom des deux autres, dont elle était formée. » Le Banquet, Discours d’Aristophane, Platon C’est sans aucun doute l’un des jeux préférés des créatifs, des artistes, auteurs, des grandes muses et autres personnages originaux, et ce depuis toujours, de Platon et de son mythe de l’Androgyne, des frasques de Philippe d’Orléans, dit « Monsieur » le frère de Louis XIV, du chevalier d’Éon hier, jusqu’aux femmes en smoking de Yves Saint Laurent pour l’automne-hiver 1966, peut-être la plus iconique des créations du couturier, mais aussi les hommes en jupe sur le podium de Jean-Paul Gaultier, les créatures ambiguës de Riccardo Tisci pour Givenchy, la campagne de publicité du prêt-à-porter féminin...

Le beau livre #9, The Beard Pictures, Gilbert & George

Dupont et Dupond, Laurel et Hardy… et Gilbert et George qui font indubitablement partie de ces couples, fictionnels ou pas, la frontière avec ces derniers étant sur ce point parfois floue, et qui de par leurs extravagances ou leurs œuvres sont devenus aussi identifiables qu’incontournables. Sur la scène de l’art contemporain les deux artistes britanniques, ils travaillent ensemble depuis leur rencontre en 1967, n’ont eu de cesse de se mettre en scène dans leurs productions, ils se définissent eux-mêmes comme des Living sculptures, c’est par la performance qu’ils ont commencé. Contrebalançant leur apparence de bourgeois, le couple apparaissant en public immanquablement en costumes et cravates quasi identiques, le propos de leurs œuvres aux dimensions souvent grandiloquentes, peut se faire parfois cru, souvent dérangeant, flirtant avec le mauvais goût et l’irrévérence, explorant des thématiques parfois underground. La série d’œuvres qu’expose la galerie Thaddaeus Ropac dans son espace de Pantin, n’échappe pas aux codes et façon de faire des deux artistes, des formats gigantesques (l’une des...
Zhu Mingxiang

« Camarades, encore un effort, et la Révolution triomphera ! »

Photographie par Zhu Mingxiang. Les deux premières éditions de La Semaine LGBT chinoise à Paris en 2015 et 2016 ont été un succès. Vous allez donc continuer en 2017 ? Semaine LGBT Chinoise à Paris, du 1er au 26 février 2017 Divers événements et expositions Yu Zhou : Oui. Elle a été le premier et le seul festival en France à évoquer l’homosexualité des Chinois sous l’aspect historique, politique, social et artistique. Cet événement a été co-fondé fin 2014 avec Jean-Jacques Augier, président de Têtu de l’époque. Nous avons eu les soutiens des Mairies du 3e et du 4e de Paris, du Centre LGBT de Paris, de l’Inter-LGBT et de nombreux partenaires et médias dont GENRES. L’enthousiasme du public nous encourage à continuer ce travail. Après deux éditions, est-il difficile de trouver de nouveaux talents et de nouveaux thèmes ? Effectivement. Nous espérons que cette troisième édition rencontra autant de succès avec neuf événements au total : exposition de photos Corps & Âme à la libraire Les Mots à la bouche ; deux...