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Novembre 1989, les homos et la chute du Mur

1989. L’Europe telle qu’on la connaît depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale vit ses dernières heures. Une Europe séparée en deux, observée de près par deux grandes puissances qui semblent encore se partager le monde. Depuis 1945, l’Allemagne est divisée en deux pays ennemis. Et deux Berlin vivent depuis l’été 1961 séparés par un mur, LE mur, symbole de la Guerre Froide et du système né de l’après-guerre. Personne n’y aurait cru quelques mois plus tôt, mais ce système est en train de vivre ses dernières heures. Le jeudi 9 novembre 1989, le monde assiste ébahi à la chute du Mur. Un événement considérable pour tous les allemands bien sûr. Mais comment l’ont vécu les homos des deux côtés de la frontière ? Dès les premières heures, et durant tout le week-end qui suit, les berlinois vont à la rencontre de leurs futurs compatriotes et deux mondes totalement différents l’un de l’autre font connaissance. Les allemands de l’est, surtout, profitent d’un taux de...

Faites des gâteaux, pas la guerre

http://youtu.be/Q3foBfki3TY Ca pourrait être la signature de ce premier film d'un jeune réalisateur istraélien prometteur, qui réussit la prouesse d'évoquer le choc des cultures, le poids des religions et des traditions avec douceur, nuances, et tendresse, si bien que le conflit qui pourrait être frontal demeure suggeré... mais avec une réserve cependant concernant l'orientation sexuelle "élastique" du héros ! Thomas, un jeune pâtissier allemand, a une liaison avec Oren, un homme marié israélien qui voyage régulièrement à Berlin pour son métier. Mais Oren meurt dans un accident de voiture, Thomas se rend alors à Jérusalem à la recherche de réponses concernant sa mort. Sans révéler qui il est, Thomas approche Anat, la veuve de son amant, qui tient un petit café. Il commence alors à travailler pour elle. En s'inspirant d'une histoire vraie et presque banale : un homme marié et père, qui a  une liaison avec un homme loin de chez lui, Ofir Raul Graizer propose un film sur le mensonge, et la trahison, sans jamais...

L’artiste Marc Martin fait du vestiaire un lieu de cul(te)

Aujourd'hui Marc Martin est fier d'apporter sa collaboration à l'exposition berlinoise l'érotisme des choses, organisée au Musée Der Dinge, visible jusqu'au 27 août. Construite autour de l'oeuvre de Magnus Hirschfeld, le premier grand sociologue qui se passionna et travailla sur l'érotisme. L'exposition nous intéresse au premier plan pour la présence très remarquée de l'installation de Marc Martin, qui a reconstitué un vestiaire avec sa fantasmagorie... jusqu'à ses odeurs... Entre poésie et pornographie, son installation est un parcours artistique entre les objets qui évoquent l'érotisme latent d'un vestiaire masculin. L’accumulation de baskets usagées de différentes tailles, couleurs et matériaux, avec différentes senteurs et origines, de différentes époques, illustre le fétichisme de l’objet dans toute sa diversité. Marc Martin nous en parle : « Le vestiaire collectif, lieu de passage intensif, sexué, malodorant, rudimentaire, symbolise pour moi la passerelle entre deux univers qui se chevauchent en permanence : l’instant d’avant ou l’instant d’après. Cet endroit concrétise dans mon imaginaire la clef d’un passage secret. Il offre à mon approche une multitude...