Centre LGBT

Christophe Madrolle

Festival des Cultures LGBT : « passer partout et laisser une trace »

Bonjour Christophe, peux-tu te présenter en quelques mots... Je m’appelle Christophe Madrolle, je suis auteur, compositeur et interprète. J’ai été le premier artiste français à revendiquer ma pansexualité en 2012. Je viens de sortir mon premier album studio WE ARE THE LOVE. Je suis depuis peu membre du conseil d’administration de l’association Bi’Cause qui est une association culturelle et militante pour la visibilité bisexuelle. Votre travail, vos œuvres : peux-tu nous en dire plus sur ta démarche ? Je n’ai pas toujours été impliqué dans la communauté LGBT. Je n’en ressentais pas le besoin jusqu’au jour où j’ai été interviewé sur ma pansexualité. Ce qui a suscité des réactions assez virulentes de la part de lecteurs LGBTphobes. C’était avant l’épisode du mariage pour tous. Depuis je suis devenu défenseur pour l’égalité des droits et contre les discriminations. Ceci a joué un rôle important dans mes créations, aussi plusieurs de mes chansons traitent spécifiquement de ce sujet. J’ai eu aussi envie de composer la chanson du Refuge « Grandir en paix...

En 1994, naissance du Centre LGBT, bienvenue chez vous !

Jusqu’à présent, l’association, née un an plus tôt pour prendre la suite de la Maison des Homosexualités, était confinée dans un petit appartement de la rue Michel Le Comte, local certes « historique » (il avait déjà abrité les premiers pas de l’association AIDES dix ans plus tôt), mais par vraiment conçu pour accueillir le public. Le nouveau bureau élu en février 1994, présidé par Philippe Labbey, s’était fixé comme priorité d’offrir enfin un vaste espace communautaire, comme on pouvait déjà en trouver à New York, Amsterdam, Londres ou Berlin… Les nouveaux locaux trouvés (une ancienne galerie d’art) et loués (Pierre Bergé se portera caution personnelle auprès du bailleur), la petite équipe de bénévoles (appelés « volontaires ») se met à l’action, avec les moyens du bord, pour ouvrir le lieu au plus vite. Il s’agit de pouvoir recevoir les homos des deux sexes, « de tous âges, toutes sensibilités, toutes tendances politiques et confessionnelles ». Les permanences d’accueil physique sont doublées d’écoutes téléphoniques et...