coming out

Rock Hudson, la fin de l’âge d’or hollywoodien

Le 2 octobre 1985, Rock Hudson meurt à Los Angeles, à l’âge de 59 ans. Un choc immense se propage immédiatement dans le monde entier. Parce que cet icône du Hollywood des années 50, ce beau mec qui faisait tomber les filles, ce républicain conservateur, a révélé deux mois plus tôt qu’il était gay, et atteint du sida. Il incarne à jamais la première victime people connue de tous (Klaus Nomi, disparu dès septembre 83, a ouvert le bal, mais reste moins connu du grand public)… Le 25 juillet, donc, Rock Hudson a fini par sortir du placard, à l’occasion d’une interview accordée au journaliste Taryn O’Connor. Il a avoué être atteint par cette terrible maladie, qui commence tout juste à faire des ravages, et pour laquelle n’existe encore aucun traitement. L’acteur n’y cache pas qu’il ne pèse plus que 55 kilos et se décrit comme « une épave à la dérive ». Une vraie confession, où il parle de sa vie comme d’un péché...

Vietnam – Rencontre avec Lily, présidente de PFLAG

Au Vietnam, nous avons eu l’honneur de rencontrer Lily, son fils et un couple d’amies lesbiennes. Lily est responsable de l’association PFLAG (Parents, Families and friends of Lesbians and Gays). Ce fut pour nous une rencontre très émouvante. Lily nous a confié son histoire, mais ne parlant pas anglais, c’est son fils Teddy (le principal sujet de l’histoire) qui nous l’a traduite, ce qui amplifiait d’autant plus l’émotion ambiante. Il était parfois difficile de retenir nos larmes. Après leur avoir présenté rapidement notre famille, notre histoire et notre projet nous leur avons posé quelques questions et Lily et son fils nous ont répondu longuement avec un témoignage des plus poignant. J’avais osé leur demander comment s’était passé l’annonce du coming out de Teddy et comment sa Maman l’avait accepté. Je ne connaissais pas du tout leur histoire mais je savais qu’elle aurait une fin positive puisqu’ ils étaient là tous les deux ce jour-là et que Lily est présidente de PFLAG au Vietnam. Je ne m’attendais pas à être aussi émue...

Tout ce qui est à toi… de Sandra Scoppettone

L’autrice Sandra Scoppettone est née dans le New Jersey en 1936. Elle publie ses premiers romans policiers sous le pseudonyme de Jack Early, mais révèle finalement sa véritable identité lorsque sa série de romans policiers ayant pour héroïne Lauren Laurano, une détective privée lesbienne vivant à New York, rencontre le succès. Elle fait son coming out en 1970 et vit à Long Island avec sa compagne. Le roman Tout ce qui est à toi est construit comme un roman policier. Le travail de détective de Lauren y est décrit avec soin, tout comme la progression de son enquête. Les morts, les fausses pistes (parfois un peu trop nombreuses) et les révélations se succèdent avec un bon rythme qui permet au suspense de se maintenir, sans pour autant tomber dans l’exagération. Dès les premières pages de l’histoire, nous nous retrouvons plongé-e-s dans le début des années 1990, avec des cabines téléphoniques à chaque coin de rue et le démarrage d’Internet et de ses dangers. Pour autant, les violences...

Passion amoureuse ou amitié fraternelle ? La réponse de Stéphane Lambert

http://youtu.be/MIIrofQwfso Dans Fraternelle Mélancolie, Stéphane Lambert explore l'amitié qui unit deux grands écrivains américains, Herman Melville, et Nathaniel Hawthorne. Il décrit et imagine les  stigmates d'une passion tumultueuse... Cela se déroule au milieu du 19ème siècle... Alors "outing" ou pas ? Stéphane Lambert nous donne les clés ici ! Hugues Demeusy : Comment et quand as-tu rencontré Melville et Hawthorne et pourquoi leur relation t’a interpellé au point d’y consacrer un livre ? Stéphane Lambert : Quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai longtemps gardé sur ma table de chevet l’épais volume de Moby Dick, qui est devenu ce qu’on appelle un livre culte, sans réussir à m’y mettre. L’idée de la chasse à la baleine me rebutait. En réalité, Moby Dick est tout sauf un hymne à la chasse à la baleine, c’est un roman de dimension mythique, qui place l’homme face aux grandes questions de l’humanité. Or Moby Dick est dédié à Hawthorne, que je ne connaissais pas. Quand j’ai enfin lu le roman de Melville,...

Coming out et Kevin Spacey : à faire et à ne pas faire

On ne choisit pas son homosexualité mais on choisit de faire ou pas son coming out. En tout cas c’est mieux que de se faire outer ou de le déclarer contraint et forcé comme justification de faits répréhensibles (voir Kevin Spacey). Le coming out, ou « sortie du placard » en français, désigne l’annonce volontaire d’une orientation sexuelle ou d’une identité de genre à son entourage familial ou professionnel. C’est un moment important quel que soit son âge dans l’acceptation et l’estime de soi. C’est aussi un acte courageux où l’on s’expose sur un plan personnel en prenant des risques affectifs et parfois professionnels car il peut mal se passer et entrainer des conséquences dommageables. Mais il permet de devenir ce que l’on est. Pourquoi et comment faire son coming out ? Pour s’aimer comme on est, pour vivre librement avec celui ou celle que l’on aime, pour éviter la honte et la culpabilité, pour s’affirmer auprès de ceux que l’on aime et prendre sa place. Pour le mode d’emploi lire à ce sujet...

Tu vas pouvoir faire ton coming-out dans un jeu de foot

Reconnaissance au travers de la culture et des loisirs La reconnaissance de l'homosexualité dans tous les pans de la société avance à pas rapides. Certes on peut diversement apprécier la façon dont elle est traitée, néanmoins on ne peut nier que la visibilité est déjà une réalité dans le cinéma, à la télé et dans le monde des séries (tv et internet), entre autres. Alors que l'homosexualité a d'abord été traitée par Hollywood d'une manière caricaturale, puis dans les séries télé, il est intéressant de noter que cette représentation a évolué et que des personnages dont la caractéristique principale n'était plus seulement leur homosexualité ont commencé à apparaître. Le monde des jeux vidéo récemment a vu apparaître des personnages homo ou trans, et l'homosexualité s'insère maintenant dans des champs dont le sujet de l'homosexualité est loin d'être central. En gros la lesbienne du film n'est plus là juste pour faire lesbienne du coin. Aujourd'hui c'est l'éditeur de jeux vidéos SEGA, à l'origine d'une franchise de jeu de...

Homophobie dans le sport, une lutte à bras-le-corps

L’homophobie dans le sport perdure et pose un certain nombre de questions liées aux contradictions entre l’esprit sportif, les valeurs qu’il véhicule (tolérance, ouverture d’esprit, accueil des différences), et la réalité quotidienne sur le terrain ou dans les vestiaires du fait du comportement de certains joueurs et supporters. Les sports collectifs (football notamment) apparaissent plus homophobes que les sports individuels, ce qui semble logique du fait de l’effet de groupe mais non acceptable pour autant. Le coming-out d’un joueur, un jeune encore plus, y semble pratiquement impossible. Le langage utilisé au quotidien et même sur les réseaux est empreint d’une homophobie ordinaire « tafiole, pédale, tapette… » évidemment banalisée. En partant du principe que l’homo est celui qui fait perdre parce que supposé féminin. Il inquiète, déstabilise, dérange. L’équipe » fait corps » contre le pédé et même les bi ou les gays anonymes se ligueront contre lui pour ne pas prêter le flanc aux soupçons et risquer d’être exclus du groupe donc de l’équipe. Compter sur la solidarité est pratiquement...

One Kiss, extraordinaire et tendre

One kiss, titre un peu étrange pour un film italien, mais ce second film de Ivan Cotroneo, auteur et scénariste, est débordant de vie, de joie, de sourire, de rire… puis de mort. Lorenzo est l’homo, la fausse folle qui s’assume, encouragé par ses parents adoptifs. Il revendique d’être non seulement bon en tout, mais le meilleur ! Et il explose continuellement à l’écran. Et puis Blu, la fille du trio qui semble se réveiller avec Lorenzo, ainsi que Antonio, qui réussira peu à peu à émerger dans les rigolades et sera amoureux de Blu. Ils sont tous les trois un peu autres et dans le lycée d’une petite ville du nord de l’Italie… « Un monde entier enfermé en quelques kilomètres » redit l’auteur. Oui, mais fréquenter un homo est peu recommandé dans l’équipe de sport d’un lycée. Un baiser reçu mais non assumé… Lorenzo est amoureux de Antonio, et c’est la mort dans certains contextes, certaines histoires. La vraie homophobie, que jamais l’on puisse me prendre pour un...