drague

En septembre 1981 naissait la répressive brigade des parcs et jardins

En septembre 1981, notre belle capitale se dote d’un nouvel instrument de lutte en faveur de la tranquillité de ses honnêtes citoyens, la bientôt fameuse Brigade des Parcs et Jardins. Tout est parti d’une interview dans le JDD (dirigé alors par Etienne Mougeotte) : un Parisien y explique qu’il n’est plus possible de se promener tranquillement la nuit dans le bois de Boulogne sans être agressé par des prostitués et des homosexuels sans pudeur !  Afin de ne pas laisser s’installer un tel sentiment d’insécurité, la Mairie de Paris met alors en place dès la rentrée une surveillance systématique des endroits susceptibles d’être fréquentés par cette faune. On crée même des patrouilles à cheval dans les bois, afin de mieux guetter l’intérieur des taillis et des fourrés. Très vite, 80 agents sont embauchés, dans le but de « protéger la tranquillité des parcs de Paris, en particulier des personnes âgées et des enfants ». Non assermentés, ils ne sont pas habilités à verbaliser, ni même à demander la présentation de...

Je comprends pas, je trouve personne !

Retrouvez le travail et l’humour de Nawak au quotidien sur sa page Facebook. Ne manquez pas ses live sur FB et Twitch, ils sont top !

Avant internet, la drague sur le 3615

Au milieu des années 80, la France découvre peu à peu les joies de la télématique. Alors que ni Internet ni les mails n’existent encore, les PTT proposent aux foyers français une petite boîte cubique qui leur permet de se connecter à un réseau public, le Minitel. Le 16 janvier 1986, les gais à leur tout ont leur propre service, et vont pouvoir se lancer à corps perdu dans des discussions nocturnes interminables. Le journal Gai Pied Hebdo lance son tout nouveau réseau télématique ; le 3615 GPH est lancé. Le journal n’en est pas à sa première tentative. En décembre 84, il avait déjà lancé le 614.91.66 CLIPP et son service GRAFFITI, qui proposait déjà peu ou prou le même contenu. Mais ce premier service minitel était entre les mains d’une association qui touchait tous les bénéfices et n’en reversait qu’une petite part à Gai Pied. Au bout de quelques mois, Gérard Vappereau, directeur du journal, a donc dénoncé ce contrat initial (non sans...

Les rencontres extérieures de Julien Diez

De Bordeaux à Londres... Bordelais de 34 ans, diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts, Julien Diez se confronte à Londres aux photographes Larry Clark et Willie Doherty qui vont influencer son engagement artistique futur. De retour en France, il est l'assistant de l'artiste Alberto Sorbelli, un performeur reconnu et provocateur. Quelque 18 ans après, ces trois artistes sont encore très présents dans le travail photographique de Julien, qui sera notamment choisi dans le cadre de la commémoration des attentats de Charlie Hebdo, dans plusieurs lieux bordelais. Éphéméride La série de photo Éphéméride que nous vous présentons a été réalisée entre l'été 2016 et l'hiver 2017. Elle représente une créature hybride au corps musclé dont les prises de vues cartographient les esplanades Mériadeck de Bordeaux. Ce lieu a cela de particulier qu'il est fréquenté par différentes communautés : des groupes de sportifs s'exerçant au "parcours" ou au "cross fit", le jour et la nuit venue, les esplanades servent de terrain de chasse aux gays locaux. . Julien Diez a...

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la drague en extérieur !

Réservés aux hommes qui veulent des relations sexuelles avec des hommes, les lieux de drague extérieure ont connu leur heure de gloire avant les années 1980 et la naissance des quartiers gays avec leur lot de bars et lieux de sociabilité en tout genre. Situés le plus souvent en périphérie des villes, on les trouve parfois en plein cœur de la cité dans des lieux atypiques, souvent abandonnés... La revue Urbanité qui s'intéresse à la sociologie et à la sociabilisation urbaine consacre un article très intéressant, ultra documenté et exhaustif, sur les lieux de rencontres homosexuelles. A lire dans la revue Urbanité

Portraits de Grindr : « pour vrai mec, look hétéro »

La masculinité à travers la virilité Parmi les gays, qui n'a pas été embarqué dans la grande lessiveuse Grindr ? Avant tout, un grand jeu aux codes précis et immuable, qu'on a tôt fait de réaliser, souvent à nos dépens. Marc Jahjah fait une analyse intéressante de la question de la virilité sur les applis de rencontres gays. Alors, vous y retrouvez-vous ? Dans les échanges ou sur les profils, la question de la virilité est obsédante : c'est comme si la masculinité ne pouvait avoir qu'une forme (virile). Question sans interrogation possible : comme l'objectif supposé ("on n'est pas là pour discuter"), elle a été soustraite au débat public. L'évoquer conduit à une tautologie ("ben un vrai mec c'est un mec mec quoi, look hétéro") ou au rappel du fonctionnement implicite du dispositif ("pas là pour philosopher")... La suite est à lire sur le blog de Marc Jahjah
video

Théo et Hugo dans le même bateau : le DVD cul(te) !

Dans un sex-club, Théo et Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mêlent en une étreinte passionnée. Passé l’emportement du désir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes gens dégrisés, dans les rues vides d'un Paris nocturne, se confrontent à leur amour naissant. Le film événement de l'année 2016 sort enfin en DVD, dans une édition qui constitue un véritable écrin pour tout savoir sur la genèse du film avec des animations graphiques audacieuses. Retour réussi pour le duo de cinéastes Olivier Ducastel et Jacques Martineau, qui signe avec Théo et Hugo dans le même bateau un film emprunt de poésie, de romantisme, et ancré de plein pied dans le réel. Deux jeunes acteurs merveilleux, intenses, incroyablement charmants... François Nambot et Geoffrey Couet portent cette belle aventure sur leurs épaules. Quant au choix de filmer l'intrigue en temps réel, il  s'impose au couple de réalisateurs, puisqu'il confère de la véracité au propos du film et, plus qu'une contrainte, il donne des ailes aux acteurs qui réalisent quelques scènes où la magie...