exposition

Le beau livre #5, David Hockney

« Je préfère vivre en couleur » David Hockney Voici une phrase dont il ne faudrait surtout pas faire l’erreur d’ignorer les multiples significations qu’elle peut avoir lorsque l’on entreprend d’évoquer l’œuvre et la vie de l’artiste né en 1937 au Royaume-Uni. Après la Tate Modern de Londres, c’est le centre Pompidou, qui accueille, pour encore quelques jours, l’exposition David Hockney, un peintre, un figuratif, a priori bien loin des tendances actuelles de l’art contemporain, un grand connaisseur de l’histoire de l’art, il signe en 2001 un impressionnant ouvrage sur les techniques et secrets des peintures des grands maîtres tel que Vermeer, Le Caravage, Ingres… ce qui ne l’empêche pas d’exposer fin 2010, à la fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, ses peintures sur IPad et IPod, dans l’exposition « Fleurs fraîches ». Un artiste donc, à 80 ans, résolument de son temps. Artiste devenu quasiment personnage, son allure inspire encore nombre de créateurs de mode, c’est à ce jour la plus importante rétrospective de son travail...

Jean Boullet (1921-1970)

« Les ailes d’une chauve-souris sur les carburateurs des Hell’s Angels. » Jean Boullet le précurseur, Denis Chollet, 1999. Fantasmagorique, onirique, mythologique, mirifique et subversive, parcourir l’œuvre foisonnante de Jean Boullet (1921-1970), c’est vriller, c’est sombrer et s’émerveiller d’un monde grouillant de créatures chimériques et de garçons alanguis, de personnages de contes de fées, de faunes, de boxeurs et de culturistes, qui tous élégamment cohabitent dans l’imaginaire de l’artiste. C’est se frayer un chemin dans un pays des merveilles, un monde aux accents de théâtre aussi inquiétant qu’intrigant, diablement attirant, c’est suivre le trait acéré et sûr de ces dessins à l’encre qui semble ne souffrir d’aucune hésitation, c’est se frotter au bizarre, à l’étrange, à Poe, Cocteau, Shakespeare, Verlaine… Bram Stoker, l’auteur de Dracula est son idole, il se passionne pour les monstres, tout ce qui dérange et dévie, qu'importe pourvu que cela échappe au terrible ordinaire, et même ses amours suivront ce tortueux chemin. Il se décrit comme un « Peintre de la beauté masculine », voyous,...

Qu’est-ce que le genre ? Qu’est-ce que la féminité ?

Trans-it-I-on par Misia-O’ est une exposition d'envergure internationale itinérante, qui lors de chaque présentation unique questionne le genre et la transidentité, autour de différentes problématiques abordées. Misia-O’ est une artiste photographe Française basée à Londres qui, au travers de ses photographies au style épuré, met en avant et en valeur les attributs féminins et masculins de chacun de ses modèles. Après Paris et Londres, l’exposition Trans-it-I-on par l’artiste Misia-O' prend ses quartiers d'été à Arles au Festival International de Photographie Voies Off, 22ème édition. Ceci au sein de deux lieux d'exposition : Du 03 juillet au 08 juillet 2017, dans le cadre de la semaine d'inauguration au Fournil de la Roquette, 9, Rue Fleury Prudhon, 13200 Arles. Exposition en extérieur, dans un lieu Arlésien authentique, charmant et atypique. En plein coeur du quartier de la Roquette, carrefour central de rencontres et d’échanges artistiques des Voies Off, et ouvert à tous. Du 03 juillet au 24 septembre 2017, au Restaurant Palao, 12, Rue des Porcelets, 13200 Arles. Haut lieu de la gastronomie locale,...

Michel Journiac : jeux d’identité à la MEP

Personnage phare de la scène artistique des décennies 70 et 80, il est l'initiateur de ce qu'on qualifie d’art corporel, en France. Michel Journiac est, plus de vingt ans après sa disparition, une source d’inspiration pour de nombreux artistes travaillant sur le corps, ses transformations et le genre. L'exposition présentée par la MEP jusqu'au 16 juin, (vous avez encore le temps d'y aller si si !) réunit une centaine d’œuvres qui reflètent les grandes thématiques abordées par l’artiste : les Pièges, les Rituels, les Contrats et les Icônes. Parodiant des rituels religieux ou sociaux, il s’interroge sur les jeux d’identité et remet en question la morale, la sexualité ou le sacré, et au delà, les rôles sociaux et le genre. Vous le constaterez, sa démarche artistique au travers de ses photos est politique et subversive ! Visionnaire, son œuvre dégage pourtant une véritable énergie poétique, privilégiant le décalage, animé par un état d’esprit totalement émancipé et libre. A visiter absolument ! A la Maison Européenne de la Photographie Paris 4° ardt https://www.mep-fr.org/infos-pratiques/

La contre-culture fait son coming out

Petit retour en arrière : après les événements de 68, lors du siècle dernier, face à l'inertie politique et à la toute puissance d'une culture imposée, une profusion  de mouvements culturels, artistiques, associatifs voient le jour, tandis que de nombreux artistes iconoclastes prennent la parole. La contre-culture est à la mode ! La Maison Rouge, dans le quartier Bastillle, rend un hommage exceptionnel à cette époque et à ses multiples expressions, où les LGBT apportèrent une contribution magistrale : le FHAR, les Gazolines, Copi, Guy Hockengheim... mirent les pieds dans le plat sans complexe et donnèrent le ton aux années 70 et 80. Nous avons rencontré Philippe Morillon, photographe star des années Palace, mais aussi illustrateur reconnu, afin d'évoquer avec beaucoup d'affection des temps si proches mais aussi étrangement différents... Hugues : 1969, année érotique pour Gainsbourg, mais toi que fais tu ? Philippe : Je termine mes études à l’école des Arts Appliqués, rue Olivier de Serres. Après avoir occupé l’établissement l’année précédente en « mai 68 », nous...

Et si Catwoman était l’amante de Wonder Woman ?

À la galerie Sakura, dans le 4e arrondissement de Paris, a lieu, du 11 mars au 4 juin 2017, une exposition intitulée "Girl Super Power". Wonder Woman est née en 1941 sur une île remplie de femmes. Elle incarne l'héroïsme au féminin à une époque où les hommes se battaient sur le front. Elle a fait son apparition seulement trois ans après Superman, le premier Super Héros. Néanmoins, force est de constater que, depuis, les Super Héros masculins se sont démultipliés alors que les Super Héroïnes, quant à elles, sont restées dans l'ombre. C'est cette injustice que la galerie Sakura tente de réparer en s'unissant à 40 artistes de renommée internationale, pour mettre sur le devant de la scène, une fois n'est pas coutume, des femmes ! Les œuvres exposées sont diverses et toutes très intéressantes. Si le ton est humoristique, la réflexion sur notre rapport à la féminité est également omniprésente. Des utérus à la Belle boulimique, en passant par des corps ultra-érotisés, nous ne pouvons...

« Féminin Masculin », la double identité de Zoé Weng Yu Tong (翁語彤)

Cela fait plaisir d’apprendre que Zoé Weng Yu Tong (翁語彤), une jeune artiste taïwanaise va présenter une exposition à Paris, d’autant plus que c’est une artiste qui se dit « genre fluide » et qui explore le thème de l’identité et l’expression de genre, ainsi que de leurs rapports avec les espaces urbains et les cultures qu’ils portent. Née en 1989, Zoé a une maîtrise en cinéma de la National Taiwan University of Arts (國立臺灣藝術大學). L’exposition s’appelle « Féminin Masculin ». Selon You Ren, le coordinateur de l’exposition, l’œuvre est réalisé dans la ville de Taïpei et Paris sur une base de « théorie queer ». Zoé a travaillé avec les photographes dans ces deux villes. Ces images montrent que l’identité de genre de Zoé change selon la ville dans laquelle elle vit. Ce projet est le fruit d’un parcours initiatique de ses recherches des liens entre la culture, la société et son identité de sexe. L’exposition aura aussi lieu prochainement à Taïpei. Je suis heureuse...
Zhu Mingxiang

Zhu Mingxiang : « beauté de la nudité, magie du corps et liberté d’être gay »

Ton exposition de photos aura lieu du 25 janvier au 15 février 2017 à la libraire Les Mots à la bouche dans le cadre de la 3ème Semaine LGBT chinoise. Quel fut ton parcours avant de venir en France ? Exposition de photos ZHU MINGXIANG Corps & Âme du 25 janvier au 15 février 2017 Vernissage le mercredi 1 février 2017 à 19h Librairie Les Mots à la Bouche 6 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4e Zhu Mingxiang : J'ai beaucoup voyagé depuis 2009, de l’Afrique à l’Asie en passant par l'Europe. Ce fut pour moi l'occasion de développer ma connaissance des différentes cultures. En 2012, je me suis installé à Paris, dont l'effervescence culturelle est une source d'inspiration. Comment est née l'idée de cette exposition ? Lorsque je suis arrivé ici, je pratiquais de la photographie de style documentaire, au quotidien, un peu à la façon de Cartier-Bresson. J’étais alors très attaché au noir et blanc. Après quelque temps, j'ai commencé à cherché mon style photographique propre, avec lequel je pourrais garder une...
Hommes qui s'enlacent

Les chemins égarés : à la découverte des lieux de drague extérieurs…

Très difficiles d'accès, ils sont le plus souvent réservés à des initiés et on y parvient après une longue recherche, en actionnant notre "gaydar" ! Le plus souvent à l'écart, cachés, isolés... leur situation s'explique par la crainte des descentes de police et des "casseurs de pédés". L’exposition photographique est à découvrir jusqu’au 18 février 2017. Galerie VU Hôtel Paul Delaroche, 58 rue Saint-Lazare 75009 Paris – Tel.: 01 53 01 85 85 Au départ situés au cœur des villes, (le jardin des Tuileries, Jaurès, les allées du Trocadéro...), les lieux de drague extérieurs se sont peu à peu déplacés vers la périphérie, en même temps que se développaient dans les années 80 des lieux de sociabilité gay : bars, boîtes, sex-clubs, saunas... A noter également que leur fréquentation "sociologique" a beaucoup évolué : aujourd'hui, s'y retrouve une population d'hommes qui ne se définissent pas comme homosexuels mais recherchent l'anonymat et une expérience sexuelle rapide. Ces spots réservés aux habitués sortent aujourd'hui de la clandestinité et font l'objet d'une exposition singulière. Les Chemins égarés est...