famille

En direct de la pride de Sao Paulo avec l’ONG « les mères pour la...

Le Brésil est la dernière étape de notre tour du monde. Nous avons changé notre date d'arrivée pour pouvoir assister à la Gay Pride de Sao Paulo, la plus grande Pride du monde qui réunit plus de 3 millions de personnes. 3 millions de personnes, ce chiffre était pour nous impressionnant, symbole d'un événement qui allait être grandiose mais ce chiffre nous faisait aussi assez peur. Nous ne connaissons personne au Brésil et nous ne parlons pas portugais, qu'allons-nous faire pendant cette Pride ? Nous avons donc demandé conseil à notre contact Saulo Amorim le président de l'association brésilienne des familles homoparentales. Saulo nous a d'abord rassurés sur l'événement qui se veut festif et familial et surtout il nous a présenté Andrea. Andrea fait partie de l'ONG « Les Mères pour la Diversité » (Mães pela Diversidade) et elle nous a invité à passer deux jours avec cette association. Les Mères pour la Diversité est une ONG présente dans 23 états du Brésil. Ce sont des mères et des pères...

La belle longueur d’avance de l’Australie sur la France pour les familles homoparentales

Nous sommes en 2018, la France commence seulement à envisager l’accès à la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires dans le cadre de la révision des lois de bioéthique. En France, lorsqu’un enfant nait dans une famille homoparentale composée de deux lesbiennes, il n’a pas deux mamans. Cet enfant a légalement une seule maman, sa maman biologique. Pour être reconnu comme maman légalement, la deuxième maman doit tout d’abord épouser la maman biologique puis faire une demande d’adoption. Cela peut prendre de nombreux mois. La France est très en retard sur le sujet des familles homoparentales en comparaison à l’Australie. La France et l’Australie n’ont pas fait évoluer les droits des homosexuels et des familles homoparentales de la même manière. Certes l’Australie vient juste de voter le Mariage pour tous (décembre 2018) mais les familles homoparentales sont, elles, reconnues depuis plus de 10 ans. Evolution des droits des familles homoparentales en Australie En Australie, les couples homosexuels ont été reconnus comme couples...

Sous la loi du Karma X de Sandrine Rotil-Tiefenbach

Sandrine Rotil-Tiefenbach publie Karma X aux éditions Sulliver, dans la collection Littératures actuelles. André Bonmort y est aux commandes (http://www.sulliver.com), capitaine courageux et véritable dénicheur d’écritures singulières « à l’écart des codes et des modes » (de moi il a publié État d’un lieu désert et Rien entre nous, à un moment où presque tout le monde m’avait oubliée !). Son catalogue foisonne de pépites et/ou de diamants purs – comme c’est ici le cas, avec cet étincelant Karma X. Au commencement, il y a Arthur. Un « chauve à lunettes ». Alors que la narratrice aime « les hommes qui ont des cheveux ». « Les chauves à lunettes », c’est tout ce qu’elle « déteste ». De plus, Arthur a les yeux bleus, « petits et rondelets ». Alors qu’elle, elle « aime les grands yeux noirs, les amandes fournies, veloutées, avec des miroirs magiques dedans, du magnétisme », qui « savent comment il faut faire pour envelopper ». Alors que s’est-il passé...

Portrait d’une anti-famille héroïque

Pour beaucoup d'entre nous, les événements familiaux constituent des contraintes fort désagréables. Il n'est pas impossible du tout que suite à la lecture de ce livre, vous les envisagez avec une immense bienveillance ... Nous sommes le 31 décembre. Amalia organise comme chaque année le réveillon chez elle, dans son HLM de Barcelone. On découvre un personnage fantasque, atypique, décalé, qui est pourtant la mère de trois enfants pas plus équilibrés... Au fur et à mesure de ce réveillon inattendu de la Saint-Sylvestre, les invités débarquent, chacun avec son lot de névroses et ses surprises. Bonnes ou mauvaises, c'est selon. Le narrateur est le fils Fer (Fernando), un trentenaire homo, qui est en pleine remise en question. Entre légèreté et portrait sans concession des membres d'une famille décomposée mais dont la cohésion est forte, l'auteur nous tient en haleine entre rires et larmes. Quelle tendresse et quelle affection émane de cette famille en pleine révolution dont les conflits dissimulent un attachement profond. Tour à tour journaliste, traducteur et scénariste, puis écrivain, Alejandro Palomas...

Un bus anti-théorie du genre quadrille l’Île-de-France

A lire sur le site des Inrocks Retrouvez le travail et l'humour de Nawak au quotidien sur son blog.

40 jours avec des LGBT et des familles homoparentales en Chine

Nous avons décidé de mettre notre vie quotidienne sur pause pour faire un tour du monde d’août 2017 à juillet 2018. Nous nous offrons le cadeau le plus précieux dans ce monde contemporain: du TEMPS. Du temps pour être ensemble, du temps pour discuter avec des inconnus, du temps pour découvrir et du temps pour réfléchir. Alors que nous rêvions ensemble à ce tour du monde, nous avons réalisé que nous voulions donner un sens à cette incroyable aventure. Nous avons eu toutes les deux la même idée: aller rencontrer des familles comme la nôtre (« familles homoparentales » ou «familles arc-en-ciel») et créer un blog pour parler de leur vie quotidienne en famille, de leurs droits dans leur pays, de leur mobilisation pour faire évoluer ces droits. Natacha, Sara et Sacha Comment tout a commencé ? En décembre 2016, Natacha a trouvé un article d’Anthony Kuhn sur un couple de lesbiennes chinoises qui viennent d’avoir des jumeaux. Natacha a contacté ce journaliste qui lui a donné le contact de Rui (une des deux...
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Juste la dernière folie de Xavier Dolan

La dernière scène de Juste la fin du monde résonne avec le générique de début, interprété par Camille. "Home is where it hurts, home is not a harbor", la maison c'est là où ça fait mal, la maison ce n'est pas un refuge. Dans cette maison qui héberge une famille dysfonctionnelle où rien n'est à sa place, où les paroles des uns répondent à celles des autres de manière incohérente. Une famille avec des hommes mais sans figure masculine, où les personnages parlent dans le vide et ne communiquent pas. Où les hommes ont abandonné la place, où la raison a vaqué la place. Où le seul personnage hors du système sclérosé est une pièce rapportée, interprétée par Marion Cotillard, la seule qui a compris la vérité : la mort imminente du jeune frère, Louis, interprêté par Gaspard Ulliel. Vides et absence On comprend l'absence du père, un vide abyssal qu'Antoine, le grand frère "symptôme" interprété par Vincent Cassel, essaye de combler. Où la brutalité prend toute la place. Antoine est un fou furieux, qui...