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L’amour et la mort

Genres reproduit l'entretien avec le cinéaste et écrivain Christophe Honoré, tiré du dossier de presse de Ad Vitam, qui trace les tenants et les aboutissants de cette histoire générationnelle, celle des trentenaires des années 90, qui lisaient Guibert, Koltès et Lagarce... Comment résumer l’histoire, la matière de ce film ? Un premier amour et un dernier amour. Un début dans la vie et une fin dans la vie, à travers une seule et même histoire d’amour, celle du jeune provincial Arthur et de l’écrivain agonisant Jacques. Le film voudrait conjuguer cette association de sentiments : l’élan et le renoncement. L’histoire d’amour racontée précipite deux choses : d’une part les débuts dans la vie d’Arthur, d’autre part la fin de la vie de Jacques. Il est possible que sans cet amour Jacques aurait vécu plus longtemps, parce qu’il est précipité dans l’idée que sa maladie, le sida, le rend inapte à cet amour, qu’il n’est plus capable de le vivre. Je crois que le vrai sujet du film...