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Fronteras, le film espagnol qui fait traverser les frontières

Si le cinéma a le pouvoir de faire exister un autre monde à l'écran, force est de constater que, malheureusement, la tendance est souvent de montrer les mêmes images, les mêmes normes, les mêmes stéréotypes. Dans Fronteras (2014), l'Espagnol Mikel Rueda choisit de placer sa caméra ailleurs, de cadrer différemment et de nous montrer autre chose. Le thème est pourtant fréquent au cinéma : il s'agit d'un film sur les premiers émois de l'adolescence. Cependant, Rafa, dont le groupe d'amis est composé de jeunes gens plutôt machos et qui le poussent à sortir avec la belle Marta, pose son regard sur Ibra, adolescent venu du Maroc et menacé d’expulsion. Loin des clichés, ce film nous parle d'homophobie et de racisme mais surtout d'un premier amour mis à mal par la situation précaire du jeune migrant. Il nous montre aussi des franchissements de frontières, celle, physique, entre deux pays, celle, symbolique, imposée par la norme du groupe, et enfin, dernier franchissement, il nous montre le passage...

Le clown et l’acrobate

À travers la France, les départements plus ou moins obscurs et les villes pleines d’enfants désabusés, accro aux jeux vidéo en solitaires, et aux parents trop pressés et occupés, le petit cirque familial tente bravement de survivre. Composé d’une modeste ménagerie de trois singes capucins coquins, d’un couple de zèbres loin de chez eux et d’un unique cheval-star monté et dressé par sa belle cavalière. Monsieur Loyal, Aldo propriétaire et père de famille, entouré de sa fille aînée Alina la cavalière, de son gendre Peter vétérinaire responsable de la ménagerie et dresseur de zèbres, de son fils cadet Anton acrobate, et de sa fille cadette Anita maîtresse des singes capucins et également acrobate. Les deux clowns, les frères Marco et Enzo, sont des proches de la famille. Qu’il s’élève dans les airs ou qu’il subjugue le public par ses acrobaties sur le sol, le corps d’Adonis d’Anton est un ravissement pour les yeux... Tous ces gens dans l’abnégation dévoilent des trésors de courage et d’adresse pour faire...
deux femmes en tenue mariage

Légaliser le mariage gay par référendum, fausse bonne idée ?

La République d’Irlande est devenue par voie de référendum le premier pays à permettre à deux personnes du même sexe de se marier - le 4ème pays en Europe à donner l’occasion aux citoyens de prendre la décision de manière populaire. Pourtant, les référendums sont-ils le bon moyen pour prendre une telle décision ? Tout d’abord, un référendum, selon le Larousse, se définit par un procédé de démocratie semi-directe permettant aux citoyens de manifester eux-mêmes un choix politique. La Suisse est un pays exemplaire qui pratique un système politique semi-direct. Au lieu d’avoir une décision imposée par le gouvernement fédéral, soit le peuple décide à titre individuel soit il vote par cantons. Parfois les deux sont pris en compte pour avoir une « double majorité ». Les démocraties se caractérisent par la liberté d’expression et de voter, chacun sa voix. Le droit de voter, le droit de s’abstenir du vote et le vote blanc sont garantis. Quoi qu’il en soit, chaque action comprend un message clair vis-à-vis de...
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Juste la dernière folie de Xavier Dolan

La dernière scène de Juste la fin du monde résonne avec le générique de début, interprété par Camille. "Home is where it hurts, home is not a harbor", la maison c'est là où ça fait mal, la maison ce n'est pas un refuge. Dans cette maison qui héberge une famille dysfonctionnelle où rien n'est à sa place, où les paroles des uns répondent à celles des autres de manière incohérente. Une famille avec des hommes mais sans figure masculine, où les personnages parlent dans le vide et ne communiquent pas. Où les hommes ont abandonné la place, où la raison a vaqué la place. Où le seul personnage hors du système sclérosé est une pièce rapportée, interprétée par Marion Cotillard, la seule qui a compris la vérité : la mort imminente du jeune frère, Louis, interprêté par Gaspard Ulliel. Vides et absence On comprend l'absence du père, un vide abyssal qu'Antoine, le grand frère "symptôme" interprété par Vincent Cassel, essaye de combler. Où la brutalité prend toute la place. Antoine est un fou furieux, qui...