Grèce antique

Jean Claude Bologne : vivre en couple, toute une histoire !

Au printemps 2013, la loi dite « Taubira » consacre le « mariage pour tous ». Une définition est intégrée au Code civil, dans un nouvel article 143 : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe". Est-ce à dire que cette union officielle symbolise à elle seule l’idée du couple, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel ? C’est à cette passionnante question que Jean Claude Bologne, philologue formé à l’université de Liège, historien et romancier, s’est attelé, dans une très complète et impressionnante Histoire du couple, de l’Antiquité à nos jours. La polygamie : prédisposition « testiculaire » ? L’ouvrage se lit comme un roman, et pourtant il nous enseigne formidablement – voire fait ou refait notre éducation en matière de ce que nous pensons bien connaître pour l’avoir (presque) toutes et tous vécu : le couple ! N’allons pas imaginer que vivre à deux se résume à une bague passée au doigt pour le meilleur et pour le...

Petite et grande histoire des droits : Grèce antique (3)

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la fresque chronologique de Martine Laroche sur son site http://caminare.free.fr. Nous en publions une partie toutes les 2 semaines. Grèce antique  L’un des fondements sociaux de la société grecque fut la pédérastie, participant au renforcement du rôle de citoyen-soldat des jeunes garçons des classes élevées de ces sociétés. Le meilleur exemple historique étant le Bataillon sacré de Thèbes où cent-cinquante couples affrontaient le monde ! La pédérastie étant le catalyseur du courage guerrier. Mais tout comme l’hétéro-socialité, elle était fortement régie. Ainsi, paiderastès, pédéraste et pais, garçon (moins de 20 ans), erastès, celui qui aime, érogène, celui qui est aimé ont chacun leur rôle, seul l’éraste peut désirer, l’éromène ne peut le faire, et ce n’est même pas concevable. Le kinaïdos – le demi-homme, aux gestes et aux comportements féminins, à la figure fardée, était méprisé par toute la société. Les Grecs faisaient une distinction fondamentale entre actif et passif, hétéros ou homos, exemples de quelques moqueries contre les érogènes et passifs...