histoire LGBT

Petite et grande histoire des droits : le Moyen-Âge (7)

• vers 1130 à Sens, un nouveau style architectural apparaît lors de la construction de la cathédrale Saint-Étienne... Début de l’art ogival, sculpteurs et peintres commencent à exalter le corps féminin avec, au choix, l'apparence de la vierge Marie ou d'Eve. •  les femmes de haut lignage prennent part à l'art poétique et participent à l'exercice du pouvoir, à l'égal de leur mari ou en remplacement de celui-ci, comme Aliénor d’Aquitaine (1120-1204) qui divorce du roi de France et se remarie avec le futur roi d'Angleterre ! En 1147, elle prend part à la deuxième croisade, traversant l'Europe et l'Anatolie à cheval, la Méditerranée en bateau. Son de son arrière-petite-fille, Blanche de Castille (1188-1252) qui gouverne, au nom de son fils âgé de 12 ans avec le titre de baillistre puis de 1249 à 1252 quand son fils Louis (saint) part à la croisade. On peut dire que les femmes perdront leur autonomie à la Renaissance, avec le retour du droit romain et son statut...

Petite et grande histoire des droits : le Moyen-Âge (6)

• Grégoire Ier, dit le Grand (540-604), 64e pape ; selon lui, la punition de Sodome par le soufre et le feu montre par analogie la puanteur et la souillure de la chair et de ses désirs pervers • édition de la Loi salique entre le IV et le VIe siècle. L’un de ses buts étaient de mettre fin à la faide, la vengeance privée chez les Francs, les Saliens puis chez les quatre grands du royaume des Francs : Wisogast, Arogast, Salegast, Widogast ; après Clovis, elle sera remaniée par Charlemagne (798) et les successeurs. Rédigés en latin et comportant de forts emprunts au droit romain, ses 65 ou 100 titres portent sur les sujets les plus variés : un individu tué par faide devait voir sa tête plantée sur un pieu de fortification ou au bout d’une lance par son meurtrier afin que ce dernier fût signalé aux autorités ; tarifs que doit payer la partie coupable à la partie lésée, toucher la main...

Petite et grande histoire des droits : à l’époque judéo-chrétienne (5)

• 305-306 concile d’Elvire pour l’excommunication des stupratores puerorum - les séducteurs d’enfants - même in articulo mortis (au moment de la mort ); décrète l’abstinence sexuelle des prêtres; proscrit les mariages avec des non-chrétiens et condamne l’étroite fréquentation des juifs • 306 Constantin Ier trente-quatrième empereur romain et le premier à se convertir au christianisme ; le siège de l’Empire romain se déplace à Constantinople. • 313 la religion chrétienne devient religion d'état sous l'empereur Constantin Le judéo-christianisme • 314 Concile d’Ancyre contre ceux qui sont désignés comme alogeusamenoi - ceux qui s’adonnent à la bestialité-homosexualité, quinze ou vingt ans de pénitence • 342 un texte législatif condamne l'homosexualité passive. Sous l'influence de personnes telles que Augustin, ces lois deviennent de plus en plus sévères. Après avoir été qualifiées de crime contre la dignité humaine, les relations entre hommes deviennent un crime contre nature. • 363 Concile de Laodicée définit la liste des écritures retenues pour former le Nouveau Testament, sans l’Apocalypse. Testament du latin testament, témoignage et du grec testament,...
Yvette Roudy

1985, les mœurs au parlement

Les contrevenants seraient désormais passibles de 2 mois à 2 ans de prison, et 3.000 à 40 000 FF d’amende. Et les associations de défense des droits des femmes ou des homosexuels pourraient se porter partie civile en cas de procès… Il s’agit là d’une vieille revendication, portée notamment par le CUARH depuis les avancées législatives consécutives à l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 1981. A l’époque, le ministre délégué à la Fonction publique, Anicet Le Pors, avait déjà fait un premier pas en faisant disparaître les notions de « bonnes mœurs et de bonne moralité » du code de la fonction publique. Afin de faire passer plus facilement la nouvelle mesure (d’abord refusée par le gouvernement dans son projet de loi), Jean-Pierre Michel a choisi de s’appuyer sur la notion de mœurs, plus large que celle d’orientation sexuelle. Le jeudi 23 mai 1985, en première lecture à l’Assemblée Nationale, c’est le carton plein. L’amendement est voté à la quasi unanimité des députés...