Hollywood

Rock Hudson, la fin de l’âge d’or hollywoodien

Le 2 octobre 1985, Rock Hudson meurt à Los Angeles, à l’âge de 59 ans. Un choc immense se propage immédiatement dans le monde entier. Parce que cet icône du Hollywood des années 50, ce beau mec qui faisait tomber les filles, ce républicain conservateur, a révélé deux mois plus tôt qu’il était gay, et atteint du sida. Il incarne à jamais la première victime people connue de tous (Klaus Nomi, disparu dès septembre 83, a ouvert le bal, mais reste moins connu du grand public)… Le 25 juillet, donc, Rock Hudson a fini par sortir du placard, à l’occasion d’une interview accordée au journaliste Taryn O’Connor. Il a avoué être atteint par cette terrible maladie, qui commence tout juste à faire des ravages, et pour laquelle n’existe encore aucun traitement. L’acteur n’y cache pas qu’il ne pèse plus que 55 kilos et se décrit comme « une épave à la dérive ». Une vraie confession, où il parle de sa vie comme d’un péché...

Décryptage réussi d’une légende du cinéma américain

Hugues Demeusy : Tu nous présentes aujourd'hui un essai sur la grande légende américaine Montgomery Clift, tu précises que ce n'est pas une biographie ? Sébastien Monod : En effet, ce n’en est pas une. Montgomery Clift – L’enfer du décor est un travail d’analyse des choix de carrière de l’acteur, complétée de l’étude des films eux-mêmes. Et je démontre tout au long de mon livre que ces choix ne sont ni innocents ni anodins ; ils sont, certes, réfléchis, car celui qu’on appelle communément Monty était un perfectionniste, mais ils procèdent surtout d’un facteur tout à fait subjectif, inéluctable : lui. Lui en tant qu’homme. Et c’est pourquoi mon travail est néanmoins proche de la biographie, car je m’appuie sur de nombreux éléments privés pour montrer combien sa vie d’homme – et précisément son homosexualité – a influé sur sa carrière. Ce n’est pas par hasard qu’il a choisi des rôles de personnes rejetées ou rebelles, pas un hasard si une grande partie de ces rôles...

Revue de presse : ciné-télé LGBT, on est sorti de la cage

L’entertainment, le spectacle, notamment le cinéma et de plus en plus les séries télé, sont un bon moyen d’améliorer l’inclusion et au moins la visibilité des personnes LGBT. Au cinéma, en approfondissant des caractères et des situations; à la télévision, en permettant sur la durée de fidéliser une catégorie de spectateurs peu habituée à s’attacher à des problématiques de genre. Mais sortir du placard est-ce rentrer dans le rang ? Une actrice trans doit-elle être assignée au rôle d’une trans, un acteur homo au rôle d’un homo ? Après tout, le rôle de l’acteur peut être de jouer ce qu’il n’est pas. Cependant, quid de la responsabilité sociale et sociétale du cinéma dans sa représentation des minorités ? Le lien entre leurs stigmatisations et les fictions Hollywoodiennes à grand public ne peut être ignoré. Quelques articles nous permettent de réfléchir et de faire le point à ce sujet. Certains articles sont disponibles sur des sites payants. Article les Inrocks : “Looking”, “Girls”, “Cucumber” : enquête sur les gays dans les séries Article le...