homophobie

Homophobie dans le sport, une lutte à bras-le-corps

L’homophobie dans le sport perdure et pose un certain nombre de questions liées aux contradictions entre l’esprit sportif, les valeurs qu’il véhicule (tolérance, ouverture d’esprit, accueil des différences), et la réalité quotidienne sur le terrain ou dans les vestiaires du fait du comportement de certains joueurs et supporters. Les sports collectifs (football notamment) apparaissent plus homophobes que les sports individuels, ce qui semble logique du fait de l’effet de groupe mais non acceptable pour autant. Le coming-out d’un joueur, un jeune encore plus, y semble pratiquement impossible. Le langage utilisé au quotidien et même sur les réseaux est empreint d’une homophobie ordinaire « tafiole, pédale, tapette… » évidemment banalisée. En partant du principe que l’homo est celui qui fait perdre parce que supposé féminin. Il inquiète, déstabilise, dérange. L’équipe » fait corps » contre le pédé et même les bi ou les gays anonymes se ligueront contre lui pour ne pas prêter le flanc aux soupçons et risquer d’être exclus du groupe donc de l’équipe. Compter sur la solidarité est pratiquement...

1:54. Une course explosive

Montréal. Dans une classe de seconde. Francis aime Tim. Tim n’assume pas ses sentiments pour Francis. Il les dissimule. Les garçons populaires de la classe apprennent l’orientation sexuelle de Francis. Harcèlement. Intimidation. Drame. On pleure ce qui lui arrive mais pourtant on est responsable, par notre silence, par notre impuissance, par notre tendance à laisser l’homophobie être ordinaire. Tim veut venger son ami Francis. 1 :54, c’est le temps qu’il doit atteindre aux 800 mètres pour rendre justice à Francis, pour voler le rêve de Jeff, mais aussi pour s’accepter, lui qui cache ce qu’il est par peur des violences. Il s’agit d’une course contre les normes imposées par le groupe, contre les brimades qui en découlent, mais aussi contre ses propres limites. Être adolescent ne se fait pas sans conflit mais c’est particulièrement difficile de se construire et de s’accepter quand on ne ressemble pas pleinement au groupe. Mais pourtant, qu’est-ce que Francis a fait de mal ? Qu’est-ce que Tim a fait de mal ? L’injustice,...
Village de pêcheurs Malte

Pourquoi il fait bon vivre à Malte (sans mariage pour tous)

Les critères retenus par l'ILGA, une association de promotion des droits des LGBT dont la branche européenne est financée par l'UE (NDLR : et dont le Centre LGBT Paris IDF est membre), concernent la famille, l'égalité et la non-discrimination, le traitement de l'incitation à la haine et la violence, la reconnaissance de genre, la liberté d'association et l'asile. Le plus incroyable dans l'histoire c'est que Malte a réussi à se hisser à la première place du classement de l'ILGA des pays "LGBT-friendly" sans avoir même légalisé le mariage pour tous. Et à Malte, 40% de la population se rend encore régulièrement à la messe selon l'article sur le sujet du Huffington Post, contre 15% en France. A bas donc les clichés peuple religieux = conservatisme sociétal et moral. Le média en ligne nous explique que la cause derrière cette politique LGBT-friendly est à aller chercher du côté de la nécessité pour la gauche de se différencier de la droite sur des sujets autres qu'économiques, plutôt consensuels dans le pays....
A normal lost phone

A normal lost phone (fouillez dans la vie de Sam)

439 contributeurs. 11 227 euros.  Le projet "A normal lost phone" date de la Global Game Jam de 2016, à peu près il y a un an jour pour jour, un événement qui consiste à challenger des équipes de développeurs (généralement jeunes) pour qu'ils créent un jeu en 48h. Puis le jeu a continué tranquillement son développement sur la plateforme de financement participatif Ulule. Nous en avions d'ailleurs parlé dans Genres en juin dernier, et aujourd'hui le jeu sort enfin de terre : il est disponible sur la plateforme de jeux PC Steam, sur IOS et sur Android (2,99€). Il s'agit d'un jeu de découverte narrative, où vous trouvez un téléphone et vous découvrez son contenu petit à petit, à travers les mêmes fonctionnalités qu'un smartphone classique, à savoir les mails, les textos, les photos, etc. De cette façon, qu'on peut considérer comme "intrusive", vous enquêterez et apprendrez à connaitre Sam et son univers d'ado...les histoires de cœur et de jalousie, l'homophobie, les angoisses, les mensonges, le mal-être, la quête...
Skyline de Singapour

Singapour, cité-modèle homophobe

Je me rappelle l’époque, c’était en 2002, lorsque j’ai visité Singapour pour la première fois. On m’avait prévenu, contrairement au Japon où j’habitais alors, et où les gays jouissent d’une certaine tolérance, Singapour, c’est l’enfer. La soi-disant démocratie est en fait un régime totalitaire, où l’on traque les gays jusque dans les toilettes, à la Poutine. Je me souviens que les Singapouriens que j’ai rencontrés vivaient dans la peur permanente de l’arrestation. Je pensais naïvement que 13 ans après, les choses avaient sans doute changé, puis je suis tombé sur un article du Huffington. Singapour est un cas d’école de ce qui arrive quand le développement économique survient sans droits de l’homme Singapour, « exemple » de développement économique (l’un des pays les plus riches au monde où pullulent les gratte-ciels), se vante souvent d’être un modèle écolo où il fait bon vivre...en fait cette cité-état pratique sans vergogne l’homophobie et la discrimination d’état contre les LGBT. Selon Jean Song, militante LGBT, "Singapour est un cas d’école...

Afrique du Sud, fer de lance contrasté du tourisme LGBT en Afrique

L'Afrique du Sud est en fait une anomalie. D'abord en Afrique, où c'est un des rares pays dont les communautés et minorités sexuelles bénéficient de droits et de liberté (le mariage de même sexe y est autorisé depuis 2006, bien avant la France) au moins au niveau des pays occidentaux, traditionnellement plus libéraux en matière de mœurs. Ensuite, c'est une anomalie car, en dépit de ces avantages, la majorité des gens ne comprend pas ou ne reconnait pas nécessairement cette situation. Première gay pride en 1990 De nombreux bars, pubs, hôtels et lieux de rencontres gays et lesbiens existent à travers le pays mais le concept de village gay comme on peut en trouver ailleurs dans le monde ne se retrouve qu'au Cap, pôle touristique majeur du pays. Cette ville est aussi à majorité métissée et blanche, contrairement à l'autre grande ville du pays, Johannesbourg, majoritairement noire. Cela en dit long sur l'inégalité de développement de la communauté LGBT dans le pays.Malgré cela, le pays a été le premier...
homme en survetement vertvideo

« Amants des hommes » : déportation homosexuelle et homophobie

Traitant de la déportation homosexuelle durant la seconde guerre mondiale, Isabelle s'appuie sur l’œuvre autobiographique de Pierre Seel, le premier à témoigner de sa déportation pour cause d'homosexualité. "Amants des hommes" parle aussi beaucoup de l'homophobie de la société des années 1940, mais aussi de celle des années 2000 à travers les témoignages de différents acteurs qui se sont battus pour la reconnaissance de cette déportation. Pour nous présenter son travail, rien de mieux qu'une petite conversation avec Isabelle elle-même. Rencontre. Kevin Reynaud : Bonjour Isabelle, tout d'abord, quel est votre parcours ? Isabelle Darmangeat : Je suis née à Tulle en Corrèze, et j’ai effectuée mes études, en cinéma, à l’Université de Poitiers, avec une spécialisation en documentaire avec un DESS réalisation documentaire. Je vis et travaille à Paris depuis 2004. D'où est née l'envie de créer ce projet ? Avez-vous un lien personnel avec cette partie de l'Histoire ? Passionnée d’histoire, j’ai toujours été intéressée par la seconde guerre mondiale et particulièrement l’Holocauste. Je savais que les homosexuels...
Otarie mer

Mini-glossaire pour bien insulter un pédé

Les expressions fleuries à l’adresse des personnes LGBT sont légion dans notre petit monde. Résolument flatté par la créativité de ces expressions chatoyantes, contrairement à la croyance habituelle, je me suis pris à leur trouver du sens. Pédé comme un phoque Commençons par ma petite préférée, pédé comme un phoque. Premièrement, j’adore les animaux, y compris les plus infâmes (qui n'aime pas les animaux n'aime pas les hommes). Deuxièmement, qui ne tombe pas raide amoureux lorsqu’elle-il voit ces adorables petits phoques, l'air ballot et taquin ? Il semblerait que l’expression vienne de la voile avant des bateaux, le foc qui prend le vent dans le même sens que la grand-voile. Ou bien est-ce le râle un peu malsain du phoque après l’apnée qui fait penser à l’acte sexuel gay ? Bref, les avis divergent sur l'origine. On dit même que l’expression viendrait de l’anglais pédé comme un fuck. Gros pédé (ou grosse pédale) Parmi les rares pédés ou gouines qui ne sont pas obèses, avouons-le beaucoup sont sales Deuxième dans mon classement, cette expression...
Nawak homophobie

Dessine-moi Nawak !

Hugues Demeusy : Bonjour Nawak. On voit de plus en plus tes dessins qui s’attaquent notamment à la Manif pour tous ? D’où viens-tu ? Nawak : Je me suis lancé dans le dessin depuis deux ans et demi. Au départ, je souhaitais principalement dessiner pour des entreprises ou des collectivités. J’avais donc un style plutôt consensuel, adapté à ces organisations, que je signais sous le pseudonyme de Nawak et j’utilisais mon vrai prénom pour les dessins plus polémiques. Nous étions au début de l’année 2013 avec les débats autour du mariage pour tous. Il est devenu de plus en plus difficile de gérer deux identités. Au bout de quelques semaines, j’ai fini par assumer totalement mes positions. J’ai publié un dessin sous le nom de Nawak dénonçant l’homophobie des « manifs pour tous ». Celui-ci a été retweeté par SOS homophobie et tout s’est emballé ! On l’a vu dans tes dessins, tu es très en colère contre les « intégristes » de la Manif pour...