Jean-Marie Le Pen

Un sacré mal de Trump

Mercredi 9 novembre, réveil 6h55, l'excitation d'un matin un peu spécial : enfin du neuf dans la routine. Aujourd'hui est-ce que j'écoute le Patrick Cohen habituel du matin, ou, suprême audace, décidé-je d'allumer la télé ? Le jeu en vaut bien la chandelle, même si au fond de moi la petite voix me dit que le résultat va être ennuyeux, torché rapidement. Hillary présidente. Une femme présidente, le sens de l'histoire. Le sens de MON histoire. Des droits LGBT qui avancent. Mais j'avoue que c'est pas vraiment ça qui me passe par l'esprit. Je pense plutôt, un chouia honteusement, une continuité ennuyeuse. J'allume la télé et je lance d'abord BFM TV par automatisme embarrassé, après m'être rappelé qu'iTélé c'est mort, muerto. Je regardais à une époque comme tout le monde, mais tout le monde a oublié. Puis je me souviens qu'il y a maintenant le France Info de la télé. En regardant cette chaîne, je me dis benoîtement, que je ne suis pas au service du Grand capitalisme ou du Grand...

L’heure de vérité de Le Pen

Le sidaïque (...) il faut bien le dire, est contagieux, par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. Près de 30 ans plus tard, ses propos sont encore dans toutes les mémoires : « Le sidaïque, si vous voulez, j’emploie ce mot-là, c’est un néologisme, il n’est pas très beau, mais je n’en connais pas d’autres, celui-là, il faut bien le dire, est contagieux, par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux. Les sidaïques, en respirant du virus par tous les pores, mettent en cause l’équilibre de la nation. » Poursuivant sur la voie des contre-vérités pseudo-médicales, il explique aussi, sans donner plus de détails, « On a dit aux Français qu’il suffisait de se doter de préservatifs pour se mettre à l’abri de la contagion. C’est faux. ». Dérapage ? Pas vraiment. Le Pen contrôle bien ses propos et les a volontairement prononcés. Il reprend les thèmes et les mots qu’il développe depuis plusieurs semaines déjà, à la suite...