le Beau Livre

le beau livre #3 Dalida, une garde-robe de la ville à la scène

Il reste encore plus d’un mois pour se rendre au Palais Galliera, le musée de la mode de la ville de Paris et déambuler au milieu de la garde-robe d’une des plus grandes icônes populaires de ces dernières années et qui fascine encore aujourd’hui, cette exposition a été rendue possible grâce à la récente et généreuse donation d’Orlando, le frère de Dalida au musée. Et le prisme du vêtement apparaît ici, comme éminemment pertinent, lorsqu’il est question de retranscrire les évolutions de la carrière de la chanteuse. De la robe de velours rouge, semblable au rideau d’une scène, d’inspiration New-Look, créé en 1958 par Jean Dessès et qui ouvre le parcours de cette exposition, jusqu’au débauche de strass, plumes, perles et paillettes de ses costumes de scène dans les années 80, la garde-robe de Dalida, à la ville et à la scène, apparaît comme une grille de lecture privilégiée de l’histoire de la mode et de celle de la variété et du spectacle. Au...

le beau livre #2 Clair-obscur, Pierre et Gilles

Lorsque l’on se penchera, un jour prochain, sur l’histoire du bon et du mauvais goût, du beau et du laid, il ne faudra surtout pas oublier de faire un détour par l’atelier des artistes Pierre et Gilles. En attendant, 2017, c’est assurément l’année Pierre et Gilles, c’est l’année qui célèbre 40 ans de création et la construction d’une œuvre commune identifiable au premier coup d’œil, 40 ans pour la réalisation d’un ensemble d’images devenues cultes, photos témoins d’époques glamour ou fabrication d’icônes en devenir, célébrités et anonymes cohabitent dans le panthéon du photographe Pierre Commoy et du peintre Gilles Blanchard. Superstars des foires d’art contemporain, ou leurs photographies repeintes, toujours des pièces uniques impressionnent immanquablement, les artistes ont aussi réalisé un important nombre de pochettes de disques, Étienne Daho, Amanda Lear, Arielle Dombasle… des affiches de film, des couvertures de magazine, initiant déjà ce dialogue entre un art, disons à vocation muséale, et la culture populaire. Ainsi l’œuvre de l’inséparable binôme, intrigue au moins...

le beau livre #1 Amours Secrètes, Nicole Canet

Difficile de ne pas enfiler les superlatifs lorsque l’on tourne les pages de ce précieux ouvrage. Difficile de ne pas se laisser submerger par une réelle émotion, lorsque l’on se surprend à soulever le voile pudique de l’intimité de quelques-uns de ces plus grands auteurs. Car c’est en effet, autour des figures de Marcel Proust, de Pierre Loti, Renaud Icard, Roger Peyrefitte et de Jean Genet que s’articule, le discours érudit de ces émois au masculin. Ce sont alors des cohortes d’apaches canailles, de marins querelleurs, d’antiques éphèbes, de lascifs bagnards ou de fiers militaires qui accompagnent les évocations de ces « Amours Secrètes », parfois clandestines, souvent discrètes mais toujours intenses et passionnées. C’est un éclairage sensible et la remise de clés de l’intime, jusque-là détenus par seulement quelques amateurs. Naviguant de palaces parisiens ou de la côte normande en d’interlopes lieux de débauches proustiens, poussant jusque dans des contrées plus lointaines et orientales, et même jusque derrière les barreaux au côté de Genet, Nicole...