livre

L’été où tout a basculé à Key West

Réfugiés à Key West Août 1955 : le grand écrivain Tennessee Williams corrige son dernier opus La chatte sur un toit brûlant à Key West, où il occupe une maison avec son amant, l'acteur Franck Merlo et la grande écrivaine, Carson McCullers. Tous trois vivent une relation quasi-fusionnelle, basée sur un équilibre très précaire, que la vie quotidienne organisée autour d'un travail littéraire harassant, parvient à préserver. Il fait chaud ; on étouffe dans ce coin de Floride, isolé de la folie du monde. Et soudain, Sagan La jeune Françoise Sagan, qui vient de publier son premier roman avec le succès sulfureux que l'on connaît. Bonjour Tristesse est en tournée promotionnelle à New-York, où elle fait sensation. Tennessee, attirée par sa personnalité atypique, l'invite quelques jours dans leur havre de paix. Sagan débarque sur l'île escortée de sa fraîcheur, de sa jeunesse et de sa maturité intellectuelle. Tel un petit chien insolent et innocent lancé dans un jeu de quilles, elle va bousculer le train de vie paisible des trois artistes. Rien...

Le son différent de Brooklyn

Un immeuble à Brooklyn Depuis la mort de son mari, Celia vit dans l’ombre de ce dernier. Propriétaire d’un petit immeuble à Brooklyn, elle loge des gens atypiques, avec qui elle entretient des rapports distants. Jusqu’à ce qu’arrive Hope, une femme fuyant un mari infidèle… Avec Le bruit des autres, Amy Grace Loyd signe son premier roman en 2014, avec une maîtrise incontestable et un sujet bouleversant :  une femme choisit de s’isoler parce qu’elle ne parvient pas à faire le deuil de son mari ; elle s’est enfermée dans la routine, dans une vie en demi-teinte mais va soudain vivre une expérience qui la fera enfin réagir et redevenir « humaine" Une femme brisée Célia, la quarantaine affirmée, vit à Brooklyn, dans un petit immeuble vétuste, dont elle est la propriétaire. Oui, c’est bien de Brooklyn dont il s’agit, sa bohème, sa « coolitude », quartier en mutation où vit une population très cosmopolite. Célia, elle, montre un visage fermé. On pourrait presque dire qu’elle est acariâtre....

2017 : mes 5 livres « MAJUSCULE »

2017 se carapate... Tout le long de cette année politiquement surprenante et épuisante, dont les rebondissements auraient pu être imaginés par un scénariste légèrement torturé, ces livres ont illuminées les journées souvent sombres d'un Parisien casanier. Ils continueront à briller comme des étoiles dans mon ciel ! Les voici dans le désordre : Dakota Song par Ariane Bois chez Belfond http://genres.centrelgbtparis.org/2017/06/08/immeuble-dakota-new-york-1970/ Parlez-moi encore de lui de Lisa Vignol, chez Stock http://genres.centrelgbtparis.org/2017/06/03/portrait-clair-obscur-dune-etoile-filante/ La vie serait simple à Manneville de Pierre Cochez L'Escale http://genres.centrelgbtparis.org/2017/05/02/de-manneville-monde-parcours-extraordinaire/ Place des Vosges de Michel Braudeau au Seuil http://genres.centrelgbtparis.org/2017/03/30/marais-1970/ Peggy dans les phares de Marie-Eve Lacasse chez Grasset http://genres.centrelgbtparis.org/2017/02/13/peggy-roche-femme-amoureuse-de-sagan/ Bien sûr, je vous les recommande chaudement et surtout,  je vous souhaite de nombreuses découvertes littéraires en 2018 !

Le beau livre #9, The Beard Pictures, Gilbert & George

Dupont et Dupond, Laurel et Hardy… et Gilbert et George qui font indubitablement partie de ces couples, fictionnels ou pas, la frontière avec ces derniers étant sur ce point parfois floue, et qui de par leurs extravagances ou leurs œuvres sont devenus aussi identifiables qu’incontournables. Sur la scène de l’art contemporain les deux artistes britanniques, ils travaillent ensemble depuis leur rencontre en 1967, n’ont eu de cesse de se mettre en scène dans leurs productions, ils se définissent eux-mêmes comme des Living sculptures, c’est par la performance qu’ils ont commencé. Contrebalançant leur apparence de bourgeois, le couple apparaissant en public immanquablement en costumes et cravates quasi identiques, le propos de leurs œuvres aux dimensions souvent grandiloquentes, peut se faire parfois cru, souvent dérangeant, flirtant avec le mauvais goût et l’irrévérence, explorant des thématiques parfois underground. La série d’œuvres qu’expose la galerie Thaddaeus Ropac dans son espace de Pantin, n’échappe pas aux codes et façon de faire des deux artistes, des formats gigantesques (l’une des...