marais

Jean Claude Bologne : vivre en couple, toute une histoire !

Au printemps 2013, la loi dite « Taubira » consacre le « mariage pour tous ». Une définition est intégrée au Code civil, dans un nouvel article 143 : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe". Est-ce à dire que cette union officielle symbolise à elle seule l’idée du couple, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel ? C’est à cette passionnante question que Jean Claude Bologne, philologue formé à l’université de Liège, historien et romancier, s’est attelé, dans une très complète et impressionnante Histoire du couple, de l’Antiquité à nos jours. La polygamie : prédisposition « testiculaire » ? L’ouvrage se lit comme un roman, et pourtant il nous enseigne formidablement – voire fait ou refait notre éducation en matière de ce que nous pensons bien connaître pour l’avoir (presque) toutes et tous vécu : le couple ! N’allons pas imaginer que vivre à deux se résume à une bague passée au doigt pour le meilleur et pour le...

Quartiers gays, espaces de liberté ou « gayttos » ?

Nous aimons tous et toutes nous retrouver avec nos pairs dans des lieux conviviaux et rassurants où nous pouvons ressentir que nous ne sommes pas seuls sur terre et partager des moments de complicité et d’amitié. Pour les personnes en cours d’acceptation et de recherche personnelle ils sont aussi essentiels afin de sortir de leur milieu d’origine souvent peu tolérant. Or ces endroits ne sont-ils pas aussi des lieux d’entre soi, d’exclusion, de repli, fermés à ceux qui ne partagent pas forcément les mêmes goûts, les mêmes orientations ? Les quartiers gays évoluent et de manières différentes. Ils peuvent s’embourgeoiser, devenir trop commerciaux et trop touristiques. Ils peuvent devenir aussi exclusivement gays et trop peu ouverts aux autres cultures. Comment et pourquoi naissent les quartiers gays ? Toutes les raisons, convivialité, sociabilité, opportunités économiques sont parfaitement analysées par le sociologue Colin Giraud dans l’entretien à lire ci-dessous. Source : Les Inrocks https://www.lesinrocks.com/2014/10/12/actualite/marais-devenu-sorte-disneyland-gay-11527955/ S’approprier un espace géographique déterminé pour être soi Mais plutôt que des bars gays dans un quartier, pourquoi ne pas rêver à un...

2017 : mes 5 livres « MAJUSCULE »

2017 se carapate... Tout le long de cette année politiquement surprenante et épuisante, dont les rebondissements auraient pu être imaginés par un scénariste légèrement torturé, ces livres ont illuminées les journées souvent sombres d'un Parisien casanier. Ils continueront à briller comme des étoiles dans mon ciel ! Les voici dans le désordre : Dakota Song par Ariane Bois chez Belfond http://genres.centrelgbtparis.org/2017/06/08/immeuble-dakota-new-york-1970/ Parlez-moi encore de lui de Lisa Vignol, chez Stock http://genres.centrelgbtparis.org/2017/06/03/portrait-clair-obscur-dune-etoile-filante/ La vie serait simple à Manneville de Pierre Cochez L'Escale http://genres.centrelgbtparis.org/2017/05/02/de-manneville-monde-parcours-extraordinaire/ Place des Vosges de Michel Braudeau au Seuil http://genres.centrelgbtparis.org/2017/03/30/marais-1970/ Peggy dans les phares de Marie-Eve Lacasse chez Grasset http://genres.centrelgbtparis.org/2017/02/13/peggy-roche-femme-amoureuse-de-sagan/ Bien sûr, je vous les recommande chaudement et surtout,  je vous souhaite de nombreuses découvertes littéraires en 2018 !

Arthur Dreyfuss : l’enfant qui est en chacun de nous

Il écrit avec des images dans la tête On vous connaît d’abord comme écrivain... C’est vrai, mais j’ai toujours écrit avec des images dans la tête. Quand on me demande « quels auteurs » m’ont inspiré, je réponds que certaines œuvres musicales ou visuelles m’ont davantage inspiré que des livres. Si je ferme les yeux, je pense autant à un chapitre du Grand Cahier d’Agota Kristof qu’à un poème de Maurice Scève, autant à Arcangelo Corelli qu’à une photo de Bernard Faucon ou de Nan Goldin. Comment est né votre travail photographique ? L’idée de la trace m’obsède depuis longtemps. Enfant, avec des caméscopes, des Kodak jetables, j’ai beaucoup photographié et filmé mes parents, mes grands-parents. Le cadre m’est apparu comme une chose naturelle : tracer quatre bords dans la réalité revenait à s’inventer une liberté. À vingt ans, un ami m’a offert un vieil argentique, que j’ai emporté partout. J’ai entrepris de cerner mes obsessions – tout en les limitant, à cause de la pellicule. Ensuite, comme...