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Entre chien et loup : chroniques parisiennes – épisode 4

Game is over ! Oui mais...penser à Olivier me renvoie illico à mes contradictions les plus palpables. J'ai beau jouer au héros à qui on ne la fait plus (moi-même je n'y crois pas !) et avoir rencontré avec Yann un être positif et lumineux, je ne peux m'extraire aussi radicalement de cette pulsion morbide : résister au charme vénéneux d'Olivier, je ne sais pas encore faire... Alors c'est tellement facile pour se donner bonne conscience et foncer dans la gueule du loup de se camoufler derrière ce qui constituerait une trahison si ne je ne l'attendait pas chez lui... Et donc me voilà tel un bon petit soldat devant la porte de l'immeuble d'Olivier,  que j'ouvre discrètement. J'allume la minuterie et le vois immédiatement, affalé devant la porte vitrée. Il s'est effondré ici à bout de force. Sa joue s'est éraflée sur le mur et saigne. Il me supplie du regard de l'aider. Il me demande sur un ton plaintif pourquoi je n'étais pas la. Pris de cours, je mens et...

Toujours Barbra

Son apparition à Broadway dans la comédie musicale « Funny Girl » l’a révélée au grand public. Elle interprète pour la première fois son célébrissime « People ». C’est peut être avec cette chanson qu’elle devient instantanément une icône gay (à l’époque le terme LGBT n’existait pas encore). Les paroles de « People » résonnent avec le sentiment d’intolérance ressenti par la communauté gay à l’époque et d’isolement. Elles répondent à sa soif de romantisme dans un monde qui ne voulait pas nous voir. Elle restera une icône LGBT jusqu’à ce jour… au moins pour une génération d’hommes, pour lesquels aimer Barbra Streisand était l’équivalent d’un « coming out ».   Un rythme de travail effréné Une multitude d’albums se succèdent : « My Name is Barbra », “The Way We Were”, « Stoney End », « Guilty »… ils arrivent au rythme effréné de presqu’un album par an. Elle fait des films : la version cinéma de « Funny Girl », avec Omar Sharif, « A Star is...

Entre chien et loup : chroniques parisiennes – épisode 1

 Episode 1  J'ai débarqué à la Gare de Lyon avec ma grosse valise marron. Après quelques hésitations, j'ai enfin trouvé la ligne de métro qui me mènera chez Cousine Marcelle, rue de la Clé, dans le 5ème arrondissement. Tout mon passé pèse lourd au bout de mon bras. Pourtant cette grande valise ne contient que quelques vêtements et un nécessaire de toilette... Ça se résume donc à ça, quelque vingt ans d'existence : une enfance choyée mais solitaire, une adolescence difficile, esseulée, interminable... C'est sans aucun doute la dernière épreuve que je dois vaincre pour me débarrasser à tout jamais de cette vie pitoyable, cette vie d'avant sur laquelle je ne compte pas me retourner. Jamais ! Alors, franchement, ça en vaut la peine ! Cousine Marcelle loge au troisième étage dans un bel immeuble en pierre de taille, dans cette rue étroite et calme à cette heure de la journée. Je commence à gravir l'escalier éclairé par des grandes fenêtres en verre dépoli, en traînant ma valise...
Joni Mitchell

Joni Mitchell, génie devenue icône

Si vous ne connaissez pas la musique de Joni Mitchell, vous devriez ! Toute collection musicale qui se respecte doit avoir au moins un CD de Joni. Elle n’est ni L, ni G, ni B, ni T… mais elle a contribué avec son style très personnel à la diversité musicale de notre époque. L’artiste canadienne, qui fêtera a ses 73 ans le 7 novembre, est une génie, devenu icône, avec une carrière musicale qui démarre dans les années 60. Elle vient de souffrir d’une rupture d’anévrisme en mars dernier et pour le moment elle est en convalescence. Ceci explique le titre de mon article ! A la fois poète, musicienne, et artiste peintre, ses chansons sont parfois des chansons de colère mais aussi des chansons mélancoliques et romantiques La musique de Joni a inspiré énormément d’artistes mais jamais personne ne s’est même approché de son talent. A la fois poète, musicienne, et artiste peintre, ses chansons (pour la plupart écrites par elle-même) sont parfois des chansons de colère...