Patricia Highsmith

M. Ripley est de retour

Comble du luxe (car c'en est un pour les aficionados de la reine du polar psychologique dont je suis), utiliser en couverture les visuels à base de dessins très stylisés, sur aplats de couleurs vives. Mais autant vous le dire tout de suite, le seul, le vrai, le grand roman de la série (quatre livres), c'est le premier, j'ai nommé Le talentueux M. Ripley ! L'intrigue (géniale, extraordinaire….) a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques dont une en France, avec Plein Soleil. Porté à l'écran par René Clément à la fin des années 60, avec Alain Delon et Maurice Ronet en tête d'affiche, le film est construit sur une intrigue différente du livre, ou plutôt, le long-métrage démarre à un moment clé qui intervient dans le livre beaucoup plus tard. Mais le résultat reste époustouflant et le suspense est à son comble, porté par un Delon solaire, inquiétant, malsain au possible. Autre scénario pour Le Talentueux M. Ripley, tourné par Anthony Menghella au début des années 2000...

A la manière de la grande Patricia Highsmith

Un défi littéraire Il fallait oser le faire et le résultat est assez convainquant. Pour qui connaît la prose de Patricia Highsmith, les ambiances sombres dans lesquelles elle situe ses intrigues tragiques, ses esquisses psychologiques qui font de ses personnages des anti-héros attachants... recréer cet environnement très singulier pouvait se révéler très casse-gueule. D'ailleurs qui s'y risquerait ? A moins que... Ecrire une intrigue dont le personnage principal est Patricia Highsmith herself en s'appuyant sur des faits réels, qui servent de bases à une mésaventure où l'écrivaine va jouer son rôle le plus noir... Donc nous sommes bien d'accord, il ne s'agirait pas là d'une biographie mais d'un roman écrit à la manière de, avec dans le rôle principal Miss Highsmith... non ?  Et bien si ! Jill Dawson, dont c'est à priori la première fiction est anglaise, et à n'en pas douter, super fan de l'auteuse de Carol, du Talentueux M. Ripley et de tant d'autres thrillers psychologiques passionnants... L'iintrigue Si Highsmith s'installe dans un petit cottage dans le...

Les bonnes mauvaises rencontres de Josyane Savigneau

CE QUI ME PLAÎT, C’EST LA SINGULARITÉ. LA DÉCOUVRIR ET TENTER DE LA DIRE, DE LA FAIRE PARTAGER. J’AIME TOUS CEUX QUI ONT UNE CERTAINE FOLIE, AFFICHENT LEUR NARCISSISME, LEUR MÉGALOMANIE S’il existe une façon de lever partiellement le voile sur qui « habite » vraiment, au-delà des clichés et autres cancans germanopratins, l’emblématique signature « Jo. S. », c’est dans La passion des écrivains que le lecteur curieux la découvrira ! Muni de ses bons yeux gourmands il récoltera ainsi, rencontre après rencontre et telles de délicates mises en bouche offertes à chaque page, les subtils indices d’une sensibilité inouïe. Icône pour certains, météorite pour d’autres, Josyane Savigneau, responsable du célèbre « Monde des Livres » entre 1991 et 2005, dont les « papiers » étaient guettés (dans la joie ou dans la crainte) par tous les acteurs de la sphère littéraire (et pas seulement !), nous partage ici une série de portraits uniques. Nous voici les invités – et non les voyeurs –...
Patricia Highsmith

Patricia Highsmith : Carol, les eaux dérobées

Si Patricia Highsmith (1921–1995) est surtout connue pour ses romans policiers, fins thrillers psychologiques, qui inspirèrent le cinéma d’Alfred Hitchcock, son deuxième roman, intitulé Carol, est le roman d’une passion lesbienne mettant en scène deux personnages principaux féminins répondant respectivement aux noms de Therese et Carol. Carol (The Price of Salt en langue originale) est un roman publié en 1952. Le manuscrit en ayant d’abord été refusé par son éditeur en raison de la hardiesse du sujet, Patricia Highsmith décida de le faire paraître sous le pseudonyme Claire Morgan. Finalement, en 2015, le livre a été adapté au cinéma par Todd Haynes. Le film britannico-américain retrace fidèlement l’histoire du livre. Therese est une jeune femme vendeuse dans un grand magasin au rayon des jouets, mais ce travail n’est qu’alimentaire car elle rêve en réalité de créer des décors de théâtre. Richard est un ami proche. Tellement proche qu’il est, en fait, profondément épris de Therese. Cependant, rien n’y fait car elle ne se sent pas séduite...