Philippe Besson

Pour l’amour des Hommes

Ode au corps des hommes "les hommes pleurent à la salle de sport déclenchent le sèche-mains pour couvrir le bruit de leurs sanglots, leurs cœurs sont devenus trop lourds pour leurs torses, leurs torses sont devenus trop larges pour leurs tee-shirts, ils s’habillent comme des gamins qui auraient oublié d’apporter leur tenue pour l’entraînement" Vingt-cinq poèmes pour dire et raconter le corps des hommes, leurs désirs, leur jouissance et leur solitude. Andrew McMillan les observe dans leur intimité, en famille, en groupe,  ou encore dans des bars interlopes. Il les croque (au propre comme au figuré), avec justesse dans une langue parfois crue, souvent tendre, toujours amoureuse... Une bouleversante ode au corps masculin qui porte un regard poétique sur l’homme moderne, sa sexualité et sa quête du bonheur. Un skinhead peut cacher un poète ! Andrew McMillan, trentenaire britannique enseigne l'écriture à Manchester. Ce premier recueil de poèmes a été célébré et a reçu de nombreuses distinctions. Ne vous fiez pas à son look de skinhead british car il pourrait bien révéler la sensibilité...

Quand Philippe Besson dit JE

Après avoir écrit une quinzaine de fictions, toutes des succès de librairies, dont certaines ont été adaptées au cinéma (Mon Frère par Patrice Chéreau), Philippe Besson créé l’événement en publiant aujourd'hui Arrête avec tes mensonges, en consignant un amour de jeunesse, dont l'issue est dramatique. quand Philippe Besson dit je, il nous ouvre des pans entiers de sa vie, mais sans impudeur, sans exhibitionnisme... Pourquoi aujourd'hui ? Parce que des événements dramatiques ont remis cette relation au cœur de sa vie. Et qu'il y avait une urgence, voir un devoir impérieux à raconter cette relation qui est un superbe hommage à ce garçon, puisqu'il s'agit bien sur d'un jeune homme, qui deviendra un homme... Bien-sûr, on pourra à cette occasion relancer le vieux débat qui consiste à dire qu'un romancier écrit avant tout sur lui, à partir d'expériences vécues. Besson ne le nie pas. Il a transformé des personnages, sublimé des sentiments, des rancœurs. Mais ici, il utilise comme matériau romanesque cette expérience difficile, souvent destructrice et frustrante. Et quand Philippe...
Philippe Besson 2011

Philippe Besson, forever young

Qui ne voudrait pas l’être ? A priori, rien ni personne ne pouvait résister au charme fatal blond (à la Marilyn Monroe), de cet enfant binoclard, petit et voûté, qu’Hollywood allait bien vite (trop vite ?) ériger en « Petit Prince » du grand écran. Cet orphelin trop vite abandonné par sa mère allait la rejoindre, trop vite sûrement, dans un destin tragique digne d’un long-métrage d’Elia Kazan. « Comme elle est partie, Jim a les nerfs. Jimmy boit du gin dans sa Chrysler. La presqu’île, le boulevard de la mer est con. Comme elle est partie, attention : Jimmy tourne en rond. » Je suis donc devenu compagnon de La Ballade De Jim (A. Souchon), de ses premiers cours de claquettes, jusqu’à son dernier claquage (car vous vous doutez bien de la fin de l’histoire…). Que vous en dire ? Jimmy, éternellement jeune, demeure un mystère. Et je dois relever le talent de l’auteur, qui n’a pas cherché à peindre un portrait trop cru...