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Le beau livre #12, Outlandish /Room/ par Marc Kiska

David Lachapelle, Anthony Gayton, Justin Monroe, Simen Johan… autant de références et d’évocations qui si elles semblent évidentes de prime abord sont à évacuer assez vite, tant « l’écriture » photographique de Marc Kiska est singulière et personnelle. Dans son ouvrage « Outlandish /Room/ » le photographe semble vouloir se frayer un chemin, ce sera tortueux, boueux et brumeux, escarpé… au cœur de la ville ou dans des bois sombres, dans l’intimité d’une chambre exiguë ou bien perdus dans de vastes forêts oniriques, ses photographies sont comme des balises d’un parcours initiatiques au milieu des méandres et troubles adolescents. Dans des mises en scènes soignées, de réelles compositions plastiques, que l’on devine parfois empruntées aux grand maîtres de la Renaissance, les corps et les objets de Marc Kiska, naviguent entre ombres et illuminations, sont comme des offrandes déposées sur un autel. Des offrandes et même des sacrifices, que l’on imagine dans ces temples païens, des toits d’immeubles de villes anonymes, des maisons hitchcockiennes ou encore des lieux abandonnés...

Ouverture du Roffi Blog !

C'est avec un très grand plaisir que nous vous informons de l’ouverture du blog de Martine Roffinella, l'une de nos contributrices régulières dont les interviews ravissent ses lectrices et lecteurs depuis plusieurs mois déjà. Nous continuerons ici à publier ses articles exclusifs pour Genres et nous vous informerons régulièrement de la vie de son blog. Martine nous en dit plus sur ce beau projet, et nous parle de ses contributions à venir : Martine : Ce site-blog a pour vocation d’être animé par des lectures d’ouvrages et/ou des interviews d’écrivain.e.s qui trouveront là un espace libre et original pour expliquer leur travail. Le blog venant d’ouvrir, il reprend pour le moment des lectures et interviews que j’ai déjà publiées - mais je peux d’ores et déjà annoncer que dans quelque temps, j’aurai le plaisir d’y accueillir l’écrivain Roland Brival, pour son dernier roman : Les fleurs rouges du flamboyant (Le Mercure de France). Une chronique est également en préparation sur le remarquable ouvrage de l’écrivaine Annie Dillard...

Tazzio Paris : esquisse d’un photographe en mutation

Hugues DEMEUSY : Bonjour Tazzio, comment es-tu venu à la photo ? Tazzio Paris : Par le biais du dessin, à travers mon goût pour les visages. J'ai commencé à utiliser une caméra pour étudier les expressions et la mobilité des traits. Je voulais réaliser une série d'animation dont j'avais écrit le scénario et m'inspirer de vrais visages. Le projet n'a pas abouti et je suis passé à la photo, moins onéreuse à produire qu'un film. Les garçons et les filles dont tu captes la présence ont-ils quelque chose à part ? C'est leur capacité à provoquer chez moi le désir de vivre un moment de partage, hors du temps... qui me fascine. Pour le temps d'un shooting. Certains modèles sont créatifs, c'est stimulant. J'aime bien improviser et expérimenter. Parfois avec des matières, de la couleur ou des accessoires. Les raisons qui poussent les modèles à poser sont très diverses, aussi, je prends le temps d'échanger, ça conditionne la façon dont se déroule la prise de vue. Il arrive que la...

Retour de l’amant prodigue… Entre chien et loup – Episode 15

Si la photo est bonne... J'étais convaincu que Paris me réservait tant de découvertes, d'aventures, de voyages intérieurs... Pour l'instant, j'occupais mon temps libre à crapahuter dans Paris, avec un appareil photo acheté d'occasion, que j'utilisais pour immortaliser les belles gueules croisées lors de mes pérégrinations. Je photographiais aussi des lieux, des situations que je jugeais intéressantes et originales. L'illusion d'être le témoin de mon époque ou plutôt de capturer à tout jamais des instants éphémères, de retenir le temps qui passe... Quête peut-être naïve qui en tout cas m'entraînait dans des quartiers inconnus ou déjà bien balisés sur lesquels j'avais la prétention d'avoir un regard neuf... Solitaire, je parcourais les rues le nez au vent, l'œil aux aguets. Je me tenais prêt à saisir l'image rare, celle qui ferait la différence. Je ne possédais aucune connaissance techniques de la prise de vue et comptais sur mon intuition pour révéler un talent insoupçonné... Les rouleaux de pellicules s'accumulaient dans un tiroir d'un meuble encastré dans la petite pièce du 52...

Rendez-vous avec Jean-Baptiste Huong et ses modèles sexys

A partir de ce mois d'octobre, Genres publiera régulièrement le travail de Jean-Baptiste Huong, un jeune photographe très prometteur, dont nous soutenons à 100 % le travail. Pas racoleuses, jamais agressives, ses photos nous touchent parce qu'elles présentent un univers doux, tendre et harmonieux. Nous espérons que vous partagerez notre enthousiasme. http://jeanbaptistehuong.com/

Il sublime le corps des garçons et murmure à leur esprit

Hugues : Comment es-tu venu à la photo ? Jean-Baptiste : J'ai eu mon premier appareil reflex à 15 ans et j'ai commencé surtout à prendre la famille, les amis. Puis, j'ai fait des études de cinéma car je voulais devenir directeur de la photo ou monteur. Finalement j'ai opté pour le montage car j'avais une opportunité dans le milieu de la télévision. Mais j'ai continué à prendre en photo des gens que j'aimais autour de moi et ce jusqu'à maintenant. C'était devenu une passion, un hobby. J'ai toujours été en admiration pour des photographes tels que Man Ray, Mapplethorpe, et beaucoup plus tard, Helmut Newton, Peter Lindberg, Bruce Weber, Herb Ritts, Pierre et Gilles et Paul Freeman qui ont toujours su capter des émotions particulières et des corps dans toute leur splendeur, toujours parsemées d'érotisme. Je suis aussi très fan de la peinture de la Renaissance. Je pense que l'ambiance de mes photos reflète donc tout cela. Quel rapport entretiens tu avec tes modèles ? Comment les recrutes-tu  ? J'ai besoin...