poème

RAINBOW

« On ne dégrade pas l’arc-en-ciel, il s'effectue tout seul, naturellement. La maire a déclaré qu'on piétine les arcs-en-ciel de façon permanente. C'est une rengaine bien avenue. » On ne délave pas l'arc-en-ciel L'inhumain a-faune déflorant cataclysme Société périclite plie au ras des pâquerettes Hippie style Loin d'idylle L'utopie La peace & l’overdose d'pissenlits D'ores et dej' la pluie toxique Se prend pas en flacon Bon shoot bonsoir drag-tume au crâne Pollution des loques des homards Mafios zoo malabars Columbarium bastringue prudes hommes Olé olé Rainbow saoul la plume d’icelui Arc-en-slam volleyeuses Paraphé d'lauriers roses Fanes et femmes blâmées L'encolure chromatique Choc à pic Se reflète au trottoir Pâme pavé vannes violées etc. Gens cul rivé Genre délit flag' Dislocation des Farces cyniques Nus en scène boréale Mädchen t'pisse dessus L'hospital' en grève

Un parcours souvent difficile, mais pas que

Arrêter ou continuer son chemin ? Une passade ou le résultat d’un brin ? De folie dirais-tu ? Pourtant je suis bien, un être qui va vers son destin d’amphibien. Parcours souvent très difficile, je suis brave. Sans doute moins facile que nos amis les trav. Sans cesse mis en question, sans cesse détourner, de notre identité, notre souveraineté. D’une personne à une autre discussion on est tous sujet pour notre association, d’échanges pantagruesques mis au Centre. Hey ! Non ! Ça ne se passe pas sous le bas-ventre. Entendre les commérages, ils sont très forts. Je suis vaillant sans faire le moindre effort, il suffit de laisser faire, ou bien une claque pédagogique bien sûr, je n’ai pas le trac. Viens à moi ! Discutons, nous verrons bien. Le temps est au beau fixe, revenons au « brin ». Alors ? j’ai le cul entre deux chaises, debout ? Bon allez ! Les Bi, dans la nature, un tout. Il y en a partout ! Des chèvres aux insectes. Je transpose juste parfois mon bon affect, d’une personne à l’autre, d’un genre vers un autre. Mais t’inquiète, je ne suis pas du tout apôtre. J’ai pourtant une foi, mais...

Pour l’amour des Hommes

Ode au corps des hommes "les hommes pleurent à la salle de sport déclenchent le sèche-mains pour couvrir le bruit de leurs sanglots, leurs cœurs sont devenus trop lourds pour leurs torses, leurs torses sont devenus trop larges pour leurs tee-shirts, ils s’habillent comme des gamins qui auraient oublié d’apporter leur tenue pour l’entraînement" Vingt-cinq poèmes pour dire et raconter le corps des hommes, leurs désirs, leur jouissance et leur solitude. Andrew McMillan les observe dans leur intimité, en famille, en groupe,  ou encore dans des bars interlopes. Il les croque (au propre comme au figuré), avec justesse dans une langue parfois crue, souvent tendre, toujours amoureuse... Une bouleversante ode au corps masculin qui porte un regard poétique sur l’homme moderne, sa sexualité et sa quête du bonheur. Un skinhead peut cacher un poète ! Andrew McMillan, trentenaire britannique enseigne l'écriture à Manchester. Ce premier recueil de poèmes a été célébré et a reçu de nombreuses distinctions. Ne vous fiez pas à son look de skinhead british car il pourrait bien révéler la sensibilité...