rencontre

Journal sur un drôle d’amour

Octobre 2013. Patrice Chéreau meurt des suites d’un cancer. Dans l’église Saint Sulpice, où ont lieu ses funérailles, un garçon s’installe dans le fond, anonyme parmi les célébrités et les personnages importants. Olivier Steiner, jeune provincial monté à Paris, n’a rien d’un Rastignac. Il ouvre grand ses yeux et emmagasine les expériences inédites et merveilleuses que lui procure la grande ville, tout comme les galères. La rencontre avec Chéreau A 31 ans, alors que sa vie stagne, il assiste à une lecture dans un théâtre de banlieue et rencontre Patrice Chéreau. Débutera alors une relation par SMS tout d’abord, puisque Chéreau monte un opéra à Milan… Puis ce sera la (re) rencontre à Trouville un soir d’hiver, mise en scène par Steiner, où rien ne se passera comme prévu. Une relation amoureuse hors des normes S’en suivra une relation décousue, mais forte, intense, cependant frustrante pour Steiner. En 2012, il écrit son premier livre Bohème. Il y traite d’une liaison virtuelle entre une jeune garçon un peu sauvage et...
yeux bleux foulard maghreb

Le Chaiwala d’Islamabad

Je ne l’avais jamais pris en photo. J’avais bien trop peur de le perdre. Dans le plus grand secret, je le gardais pour moi, mon garçon d’Islamabad. Loin d’un monde sourd à nos vies, à l’abri du regard des autres, j’avais pris la décision de l’aimer, quelques heures par nuits, en silence. Des secondes d’éternité qu’il m’offrait lorsqu’il rentrait tard le soir, après avoir embrassé sa famille, après avoir traversé la ville d’Est en Ouest et gravit discrètement les quelques marches qui le menait jusqu’à ma chambre. Il se déshabillait lentement dans l’entrée, abandonnant ses vêtements traditionnels pour le confort d’une peau nue, légèrement halée, qu’il s’empressait de blottir contre mon corps. Nous ne parlions pas. Aucun de nous ne comprenait l’autre. On se souriait, il m’embrassait, je lui caressais timidement le front et on finissait par s’endormir, lui dans mes bras, moi dans son cou. Au petit matin, il avait déjà disparu. Il partait toujours avant l’aube, sans laisser de trace, comme s’il n’était...
traces de pas dans le sable

Une rencontre, une révélation, une belle journée d’été

Je me doute bien que les gens que je croise s'éloignent de quelques pas pour me laisser passer. Merci à eux ! 'Merci à eux'. Je les entends qui me disent : « Excusez-moi » et je souris, heureuse de cela. Laissez-moi me présenter un peu plus. Je m'appelle Gabriella, j'ai 20 ans et suis mal voyante. Je suis venue ici avec ma famille à Bormes les Mimosas pour les vacances. Quelle joie ! Je suis d'un naturel calme mais dans un environnement de confiance, je suis tout autre et ce, malgré mon handicap visuel. J'aime faire la fête, du sport et passer du temps avec mes proches. Du haut de mes 20 ans, je n'ai jamais eu de relation amoureuse avec personne... même pas un béguin. Je sais que mes proches, notamment mes parents, s'en inquiètent mais moi je ne m'en préoccupe pas. Je profite de la vie et c'est très bien ainsi. Mes proches, due à ma très mauvaise vue, notamment, m'attribuent la capacité...