thriller

M. Ripley est de retour

Comble du luxe (car c'en est un pour les aficionados de la reine du polar psychologique dont je suis), utiliser en couverture les visuels à base de dessins très stylisés, sur aplats de couleurs vives. Mais autant vous le dire tout de suite, le seul, le vrai, le grand roman de la série (quatre livres), c'est le premier, j'ai nommé Le talentueux M. Ripley ! L'intrigue (géniale, extraordinaire….) a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques dont une en France, avec Plein Soleil. Porté à l'écran par René Clément à la fin des années 60, avec Alain Delon et Maurice Ronet en tête d'affiche, le film est construit sur une intrigue différente du livre, ou plutôt, le long-métrage démarre à un moment clé qui intervient dans le livre beaucoup plus tard. Mais le résultat reste époustouflant et le suspense est à son comble, porté par un Delon solaire, inquiétant, malsain au possible. Autre scénario pour Le Talentueux M. Ripley, tourné par Anthony Menghella au début des années 2000...

Mr Ripley, sors de ce sublime thriller !

Quand la lutte des classes sert la fascination d'un garçon issu d'un milieu modeste pour SON meilleur ami,  lui, riche héritier de la haute société britannique, c'est l'Invitation, le très excitant second livre traduit en Français d'Elizabeth Day, journaliste (et romancière) à la carrière précoce. Pourquoi l'invitation ? Le couple formé par Ben et Séréna, thèse parfaite de ce que la société britannique peut produire de plus odieux, à qui tout réussit, fortune, naissance (cela va de soi), beauté, glamour…. relations, enfants épanouis… invite donc le gratin londonien pour les 40 ans de Ben. Sont invités Martin et Lucy, qui naviguent à vue dans le sillage de Ben et Séréna, les maîtres du monde. Mais Martin n'est pas n'importe qui. C'est celui qui a tout mis en oeuvre pour devenir le meilleur ami de Ben et à être adopté par sa riche famille… Lors de cette réception, un événement tragique va avoir lieu... Par un procédé habile et totalement maîtrisé de retours en arrière dans le...

Grave, un film unique en ses genres

Sorti en salle le 15 mars 2017, Grave est un bijou. Rarement un film français a pu réunir autant de diversité de styles avec autant d’authenticité et de radicalité. Grave, où cette force gravitationnelle est évoquée dans le film par la posture des corps, que Julia Ducournau a souhaité voir évoluer pour servir à merveille le récit. Le film nous parle de nos démons ou de ces choses inavouables et que nous contrôlons pour ne pas vriller... Le film est prenant car il raconte véritablement une histoire. Les scènes viscérales, qui ne manquent pas de nous retourner le ventre et de nous faire suffoquer, sont en fait indispensables au propos et au déroulement de la narration. L’empathie ressentie pour les personnages ajoute à l’horreur de laquelle on se sent proche. Le film nous parle de nos démons ou de ces choses inavouables et que nous contrôlons pour ne pas vriller. Les petites névroses qui peuvent s’avérer des graines de véritables descentes en enfer. Mais ici, ce...